En bon geek designophile, j’ai été un fan d’Apple et de son iPhone. En tant que graphiste, j’ai toujours eu un Macintosh en main, allant même jusqu’à un portable au look poupée Barbie (iBook). Longtemps, la pomme fût synonyme d’outsider éclairé, un « signe » de ralliement pour tous ceux qui voulait utiliser autrement l’informatique. Puis, en changeant de métier, Apple est devenu aussi mainstream que disons… Microsoft ou... Google. SoniTunes a mis en place un système ultra-fermé qui empêche ses utilisateurs de « migrer » voir plus simplement de partager ses données et ses medias. Pire, Apple, avec son iPhone, a su faire payer se utilisateurs pour du Web (réputé gratuit), par le jeu subtile des applications vendues sur l’ App Store. Trop fort. Malheureusement, au moment de son triomphe, Apple perd son « Líder Máximo » rajoutant un épisode de plus à une saga déjà mouvementée. Si demain, Bill Gates ou Larry Ellisondevaient brutalement disparaître, je ne crois pas qu’ils provoqueraient autant d’affect. Pourtant, l’influence de Microsoft (ou d'Oracle) sur notre quotidien est sans doute un plus forte. Bref, Apple provoque des réactions quasi épidermiques. Pour se souvenir de l’irrésistible ascension de l’iPhone, voici un clip réalisé pour cnet.uk et ce tout en infographie. C’est beau, synthétique et intelligent. On appréciera, notamment, que le génial Dieter Rams soit cité comme influence au niveau design. Rendons à César !
J’ai eu l'honneur de croiser plusieurs fois Monsieur Nouvelles Technologies, lors de divers événements organisés par Microsoft. Fred Cavazzaest la référence pour celui qui s’intéresse au numérique et à ses tendances. Il m’arrive d’enseigner l’art subtil du blogging et je ne manque pas de citer l’homme au 8 blogs qui a su enchanter mes longues nuits de geek solitaire. Bref quand Fred parle, la communauté écoute et se tait. Le 13 janvier dernier, Monsieur Cavazza un posté un article ultra intéressant intitulé : « A quoi ressemble l’Internet en 2012 » qui devrait intéresser tous les acteurs du numérique et de la communication. Fred a agrégé un paquet d’études et d’informations en une synthèse plus que salvatrice pour nos petites têtes atomisées. Cette synthèse met en avant une désormais évidence. La France est… numérique avec 59 millions d’internautes (75% de la population !). Nous passons en moyenne 2H30 devant un écran (de TV pour les antiquailles, d’ordi’ pour les djeun’s). Plus loin dans l’article de Fred Cavazza, on trouve une typologie des internautes français formalisée à travers de grandes « familles/tribus ». Vraisemblablement, je dois faire parti des « randonneurs vigilants ». Un vrai totem scout. Plus loin encore, on aborde la montée en puissance des réseaux sociaux et le règne avéré du géant Facebook, suivi de près par You Tube et Twitter. Enfin, toute une série de données chiffrées donnent un panorama global de nos usages et autres habitudes quant au Web. J’ai expressément demandé à ma femme de lire ce brillant article afin qu’elle arrête de me prédire une prochaine aliénation du fait de ma passion pour internet. « Y’a plein d’français com’ moi » lui ai-je balancé ! Je ne suis pas seul, je ne suis plus seul !
Voilà une agence de design qui a su tiré partie du « medium » web. Trop forts, les britishs !
Je ne dis pas quele site de l’agence Square Ciricle est un sommet d’ergonomie. Mais il est clairement une expérience différente pour l’utilisateur. Et Dieu sait que je crache en général sur les sites full Flash ! D’autant plus que l’avènement du HTML5 semblerait remettre en cause l’hégémonie de la technologie du géant Adobe. Du coup, peut-être que ce type de site est amené à disparaître. En attendant ce possible désastre numérique, cette agence basée à Londres, a su faire quelque chose d’exceptionnel d'une techno. un poil complicado. A tel point que la revue Web Designer l’a élu site Web de l‘année 2011. Seuls bémols, des temps de chargement longs entre chaque séquence et une navigation plutôt difficile, cryptique et obscure. Le reste est une tuerie… Mélange de 3D, d’animation et de sound design ad hoc ! Ce qui ce fait de mieux dans ce que j’aime le moins. A découvrir !
Dernier post de l'année, parlons de la Poste... Et rendons un petit hommage à cette belle institution française !
Youpostit est un service assez symptomatique de notre époque. La Poste, légèrement débordée par le raz de marée numérique, propose d’envoyer des lettres recommandées par internet et surtout gratuitement. Rappelons que « D'un point de vue juridique, un e-mail peut être produit en justice dans tous les cas où la preuve est libre (droit pénal, droit commercial et, selon les domaines, droit civil). Comme preuve, ou comme commencement de preuve, selon les cas. Reste que, d'un point de vue technique, un message électronique n'apporte généralement aucune fiabilité quant à l'identité de l'expéditeur et à l'intégrité du message. Sa valeur probatoire est donc soumise à l'appréciation du magistrat qui aura à statuer, et dépendra de la connaissance technique de ce dernier. » (d’après arobase.org). On doutera donc de l’aspect complètement légal de l’entreprise mais ce service pourra sans doute couvrir le vide qui existe quand il s’agit d’envoyer par mails des documents « importants » (bilan, RIB, réponse à appel d’offre... Etc.). Dans le cas d’un bon conflit de base, on restera (à mon avis) sur le traditionnel envoi papier, en recommandé, avec AR. Voilà donc une initiative typique Web 2.0 qui parlera à nos âmes de designers numériques… A tester !
Je n’ai pas publié de liens vers des ressources graphiques (gratuites mais de qualité, of course) depuis un bon moment et c’est bien dommage. Voilà donc un post spécial cadeaux de Noël pour me rattraper et m’excuser. On commencera donc par la rubrique freebie gallery du mal nommé bittbox... Si au niveau typos, l’entreprise est un peu faiblarde, les amateurs de brushes et de vecteurs seront servis (et bien servis). De quoi égayer de longues heures de direction artistique. Par contre, si comme nous, votre quotidien est fait de boutons, boutons radios, check box… etc. Alors vous serez sans doute sensible au post « Les Meilleurs PSD d’interfaces utilisateurs » publié par le blog WDL. C’est souvent beau et ça vous fera gagner de longues heures de labeur tout en vous rapprochant de l’esthétique tant prisée du moment. En complément bien sûr, on explorera un autre post du même blog : « Les meilleurs polices de caractères de 2011 ». Je vous conseille particulièrement l’utilisation de 3 familles plus que fréquentables extraites de cet intéressant article : l’Infinity, l’Ostrich Sans et la Fabrica. Des familles déjà connues des lecteurs assidus d’AYE ! Bien sûr, si aucune de ces familles ne trouvent gâce à vos yeux, vous pourrez vous rabattre sur un autre post sur le même thème du blog creative NERDS. La FF Basic Gothic, avec son petit côté classique, est réellement un must have ! Idem du post « 20 of the most unusual high quality free fonts » qui vaut aussi le téléchargement. Pour compléter Vecteezy et ses ressources vectorielles, voici un post du blog youthedesignerqui propose au téléchargement gratuit 40 « packs » gratuits. Certes, il y a à boire et à manger et tout n’est pas à prendre… On pourra cependant trouver de quoi « créer » et s’amuser. Enfin, pour se détendre et se créer un avatar qui » déchire » on n’oubliera pas de se rendre sur le site PickaFace ! Crise de rire garantie pour un résultat très manga ! Merry Christmas…
Avant, c'était pas terrible. Demain, ça sera franchement nul !
