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Je viens juste de commencer une nouvelle session de formation pour l’INFA. Cette formation que j’anime depuis plus de 6 ans a pour vocation de former de futurs infographistes. Démarche difficile quand on ne dispose que de trois mois pour expliquer (suivi deux mois de mise en pratique au travers d’un stage). À bien y réfléchir, ces apprentis graphistes apprendront d'abord à parler « design » et le mieux que je puisse faire (pour eux) est de leur transmettre un peu de la passion qui, je crois, m’anime. Car le design est une passion et c'est par la passion que l'on peut en faire un métier. Je suis donc en charge d'expliquer la Typographie. Et, à chaque fois, lorsque j'aborde ce sujet, je raconte ma rencontre avec le Garamond. Rencontre que je dois à un ami de l’époque, grand graphiste spontané, qui a son tour me donna le goût pour la belle typographie. Je me rappelle encore à quel point la beauté du Garamond me transporta. D’ailleurs, cette rencontre changea ma vie. Depuis, régulièrement, ces jeunes graphistes me posent toujours le même type de questions : Comment reconnaître une belle typographie ? Comment la choisir ? Y’a-t-il des trucs ? Pour être tout à fait honnête, ce type de question appelle une réponse souvent inacceptable pour celui qui s'interroge. Si tu ne « sens » pas la typo et qu’il te faut un mode d'emploi... Alors, il y a de fortes chances que tu ne sois jamais graphiste. À n'en pas douter, tu passes déjà à côté de ce qui fait la Typographie. À savoir, une affaire de sensations et de ressentis. Quoi qu’il en soit et parce que je suis un formateur dans l’âme, je donne à mes apprentis une liste de 10 polices de caractères qu’il faut connaître à tout prix. En typographie, connaître veut dire d’abord « reconnaître » puis choisir en fonction des travaux à réaliser. Sur le blog de Jacob Cass : Just Creative Design, un article nous fournit le même genre d’informations. « 30 Fonts That All Designers Must Know & Should Own » nous propose 30 fondamentales que l’on séparera en 15 sérifs et 15 non-sérifs. On y retrouve donc la Caslon, Courrier, Minion, Perpetua, Sabon… Etc. Comme l’Akzidenz Grotesk, la Din, Franklin… Etc. Plus intéressant encore, l’auteur du post propose des utilisations possibles de ces ultra-classiques qui écartent scrupuleusement et pour de bonnes raisons visuelles, tout ce qui est Times, Arial ou Comic Sans ! Malheureusement, cet article est en anglais. À apprendre par cœur !