Le mastodonte américain :HP (Hewlett & Packardpour les intimes) en réponse à ses errements marketings et autre mauvais choix stratégiques, envisage de changer d’identité. Cette course à l’épure, histoire de faire passer ses valeurs technologiques enfin retrouvées est entreprise parMoving Brands. Ce travail cosmétique ressemble furieusement à celui effectué par Manpower, il y a quelques années. L’effet de surprise en moins. Si on imagine bien que les graphistes de Moving Brands ont du se faire plaisir (du style, on a gardé comme fil rouge l’italique du logo original), le résultat est à l’image de son image. Vide de sens et sans convictions quant à la marque. L’effet est le plus grand ennemi de design graphique. Pour ma part, mauvais esprit oblige, j’y vois une réinterprétation du fameux fil de fer barbelé qui a rendu célèbre les « sufferers » de la « front line». Je veux bien sûr parler des rastas. Egalement, quand le marketing erre sans but, ni vision, il fait appel aux graphistes pour essayer de redonner du sens. Oui, le peut-être futur logo d’HP est beau. Beau comme le luxe ostentatoire d’une BMW, Porsche ou d’une Ferrari… Surtout, « il fera très bien » sur un portable, une unité centrale, un disque dur... Bon, je vous rassure, pour l’instant rien n’est fait et je prie pour que ce logo décérébré ne voit jamais le jour. Si HP veut bien nous interroger, je lui promet un peu plus de sens et d’intelligence graphique (en toute simplicité). En attendant, toute la démarche créative est exposée par le détail ici et là !
Onnnnn vaaaa ggaaaaagnnnerrr (ah, flûte, c'est pas un concours !)
Depuis quelques jours et ce jusqu’à vendredi, les forces vives d’i-breed et celles de Steria participent au « Hackaton » TGV Lab… L’idée est simple : développer 5 scénarios utilisateurs à partir de l’application créée, il y a 3 ans, dans le cadre d’un premier concours (voir mon dernier post sur le sujet). A l’époque, l’objectif était de créer l’interface de vente du futur de la SNCF. Ce coup-ci, pragmatisme oblige, on devra suivre la demande du TGV Lab et adapter notre premier jet. Exercice facile pour nous puisque nous avions pensé « scénarios d’usage » depuis le début. Ce POC (proof of concept) à peine masquée et tout juste défrayé qui se déguise en Hacakton permettra à la prestigieuse institution de « glaner » de nouvelles idées et d’enrichir son futur cahier des charges quant à la création de ses futures bornes. Bornes qui devraient remplacer les mastodontes jaunes qui hantent nos belles gares françaises. C’est dire si i-breed est au cœur de l’actualité numérique aux côtés de Steria, mais aussi de SQLI(vainqueur, il ya 2 ans) et deCapgemini. Tristan, notre super DA en charge, a « déchiré sa mère » en repensant ce qui avait été produit à l’époque et en « updatant » graphiquement l’ensemble. A ses côtés, toute la sympathique équipe de Steria (dont nos super copains du Pôle Ergonomie) qui conjugue talent avec bonne humeur et professionnalisme. Au final, pas de gagnant, juste des participants… On peut creuser le sujet grâce à l’active soutien de 01.net et d’un magnifique article lisible ici.
Avant c’était pas forcément mieux qu’aujourd’hui… La preuve avec cette application qui fait comme hier en mieux avec la technologie d’aujourd’hui…
LetterMpress est une application pour iPad que je n’ai pas (encore) testé. A première vue, elle me semble avoir deux intérêts : la pédagogie et la création graphique. L’idée est simple et brillante : recréer virtuellement une presse, des encres, des papiers et des caractères mobiles. Recréer virtuellement le process qui permettait (dans l’ancien temps) de créer de belles affiches avec de beaux caractères un peu « usés » par l’outrage du temps et de trop nombreux passages. Il s'agit bien du procédé justement nommé « Typographie » mais dans sa version affiche (caractères de titrage et non de labeur). Procédé avec une légère variante typiquement américaine : les caractères mobiles en bois (encore plus fragiles que ceux en plomb). On pourra donc utiliser LetterMpress pour expliquer à nos chères têtes blondes (et autres stagiaires) comment qu’on faisait par le Passé, mais sans s’en mettre plein les doigts. Pour plus d’explications, regardez donc ce petit clip… A tester et à s’offrir pour Noël !
Souvenez-vous, il y a 3 ans, nous avions brillamment répondu, avec nos amis de Steria, au concours SNCF. L'idée était d'inventer la future interface de vente du monstre ferroviaire français, de repenser la relation vendeur / client grâce aux nouveaux devices tactiles. Nous avions alors imaginé, en bon soldat du numérique, plusieurs scenarios de vente possible pour finalement déboucher sur une interface centrée sur l’utilisateur. Bien sûr, notre manque de « folie » et notre graphisme à la « papa / maman » (histoire de rassurer tout le monde) nous avez coûté la première place (mais le coup de cœur des agents SNCF). Et bien, voilà que la dite SNCF nous a recontacté pour participer à un hackaton. Le principe est simple… On met les 3 finalistes dans une pièce pendant 5 jours, on les paie en pizzas, on leur donne 5 scenarios d’usage à couvrir… Et on voit ce qu’ils sortent ! Pour nous, c’est simple, il suffit de reprendre les opérations là où elles avaient été arrêtées. Pour le vainqueur, l'affaire n'est pas dans le sac, puisqu'ils ont juste produit une interface. Au passage, la SNCF (plutôt le TGV Lab) promet un maximum de buzz auprès des 3 geeks concernés via 01net. Chez i-breed (mon cher studio de design), on est assez excité à l’idée de remettre le couvert et de pouvoir corriger nos erreurs de jeunesse. Nous laverons l’affront ! C’est sans doute un peu moins vrai pour notre client/ami Steria qui n’a pas franchement besoin de ça pour communiquer… Il n’empêche, ça commence lundi prochain et nous ne manquerons de vous updater quant à l’avancement des travaux. Ce coup-ci personne ne gagne (dixit la SNCF) mais tout le monde va s’éclater (re-dixit la SNCF). Au final, nos designs ne seront pas directement utilisés. Nos idées seront juste pompées et ce presque gratuitement. En attendant voici la prez' qui présentait, à l'époque, notre concept, histoire de vous replonger dans l’ambiance. A suivre
Allez, un petit chiffre qui en dit long sur nos habitudes et nos amours informatiques !
Depuis mes glorieux débuts qui correspondent quasiment à la commercialisation du premier Macintosh, il existe une sorte de rivalité entre Apple et Microsoft. D'abord perçus comme des snobs par le reste du Monde (du fait de leur Apple addiction) puis comme des pionniers, les graphistes entretiennent (parfois) l'idée que l'OS Xest incomparable. Ce qui n'est pas tout à fait faux, si justement on le compare àWindows XP. De même, l'objet Mac a la pure classe design (selon ces mêmes graphistes snobinards). Même si ces beaux objets ne sont que de pâles parodies de certains travaux du génial Dieter Rams pourBraun (voir nos posts sur le sujet). Avec l'arrivée d' iTunes, iPod, iPad et autre iPhone, le i-truc a finalement connu une percée grand public. Pourtant, d'après une enquête BVA citée dans Geek, 7 français sur 10 préfèrent Microsoft à Apple. Le graphiste pourra donc continué à snober le reste de la population informatique en toute tranquillité. Et c'est tant mieux… Car en vérité, Mac c'est franchement mieux !
La mode est au rétro. La mode, depuis longtemps est au rétro. A la fin des sixties, les années 30 (du siècle dernier) sont revenues en force (souvenez-vous de Gainsbourg et Bardot en Bonnie et Clyde). Dans la première partie des seventies, se furent les fifties que l’on décida de revisiter soit à travers le Glam, soit par le retour du Rock and Roll puis du Rockabilly. Les années 80 se sont imaginées modernes en absorbant des influences multiples… Dont les années 30 et 40. Aujourd’hui, tout se mélange en un gigantesque kaléidoscope d’images, de films, de musiques, de références pop… Etc. Franz Ferdinand revisite le constructivisme quand Amy Winehouse réinvente la soul sixties, les Brigitte, le folk seventies… Etc. Une génération de quinqua rêve ses années 80, tandis que les trentenaires se construisent une nostalgie faite de références multiples : anime cheap made in France Télévision, jeux vidéos « mythiques »… Etc. La nostalgie camarade est sans doute un composant « fort » de notre nature humaine. De tous temps, l’Homme… Sans doute par peur d’affronter un présent déprimant et déprimé par la crise ou par toute autre forme de cancer social. « Hier, c’était mieux ! », pour ma part, je ne le pense pas. Le design graphique témoigne lui aussi de cette peur en « recyclant » sans fin les images, les tendances, les typographies, les « tics » graphiques. On va même, parfois, jusqu'à détourner des micros niches graphiques symptomatiques d’un courant. Les jeux vidéos n’échappent pas à cette démarche. Cette esthétique du gros pixel qui « tâche » est depuis un moment, ultra-tendance… Moi qui ai connu, un peu, les années 80, je tiens à préciser que le fun de ces années-là ressemblait plutôt à une surboum tchécoslovaque. A quelques exceptions près : radios libres, TV6, élections de Mitterrand... Les médias étaient plombés par la médiocrité culturelle générale. Difficile, à cette époque, d’aller à contre-courant, même si nous avions la chance de découvrir, par exemple, une vraie scène rock underground, intègre et en quête de créativité. Nous découvrions aussi le Sida, le chômage structurel, la gauche caviar, l’indécente course à l’enrichissement de Wall Street… Le site Amiga Graphics Archive témoigne d’un certain âge d’or du jeu vidéo pour ceux qui avaient les moyens de s’en procurer (un Amiga). Pour remettre le tout en perspective, imaginez qu’à l’époque, lorsque nous avons lancé notre premier studio (Bleu Petrol), il nous a fallu emprunter 30 000 Francs (plus de 6000 euros d'aujourd’hui) pour nous équiper d’unMac SE et de son imprimante (noir et blanc laser, il me semble). Nous n’étions pas dans l’utra-démocratisation numérique… Le seul réseau accessible étant le Minitel. Le Site Amiga Graphics est un vrai bonheur pour nous, les ethnologues de l’image. Les nostalgiques pourront verser une larme, les autres admirer une approche du design graphique qui repoussait les limites du pixel. Plusieurs « entrées » nous son proposées. Par artiste, jeux, scènes ou logotypes. De quoi satisfaire les amateurs les plus pointus. De longues heures de surf en perspective… A bookmarqer !
Chaque fois que l’on parle d’un site web « classe » ou « haut de gamme », nos chers clienst sous-entendent, dans 99% des cas, un fond noir. Le noir, en dehors de symboliser la mort et le deuil, a toujours cette aura de « luxe » et de pseudo excellence. Le noir est, aussi, un brin ostentoire et prétentieux. Mais bon, tout le modne aime le noir. Le blog « Simple Entrepreneur » met, parmi cet océan de noir (et de typos blanches) 43 sites graphiquement intéressants. Une bonne source d’inspiration lorsque l’on doit aborder le problème, benchmarker, moodboarder voir travailler en noir et blanc. En complément, on ira aussi consulter un autre de leur post : 16 sites avec un design noir et blanc. En bonus, le clip qui va bien : les espagnols Los Bravos et leur "Black is black" !
Ça m’intéresse vu que c’est ce qui me fait croûter !
Intéressante publication, hier, dans le bien nommé Metro (on ne le lit que dans le Métro ?) ! Le journal titrait « De plus en plus accros au numérique ». Le numérique (avec le piratage) étant devenus des « marronniers », je présuppose qu’il ne se passait rien de vraiment intéressant en ce mercredi 8 Novembre ! L’article en page 2 (s’il vous plaît) nous dresse le portrait d’une France « partie à l’assaut du monde numérique ». 71% des Français sont curieux, même si 53% s’avouent dépassés. Jusqu‘à 35 ans, les grenouilles sont à fond sur le sujet après, ça se tasse - même si l’enthousiasme survit jusqu’à 65 ans (après c'est mort) ! « Les innovations sont jugées très positives pour accéder à la connaissance (87 %), s’informer au quotidien (79%) ou pour assouvir ses passions (62%). » Des coquins, ces Français qui veulent « assouvir leur passion» (quelles sont leurs passions ?) ! On notera au passage « qu’un tiers des personnes interrogées déplorent leurs conséquences (on parle des nouvelles technos, of course) sur les relations familiales et amoureuses. » D’ailleurs, demandez ce qu’en pense ma femme ! Pour en revenir à ladite publication, on notera que la France est connectée mais qu’elle en a peu marre de l’innovation puisque « Moins d’un tiers des personnes interrogées estiment en revanche qu’il faut aller plus loin ». C’est bien la France ça, jamais avare d’un bon paradoxe. Viens ensuite une segmentation du Français high-tech : « Le pionnier » toujours en avance de phase, toujours à la recherche de la nouveauté comme d’aucun cherchent les embrouilles. Il a cependant conscience des limites du bousin. « Le curieux » qui est un peu comme le pionnier, le savoir en moins. Vient ensuite « L’inquiet » qui a une vision beaucoup moins positive que les deux premiers. S’il comprend les enjeux (économiques, techniques… Etc.), il cherche à réguler l’utilisation de ces nouveaux outils par disons… Une bonne dose d’éthique et législation. Pour finir, « Le déconnecté » qui lui est trop vieux pour ces c…. Il préférait avant et ce sent un peu largué (pour être tout à fait franc). Ce baromètre TNS Sofres a été réalisé par l’Inria et est le premier du genre (sur un échantillon de 1200 personnes représentatif). On pourra le consulter ici… Merci Métro !
Parfois, il nous faut aussi designer des histogrammes empilés, des camemberts et autres courbes de progression...
i-breed, mon cher studio de design, s’est spécialisé dans le design d’interfaces d’applications connectées ou non. Le Web étant devenu un prérequis, une base incontournable mais insuffisante pour créer une expérience riche et novatrice. Le monde du numérique étant bien plus large qu’un simple flux internet. Quid des gadgets, widgets, web app, blogs, intranets, extranets, wiki... Etc. Notre design devant s’adapter à de plus en plus de contraintes techniques, nous évoluons parfois vers un design par composant (par module - façon jeu de construction du Futur ) ou un design « d’informations ». D’après Wikipedia : « Le design d’information ou le traitement graphique de l’information se traduit comme l’arrangement des modèles d’organisation afin de fournir à l’utilisateur un contexte et un sens à l’information. Ce design, essentiellement graphique, se destine à structurer, à mettre en forme, en donnant à des informations des contenus et des valeurs complexes. » En clair, ils nous faut de plus en plus inventer des représentations graphiques originales pour visualiser des informations souvent denses et complexes. Le site infodesignpatterns.com est une bonne source d’informations (et d'inspiration) quand se pose la question de la représentation ! Ce site accompagne une thèse écrite par Christian Behrens. Cette thèse/livre n’est plus disponible mais on peut la télécharger sur son site ! Cette thèse présente un paquet d’exemples de traitement ainsi qu’une histoire du design d’information. Parfois difficile à suivre à moins d’être superfluent, ce site/thèse est en tout cas une bonne façon d’aborder (gratuitement) le sujet. Précieux !
Vous pensiez qu’il n’existait qu’Adobe Photoshop, détrompez-vous, la liste est longue et pleine de surprises…
Télécharger facile "logiciel de dessin" n’est ni très précis ni très utile… Sauf pour avoir une vision d’ensemble des logiciels disponibles par catégorie. C’est le cas de la section « Logiciel de dessin » qui nous donne une vision d’ensemble de l’existant : gratuit, animation, vectoriel, 3D, dessin technique, CAO, DAO, « métiers »… Etc. Parfois un commentaire plus ou moins clair et pertinent ainsi qu’un lien enrichie l’ensemble. Malheureusement, c’est souvent « approximatif » et il faudra « googlisé » intensément pour vraiment fouiller le sujet. Seule cette longue liste reste d’un réel intérêt pour y touver de nouveaux outils (et peut-être de nouvelles idées)… A bookmarquer et à explorer !
Je connaissais les Monaco de chez Belin, celui-là est plus craquant et moins croquant !
Je ne connais pas Pascal Monaco, too bad for me, parce que j’apprécie sincèrement son travail. Né en Allemagne en 1986, Pascal a vécu un peu en Italie (d'où un certain goût pour le "Beau") avant de finalement s’inscrire à l’Université des Sciences et Arts appliqués d’Hanovre. Il y a étudié le motion design et je dois dire que le résultat est vraiment sympa : d’une minimalisme visuel à un design ultra riche et sophistiqué. Rappelons que d’après Wikipedia : « Le motion design ou motion graphic design est l'art de la conception graphique en mouvement par addition de la typographie, graphismes, vidéos, 3D, sons. ». Je ne sais pas si Pascal travaille déjà pour le monde de la COM mais je lui prédis à coup sûr une un Avenir brillant. Si d’aventure, on devait me proposer des projets dans le domaine, je ne manquerai pas de le contacter. Bien sûr, pour illlustrer ce post, la vidéo qui va bien. Vous pouvez consulter son port-folioici-même !
De temps en temps, le bloggueur se doit de ratisser un peu large et de séduire de nouveaux internautes (lecteurs). Je sais c’est moche, mais je suis en pleine période électorale car les Blog Awards 2011 ne sont pas loin (merci de voter pour nous, via le bouton sur la colonne de gauche). J’ai donc aujourd’hui décidé d’aborder un sujet qui plait : le sexe et l’infographie. Noonnnn ! Je rigole et ça me permet de placer au passage le mot sexe dans le début de mon post, histoire de faire de l’œil au robot Google. Non, en vérité c’est d' Adobe Photoshop dont il s’agit aujourd’hui ! Si longtemps le bitmap a été ma raison de vivre, j’ai toujours trouvé Photoshop fastidieux (pour ne pas dire autre chose de moins bien élevé). Usine à gaz graphique, il couvre (au moins) 5 métiers de l'image et ses possibilités sont quasi sans limites pour peu que vous soyez un Jedi de la technique, des palettes, des tutoriels et autres bruhs et plugins. Bon au final, Photoshop ne fera pas de vous un bon graphiste mais plutôt un graphiste qui sait bien se servir de Photoshop. Parmi des milliards d’autres. On évitera et c’est un conseil d’ami, d’afficher sa dextérité digitale et on préférera en graphistes de goût faire croire à son public ébahi que, finalement, tout ça est fait quasiment à la main, directement sur le papier. Le bien connu Noupe (une émanation de Smashing Magazine) a publié un article que je me permet de dédier à tous mes apprentis graphistes qui tuto. après tuto. pensent atteindre les sommets de la création. Dans cette « toolbox » vous trouverez des liens vers des sites qui offrent la gamme complète des « must have » Photoshopien : templates, formes, dégradés, livres pdf, brushs, plugins…Plus de 50 ressources gratuites et de quoi « briller » au firmament des produits Adobe. Bonne lecture et bon téléchargement.
Beau comme un magazine branché mais gratuit comme un repas au Restau du Coeur.
DAZED AND CONFUSED a longtemps été considéré comme l’archétype du magazine branchouille anglais. Le titre vient d’ailleurs d’une chanson de 1969 de Led Zeppelin, c’est dire si l’on évolue dans le monde des bonnes références Pop. D AND C a été fondé en 1992 par un journaliste d’expérience Jefferson Hack et un photographe (aux nombreuses publications) Rankin. Très accès sur la mode, le visuel, les tendances, il reste un des derniers titres de ce genre (avec i.D), ses concurrents directs : The Face et Sleazenation ayant jeté l’éponge depuis un moment. Si DAZED est profondément branchouille, il lui arrive cependant de lorgner vers des sujets plus ou moins « sociaux » et « engagés ». Mais, c’est peut-être l’évolution logique d’un lectorat qui se bobotise en vieillissant. Le mag est également à l’origine d’initiatives plutôt intéressantes comme la société de production « DAZED Film & TV » qui produit des contenus dans leur esprit bien particulier (Renegade TV Gets Dazed) ainsi qu’un festival « DAZED LIVE». Plus intéressant encore, leur façon d’aborder le digital avec un support à part entière que je vous invite à découvrir « DAZED DIGITAL » qui, depuis 2006, rassemble pas moins de 200 000 lecteurs / Internautes. Ce mag en ligne a sa propre approche éditoriale et ses propres contenus qui se recoupent plus ou moins avec l’édition papier. Mise en pages soignée, photos top qualité, contenus décalés tout y est pour presque rien… C’est en anglais et c’est un passage obligé quand on aime passer en coup de vent chez Colette le Jeudi après-midi. Amis graphistes et autres branchés parisiens, syndiquez-vous !
Il n’existe pas de basses définitions, juste des définitions moins bonnes !
Voilà un article passionnant écrit le 5 Avril 2011 par Patrick Moll pour le site Alpha-numérique.fr : « qui est un site créé par des passionnés de photographie, presque tous équipés en matériel Sony Alpha et Minolta. Nous appartenons à la catégorie dite des "amateurs-experts" et aucun des membres de la rédaction n'est actuellement photographe professionnel (même si l'un d'entre nous l'a été). De formation le plus souvent scientifique, nous sommes particulièrement intéressés par les aspects techniques de la photographie (matériel, logiciels, techniques de prise de vue, etc.), convaincus qu'ils contribuent grandement à la réalisation de bonnes photographies (au contraire de ceux qui prétendent, avec un brin de snobisme, que seul l'oeil du photographe compte).» Ainsi dans cet article “Le mythe des 72 dpi pour un affichage écran”, l'auteur attire notre attention sur le fait que : « La seule caractéristique intrinsèque d’une image est sa définition, c’est-à-dire son nombre de pixels. Sa résolution n'est qu'un paramètre additionnel qui peut être modifié sans rééchantillonnage, donc sans impact sur sa définition. Malgré cela, on lit encore souvent que les images destinées à être visualisées sur un écran doivent être dotées de la fameuse résolution de 72 dpi (galerie web par exemple) ». D’autre part, il n’existe (quasiment pas) d’écran ayant une résolution physique de 72 Dpi. Mea culpa, je fais parti de ces scélérats qui répètent à qui veut bien l’entendre que les écrans (et donc les images prévues pour s’y afficher) ont une basse définition (de 72 dpi). Patrick Moll nous expique enfin que « la résolution moyenne des écrans actuels s’établit autour de 100 dpi (valeur en hausse constante depuis des années) ». D’où plusieurs conclusions intéressantes dont : « Pour redimensionner avec rééchantillonnage une image pour un affichage web, mieux vaut demander une résolution "moyenne" de 100 dpi. En prescrivant une taille en centimètres avec une résolution de 72 dpi, l’image apparaîtrait plus petite qu’escompté sur la totalité des écrans actuels. » On pourra icil’intégrale de cet article et corriger ce qui semble être une ébauche de mythe urbain… A méditer !
C’est ou c’était la rentrée pour nos chères têtes blondes. Légèrement inquiets mais tellement en demande d’apprentissage, nous les avons accompagnées jusqu’à l’école avec leurs cartables tout neuf. Pour ma part, c’était une bonne occasion de repenser à ma propre débâcle scolaire. Si l’école n’a pas été (pour moi) la promesse de lendemains qui chantent, elle m’a donné une certitude auquel je m’accroche : on peut apprendre via un livre, ou tout autre support ad hoc (un site web ?). Chaque fois qu’il me faut « creuser » un sujet, j’achète la publication qui va bien, lit l’intégralité scrupuleusement et me trouve (le plus souvent) pas plus avancé (dans ma réflexion). Il n’empêche, je crois à l’apprentissage en mode Méthode Coué. Je suis donc heureux d’être « tombé » sur un post du blog noupe. noupe, nous en avons déjà parlé, est une extension du fameux Smashing Magazine qui - pour sa part - n’est plus à présenter. En introduction de « 45 leçons gratuites en design graphique », noupe souligne l’importance d'acquérir de solides bases en design graphique pour nos chers Webdesigners (souvent autodidactes). Voilà donc une série de bonnes adresses (45, watcha !) pour parfaire notre culture (ou pour la faire). Des principes fondamentaux du design (équilibre, contraste, emphase et hiérarchisation) en passant par les questions d’éthique (fumeuseusement présentées par la valeureuseAiga), les principes basiques d’interaction, les gabarits de mise en pages ou la gestalt théorie adaptée au design. Rappelons que « le verbe gestalten peut être traduit par « mettre en forme, donner une structure signifiante ». Le résultat, la « gestalt », est donc une forme structurée, complète et prenant sens pour nous » (in Wikipedia). Il est également question d’usabilité, d’user expérience, de typographie et de couleur. Tout est là, en anglais, pour les designers un peu « aguerris » qui souhaitent devenir des spécialistes. Pour certains, il faudra commencer par apprendre l’anglais. C’est en tout cas un très beau post qu’il faudra explorer par le détail et qu’on n’hésitera pas à mettre dans ses favoris. Merci noupe ! En bonus, le clip qui va bien...
Voici un utilitaire en ligne de la plus grande utilité (pour quelqu’un qui doit manipuler les typos) ! De plus en plus de graphistes sont amenés à travailler sur la double plate-forme PC/MAC. Pour autant, le format de police OpentType, si il se « diffuse », n’est pas encore devenu l’ultime standard. Rappelons que le format OpenType (contrairement à ce que je pensais) est une création Microsoft soutenue par Adobe et que d’après Wikipédia, il a quatre spécificités : « les fonts OpenType peuvent avoir jusqu’à 65 536 glyphes. le codage des fontes est basé sur Unicode et peut être utilisé pour n’importe quel système d’écriture connu d’Unicode, avec un mélange possible entre écritures. Néanmoins, aucune fonte ne comporte tous les caractères Unicode. les fichiers des fontes sont indépendants de la plateforme : Windows, Mac OS, Linux, BSD, etc. fontes peuvent avoir des fonctions typographiques évoluées, qui permettent le traitement typographique approprié des écritures complexes, et avoir des effets typographiques avancés pour des écritures plus simples telles que l’anglais. » Si vous devez passez de Mac à PC (ou le contraire) et même si, aujourd’hui, les softs de PAO (du style InDesign ou XPress) sont à 100% compatibles pour une même marque d’un système à l’autre, il est toujours fastidieux de devoir recharger les polices. Polices qui si elles portent le même nom, n’ont pas exactement le même design d'une marque à l'autre, d'un système à l'autre. Il serait donc plus facile de disposer des mêmes fonts à différents formats. Si le Livre des Polices dans l’OS X accepte n’importe quelle format, Windows - lui - est beaucoup plus difficile et n'accepte que certains formats (uniquement PC). Vous l’avez compris (voir vécu) la gestion des polices est une vraie galère. FreeFontConverterpeut être un début de solution. Le concept est simplissime. Vous chargez sur un serveur distant la police souhaité puis vous sélectionnez le format de sortie. Boumbadaboum, ça mouline et bientôt vous pouvez télécharger en local le fichier modifié. Les formats (en entrée comme en sortie) sont multiples : ttf, otf, pfa, pfb, pt3, sfd, ttf, otb, t42, cef, cff, gsf, ttc, svg, ik, mf, dfont, bin, suit, cidq, mm… etc. Précieux et utile ! A bookmarquer…
Et décrédibiliser un métier qui n'a pas besoin de ça pour se sentir au bout du rouleau !
Le Web 2.0 est un Web basé sur les communautés et sur une mobilisation de ces communautés autour d’intérêts communs et partagés. Pour certains, c’est aussi un bon moyen de faire du cash tout en passant pour de bonnes âmes «sociales ». Il «suffit » de mettre en contact des acheteurs avec des vendeurs, selon le bon vieux schéma capitaliste (confrontation de l’offre et la demande). CREADS se définit comme une agence participative. On appréciera le « participative » qui donne une note citoyenne et institutionnelle à une bonne vieille entreprise commmerciale. CREADS, bien sûr, se positionne sur le « crowdsourcing ». Soit : « le fait d'utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire d'un grand nombre de personnes (des internautes en général), en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur. » (dixit Wikipedia). En bref, on prend n'importe qui, n'importe où et on lui fait faire n'importe quoi. Statistiquement, on a une chance d'avoir quelques trucs intéressants. CREADS, c’est 8 personnes réparties dans 3 pays (classe, la dimension internationale). L’idée est de faire « plancher » la communauté des graphistes et autres créatifs pour des clopinettes sur divers sujets : création de nom, logotypes, produits print… On se fait passer pour une agence (pour la crédibilité) alors qu'il est juste question d'un site Web, une coquille vide remplie par l'offre et la demande... Le tout prenant la forme de concours grassement dotés (200 Euros pour de la création de nom, 600 pour du logo, de 130 à 2 500 Euros pour du print). Bien sûr, il y a pire et bien sûr, ça marche… Puisque CREADS obtient jusqu’à 106 réponses pour certains concours ! (soit 23,58 Euros la réponse - pas cher, amis annonceurs). Au passage, on notera l’utilisation un peu dévoyée du terme « slogan » par l'agence participative ! Accroche ou baseline eu été plus approprié pour des pros (qu'ils ne sont sans doute pas). Quoi qu’il en soit, en « cassant » les prix CREADS coupe la branche sur laquelle elle est assise puisqu'elle décorréle le prix réel des prestations (qu’elle propose) d'une démarche construite dans le temps, ouvrant la porte à d’autres petits « rusés ». D’autre sites qui proposent le même genre de prestations mais à des prix nettement plus compétitifs… Voir gratuitement (mais là, je ne donne pas les adresses) ! En faisant appel à une communauté « d’internautes » (même pas de graphistes) crevant la dalle, ce type de site est susceptible de réveiller le d.a. désespéré et prêt à tout qui sommeille en nous. Contrairement à ce que CREADS sous-entend, la création d’identité est un métier qui demande un savoir-faire et de l’expérience, loin de l’atelier macramé du centre aéré ou d’un concours bidon coûtant 5 fois moins cher qu’un travail pro. Et que le meilleur crève ! À éviter, même si vous n’avez pas de boulot depuis 15 jours !
Simple et funky, voici une bonne idée qui peut servir !
Décidément,FontShop est vraiment une fonderie d’exception. Après le créateur de typos en ligne, FontsStruct (dont nous avons dit beaucoup de bien en ces augustes colonnes.), après la quarantaine de leurs références devenues gratuites comme par magie, voici « FontFonter» qui permet d’appliquer, le temps d’un test, d’autres familles de caractères à un site Html existant. On pourra ainsi valider certains choix typographiques ou bien démontrer – par exemple – à un client récalcitrant que l’Arial ou la Verdana ne sont pas des fatalités numérique. Bref, c’est simple et efficace. On saisit l’URL, on choisit les typos dans une liste déroulante et l’affaire est dans le sac. Une nouvelle petite ressource qui pourrait s’avérer essentielle, HTML5 oblige !A bookmarquer, amis webdesigners…
Dieter Rams est un designer "objet" d'origine allemande qui de 1961 à 1995 fût en charge de la fameuse marque Braun ! Son travail, beau et minimal, a plus qu'influencé l'esthétique des produits Apple (sur laquelle il est de bon ton de s'extasier). Voici donc un petit clip pour se familiariser avec ce grand que seuls quelques érudits connaîssent (et chérissent). En complément, on n'hésitera pas à méditer ses dix principes pour faire du bon design... Qui sont, plus que jamais, d'actualité et qui parleront à ceux qui aiment le bel ouvrage !
Trop bien, c'est comme un film, comme de l'animation... Ou comme un livre ! Ou comme quelque chose de nouveau !
Nous l’attendions tous depuis un moment, nous l’appelions de nos vœux et enfin le voici … Le premier livre réellement interactif tirant parti des spécificités de... Disons… l'iPad(allez, c’est dit !). Écran, interactivé et multitouch... Enfin une apllication (un livre ? un film ?) qui s'adapte. Voici un livre pour enfant appelé « The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore » qui se veut à la fois film d’animation et livre interactif. Cette application, vendue sur l’Apple Store pur la modique somme de 4,99 Dollars, est l’œuvre de studios Moonbot Studioset de l’illustrateur-animateur William Joyce. William Joyce est, d’après Newsweek, un des 100 talents à suivre en ce début de XXIe siècle ! Il a travaillé pour Pixar sur Toy Story et A Bug’s life. À noter qu’il est aussi l’un des auteurs-réalisateurs du sympathique « Robots ». Enfin, William Joyce a également travaillé pour DreamWorks et Walt Disney, c’est dire si le gars sait y faire. Ce livre nous invite à de l’interaction sans nous y forcer ! À nous de découvrir (ou non) ce que peut cacher chacune de ses « pages ». Mais c’est comme on veut… Bref, je viens juste de l’acheter. Je regarde tout ça et je reviens vers vous pour partager ce qui semble s’annoncer comme une première expérience d’interactivité digne du device. Pour vous faire une idée, voici le trailer officiel !
Aujourd'hui petit hommage à ce grand nom (français) du design numérique. J'ai eu la chance d'assister à sa conférence sur l'histoire du design numérique qui est tout à fait remarquable (bien qu'un poil partial). En plus d'enseigner à l'Ensad, à la Head et à e-artsup, il s'occupe des éditions volumiques. C'est dire si Etienne est occupé... Cerise on the cake, son blog étienne_mineur I archives est ze blog à suivre quand on s'intéresse au design numérique !
On connaît les relations quasi-incestueuses qui unissent les graphistes à Macintosh et plus généralement à Apple. Si pendant des années, nous fûmes (???) montrés du doigt comme étant d’horribles snobs prétentieux, il est aujourd’hui de bon ton d’exhiber un iPad, Pod ou truc much… Mac est furieusement tendance et les graphistes qui vont avec, aussi. Pour développer mon approche geek, j’achète régulièrement iCreate (dans son édition française) qui se veut une adaptation papier des principes visuels développés par la firme basée à Cupertino. Beau papier, belle mise en page, belle impression… Tout est presque parfait si ce n’est ne suite interminable de tutoriaux aussi divers qu’inintéressants et qui ont la particularité de remplir au deux tiers ce magnifique magazine. Bref, c’est avant tout pour le touché que j’achète iCreate. Dans le dernier numéro, en plus de dévoiler les secrets du prochain OS (Lion, comme la barre chocolaté) nous avons droit à un spécial « gossips » très tendance en ces temps estivaux. On y apprend plein de choses qui ne servent à rien mais qui nous permettront de briller lors de votre prochaine battle entre technophiles. Dans ce fatras de chiffres et de faits, certaines infos m’ont interpellées… Ainsi, sur le fameux logo Apple. A l’origine, le logo représentait Newton sous son arbre. Ne le trouvant pas assez « synthétique », Steve Jobs demanda à Rob Janoff de le re-concevoir. De Newton à la pomme, il n’y a qu’un pas ! La pomme apparaît comme croquée pour ne pas la confondre avec une tomate. Viens ensuite la difficile question des bandes multicolores. D’après iCreate, ce choix chromatique pourrait être un hommage au mathématicien anglais Alan Turing et / ou plus précisément à la descrimination qu’il aurait subi du fait de ses orientations sexuelles. Le drapeau arc-en-ciel étant bien sûr un symbole gay. Sauf que dans le logo Apple d’époque, l’ordre des couleurs est inversé. Alan Turing fût condamné à la castration chimique et se suicida en… Croquant une pomme imbibée de cyanure. Sans doute en hommage au dessin animée (Blanche Neige) dont il était un grand fan. Bref, derrière ce logo, il y a du lourd et je n’aborde pas ici le procès qui opposa Apple au label du même nom créé par lesBeatles. Plus loin, on apprend l’origine du nom « Macintosh » qui est l’œuvre de Jef Raskin et qui voulait ainsi faire une référence à un type de pommes bien particulier. Le a ayant été rajouté pour éviter un nouveau procès (McIntoshest aussi une marque d’amplificateurs Hi-Fi). Enfin, et cette information de première bourre concerne aussi mon studio préféré i-breed, l’utilisation systématique du i avant chaque nom de produit, si elle évoque internet, elle évoque aussi l’individualité, l’instruction, l’information et l’inspiration. Bref autant de qualificatifs qui nous vont bien et qui nous parlent… En bonus, pour le fun, un petit clip de derrière les fagots.
Voici Vector Portal, le petit frère de Vecteezy. Vous le savez - je le sais - nous sommes entrés depuis dix ans dans l’âge duvectoriel, laissant de côté une certaine beauté propre au bitmap. Exit la richesse des textures, fini le grain d’une belle matière. Aujourd’hui, nous rendons hommage quotidiennement hommage à la technologie inventée par Monsieur Pierre Bézierà l’orée des 70’s. Vector Portal est un site (gratuit) de partage de ressources vectorielles. Comme pour ce genre de portail, on y trouve à boire et à manger. A noter, cependant, une organisation thématique plutôt originale : des motifs de base, des « patterns » pour Illustrator (« extras »), des templates (divers gabarits de packagings), des modèles de logos (à customiser), des logos de clubs de sports, des drapeaux, des cartes, des pictos… Et des chartes graphiques ! Pour l’instant, vous pourrez télécharger une vingtaine de chartes (voir un peu plus) et ainsi faire un peu de « benchmarking » quant à ce qui être proposé à vos clients et prospects. Intéressant, tant au niveau du fond que de la forme. A noter la charte corporate de la mythique marque de guitares électriques : Gibson. Bref, Vector Portal peut parfois vous réserver de bonnes surprises. Même si l’interface du site est moche et blindé de publicités. On ira également explorer la liste de liens sortants qui pointe vers des sites du même acabit ! En bonus, un clip de Les Paul (le génial créateur de la Gibson du même nom) et Mary Ford !
Bien qu’anecdotique, voici un site qui est un juste reflet de nos temps « troublés ». On a de plus en plus de mal à imaginer un internet payant et/ou assujetti à des droits d’auteur. Du coup, les ressources gratuites plus ou moins légales se démultiplient poussant (parfois) le graphiste dans ses derniers retranchements… Ici on pourra télécharger gratuitement images et visuels, ici les softs qui vont bien… Dans la continuité de ce phénomène, on a eu un première vague de configurateurs plutôt folkloriques… En voici une deuxième un peu plus « sérieuse ». « Endorsé » par hpvoici LogoMakerqui en trois étapes vous permet de créer le logotype de vos « rêves ». Interface sérieuse, ergonomie soignée, on obtient vite un résultat qui vaut ce qui vaut... Mais qui a le mérite d’exister ! L’idée sous-jacente est d’attirer le chaland vers d’autres services bien plus personnalisés et rémunérateurs. Il vous en coûtera 349 dollars pour un service « gold » (6 maquettes, 3 designers) ou 249 dollars pour un service « silver » (4 maquettes, 2 designers). Une bonne indication sur certains tarifs pratiqués quant à la création de logotypes. Dans un cas comme dans l’autre, je pleins les pauvres graphistes qui devront s’y coller (et pondre de l’image au kilomètre, sans vraiment connaître le background du client) ! Pour en revenir à ce « créateur » de logos, notons que le site utilise Flexcomme techno (la techno RIAmade in Adobe) et qu’on en déjà est à sa deuxième version. Enfin, pour utiliser de façon exclusive sa création, il faudra s’acquitter de la modique somme de 49 dollars, prix estimé de chaque template proposé sur le site d’hp. Le fantasme du graphiste devient enfin réalité, voici donc la machine à créer des logos (qui vous donne, en plus, l’impression d’être un pro). Affaire à suivre !
Lors de la conférence de presse « Inside search » le diable de Mountain View, Google a annoncé un nouveau « feature » quant à son moteur de recherche « vedette ». On peut désormais faire des requêtes à partir d’images. Ainsi, il est désormais possible de récupérer des informations de lieu, d’identification, de date (entre autres) à partir d’une image que l’on glisse-dépose dans le champ de recherche de Google Images.
D’après la notice explicative « Google a recours à des techniques de vision par ordinateur pour trouver des images similaires à la vôtre dans l'index Google Images et d'autres collections. À partir des correspondances trouvées, nous essayons de générer une description textuelle précise de votre image sur la base de l'hypothèse la plus probable, et de trouver d'autres images représentant le même contenu que la vôtre. La page de résultats de recherche peut afficher les résultats de cette description textuelle ainsi que les images similaires. » Enfin, notons une autre singularité quant à l’affichage des résultats : « Lorsque vous lancez une recherche par image, les résultats qui s'affichent ne se présentent pas de la même manière que ceux obtenus lors d'une recherche classique sur Google Images ou sur le Web. La principale différence réside dans le fait que des résultats autres que des images peuvent s'afficher, tels que des pages Web susceptibles d'avoir un rapport avec l'image de votre recherche. Les éléments disponibles sur votre page de résultats varient selon la recherche effectuée et les informations correspondant le mieux à cette dernière ». Enfin, voici ce qu'il est possible de « récupérer » après utilisation :
• Image d'aperçu : version plus petite de l'image que vous recherchez (notez que si vous revenez sur cette page de résultats au bout d'un certain temps, il se peut que cette image ne soit plus affichée).
• Hypothèse la plus probable : si notre système détecte une description textuelle de votre image, il l'affiche sous forme de lien pour vous permettre de pousser votre recherche plus avant. Les premiers résultats Web peuvent également s'afficher pour cette requête textuelle. Pour modifier votre recherche, modifiez l'hypothèse la plus probable ou complétez-la en saisissant votre texte dans la barre de recherche.
• Images similaires : groupe d'images similaires à celle de votre recherche. Cliquez sur le lien pour afficher d'autres images similaires.
• Pages contenant des images identiques : pages Web affichant votre image.
• Autres recherches liées à cette image : si plusieurs descriptions de type "hypothèse la plus probable" sont détectées par notre système, elles s'affichent sous la forme de liens au bas de la page. Cliquez sur l'un d'eux pour afficher tous les résultats de cette requête. »
Une micro révolution pour les gros consommateurs d’images (que nous sommes) et qui ne manquera pas de faciliter nos explorations quotidiennes.Vraiment, le nouveau démon informatique est très fort … Et très innovant ! En bonus, la vidéo qui explique le concept ...
La semaine dernière, j’étais en déplacement à Pau pour 4 jours d’intervention quant à deux sujets essentiels : la Typographie et la Couleur. Avec une sympathique équipe d’infographistes travaillant chez Total, nous avons échangé, montré et démontré, expliqué et débattu. J’avoue mon incapacité, sur le moment, à proposer un outil (si possible gratuit), fonctionnant sous PC, pour cataloguer les polices de caractères présentes sur un poste de travail. Après enquête, Suitcase d'Extensis semble incontournable et existe sur les deux plateformes (mais il vous en coûtera au moins 140 dollars). A ce prix, vous pourrez visualiser toutes vos typos et les activer, à la volée, dans votre système. A défaut, Font Viewer, soft en ligne, nous permettra (au moins) de visualiser les typos présentes dans notre système. Pendant ce temps, mes recherches continuent et je ne désespère pas de trouver ze solution (un peu plus facile d'utilisation que FontExplorer). Pour se familiariser avec le bousin, voici la vidéo qui va bien. J’en profite pour remercier ces graphistes palois pour leur gentillesse, la qualité de leur accueil, leur écoute et leur ardant désir de se professionnaliser !
Depuis toujours, Are You Experienced ? et moi-même, soutenons tous les outils, ressources, sites qui permettent aux débutants graphistes (et aux autres) d’œuvrer à moindre coût. Car s’il est compliqué de trouver du travail, il est encore plus difficile de payer les outils qui vont le permettre (de travailler). La maison d’édition Packt Publishing organise chaque année les « Open Source Awards » qui récompensent dans diverses catégories le best of de l’open source. Packt publishing est bien sûr spécialisée dans l’édition de livres ultra-pointus sur de sujets aussi souriants (par exemple) que MySQL, les Web Services ou le PHP. C’est donc pour elle un bon moyen d’assurer à peu de frais la promotion de son catalogue. Bien sûr, on ne confondra pas ces awards avecceux organisés par le pape du Web 2.0, Tim O'Reilly et Google. Pour ceux qui auraient raté la dernière révolution numérique (soit les trois ou quatre dernières années), L’Open Source est une terminologie spécifique pour nommer les logiciels gratuits. « La désignation open source s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, c'est-à-dire la possibilité de libre redistribution, d'accès au code source et aux travaux dérivés. (…) Le terme open source est en concurrence avec le terme « free software » recommandé par la FSF. Le terme « freeware » (gratuiciel) désigne des logiciels gratuits qui ne sont ni nécessairement ouverts, ni libres. » dirait Wikipedia. Pour en revenir aux awards, pas de surprises dans les diverses catégories, les winners sont depuis longtemps des passages obligés : Wordpress dans la catégorie CMS(devantDrupalet Joomla!),PrestaShop dans la catégorie e-commerce, jQuerydans la catégorie javascript. Plus intéressant pour nous, la victoire de Blender (soft de 3d uniquement en PC) dans la catégorie logiciels graphiques devant les biens connus Gimp (Photoshop-a-like) et Inkscape(Illustrator-a-like). Scribus (qui n’a rien gagné) semble la solution de mise en pages gratuite et émergente (multi-platforme) que je vais de ce pas essayer. De bonnes ressources à télécharger et à utiliser de façon alternative mais dans un contexte professionnel !
Voici une autre application en ligne pour customiser ses futures baskets !
On connaissait Nike ID, magnifique interface permettant de « customiser » ses baskets et qui fit grand bruit dans le milieu lors de son lancement. Cette très belle réalisation fut vite suivie d’une multitude de copy-cats. Bien sûr, Converse a su tirer parti du concept, à sa façon, même si le site en question est réservé au public américain. Adidas, lui aussi, a sorti son interface permettant de personnaliser ses baskets au risque de réaliser l’exacte réplique des chaussures de Bozo le clown. Pour autant, vous aurez l'absolue certitude de posséder une paire unique (si je puis dire). Le concept est le même que pour Nike iD avec cependant un certain nombre de features en plus… Rien de spécial, si ce n’est que la marque est d’origine allemande et qu’elle parle plus directement à l’européen que je suis. Son glorieux passé en fait une sorte d’icône que l’on pourra ranger à côté de Coca-Cola, Lucky Strike ou Norton. Bref, à mon sens la marque aux trois bandes, est un peu plus « cool » que son concurrent américain. À tel point que pour me marier, j’ai opté pour une paire de Samba rouge que je conserve au fond de mon placard comme une précieuse relique.Bref, miadidas est une rich application à découvrir et qui existe depuis 2008. Attention, qui dit personnalisation dit avoir un peu de sous-sous dans la popoche (entre 105 et 145 euros hors frais d’envoi).
L’autre jour, j’ai déjeuné avec une amie artiste, écrivain, critique d’art… Etc. Isabelle (puisqu’elle s’appelle Isabelle) après une expérience malheureuse en tant que rédactrice en chef d’un magazine d’art (pas très connu), a pour projet de créer un journal en ligne sur ce qui la passionne. Avec sa propre vision et sa propre ligne éditoriale. En quelques millièmes de secondes, je me suis rappelé que mon ultime phantasme de designer débutant était - il y a longtemps - de créer un mag. et d’en assurer la direction artistique. À l’époque, créer un journal nécessitait quelques centaines de milliers de francs (au numéro publié), une équipe dédiée (rédacteurs, graphistes, photographes) et beaucoup d’inconscience. Certains, partis de presque rien (un fanzine classe et underground) comme les Inrockuptibles, sont devenus des institutions en perdant leur dimension « incorruptible ». Beaucoup ont disparu, servant parfois (authentique !) de machine à blanchir de l’argent, voir de « couverture » pour des politiques en mal de financement pour leur campagne print (re-authentique). Dématérialisation des supports obligeant, tout ceci est de l’histoire ancienne. Le risque économique peut-être minimisé grâce à internet. Même si rien ne remplacera la sensation du papier entre nos petits doigts boudinés par des heures de maquette. Donc, quand Isabelle m’a annoncé la création de son nouveau support, j’ai souri. Et j’ai trouvé que décidemment, internet avait quelques vertus et qu’il annonçait l’avènement d’un nouveau monde économique et graphique. Aujourd'hui, plus de papier, plus deNMPP (un brin en situation de quasi-monopole) et donc plus de problème de diffusion (ou presque, pour peu que l’on trouve son public) ! Aujourd’hui, la toile vous permet tout et n’importe quoi jusqu’au crowdsourcing qui remplacera avantageusement un recrutement de rédacteurs un poil fastidieux. Un bon appel à contribution sur les réseaux sociaux devrait faire l’affaire. Putain, le papier est mort, pas mes fantasmes. Et puisque la plupart de ces supports sont gratuits, je vous invite à les suivre, les soutenir et à vous syndiquer (vous abonner quoi !). Commençons par le Veer magazine qui devrait parler aux fans de typographie. Pour illustrer la richesse de son catalogue,Veer(de juin 2002 à Août 2009) a développé un mag/catalogue, sorte de laboratoire visuel, au format pdf. Un must pour les esthètes que nous sommes. GizMag est aussi un journal en PDF qui se définie comme « a web magazine of everything design. Inspirational stuff is posted every day. A new web issue is published every week. And every few months a free PDF is published including handwritten interviews and artwork. GizMag is not just about the latest and newest, but about the coolest and greatest stuff! ». GizMag aborde surtout l’aspect visuel et diffuse son information de façon quotidienne, hebdomadaire et mensuelle. Blanket est un classique du genre et fête son 25e numéro. On pourra contribuer et soumettre son travail, histoire de faire un peu de buzz ! Avec un tel nom, BREEDne peut que me « parler ». De plus « BREED Magazine covers art, fashion, music and ideas quarterly for free subscription. With the appearance of a news-stand print magazine, presenting online page-flipping magazine showcasing mad creative skills and products ». On découvrira également Multilink Magazine, IdeaFixa (en Espagnol), REVOLUTIONART, Castle, Destructed (avec parfois un peu d’audio), Be Different (made in Italy), Kromotion (en français), Woosta (sur l’art contemporain), Encore, Brain Zone… Bonne e-lecture et bonne chance Isabelle !
« Have you come here for forgiveness, have you come to raise the dead, have you come here to play Jesus, to the lepers in your head » One love, one page !
Grosse tendance Webdesign du moment, les sites ne comprenant qu’une seule page présentent plusieurs intérêts. Le principal étant un meilleur référencement dans Google qui évitera d’aller explorer de complexes sitemaps… D’ailleurs, certains spécialistes du référencement proposent de créer pour leur clients des « one page websites» périphériques à leurs activités mais ne pointant (via des liens sortants) que vers leur site vitrine. ONE PAGE LOVE présente la crème de la crème en la matière et démontre qu’on n’a pas besoin d’architectures complexes pour être beau et pertinent. On pourra donc proposer ses propres réalisations auxquelles on associera une bonne série de mots-clés. ONE PAGE LOVEest en tout cas une bonne source d’inspiration pour tous ceux qui « suivent » les dernières évolutions graphiques et fonctionnelles du Web ! A bookmarquer ! En bonus, le clip qui va bien...
Pour une fois qu'une de nos productions fait un peu de buzz... J’en profite pour en rajouter une couche !
Réaliser des interfaces n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Quand je parle d’interfaces, je veux bien sûr parler de ces trucs « graphiques » qui ont une facheuse tendance à se placer entre l’homme et la machine. D’après Techno-Science.Net : « Une interface homme-machine (IHM) permet d’échanger des informations entre l’utilisateur humain et la machine. Pour que cette communication soit la plus simple à faire et à réaliser, on utilise différents éléments. Les périphériques d’entrée, comme le clavier, la souris, ou le scanner permettent à l’homme de donner des renseignements ou des ordres à la machine. » Donc, en dehors de la dimension ergonomique, la couche graphique reste la face visible de l’iceberg. J’ai souvent parlé, ici-même, de l’ergonomie qui reste le secret d’une interface réussie. Je ne reviendrais donc pas dessus et si la question vous intéresse, je vous invite à vous rendre sur leblog de la délicieuse Amélie Boucher. Bref, pour revenir à la réalisation graphique d’une interface, j’aimerais attirer votre attention sur le fait qu’elle se doit d’être belle sans se faire remarquer. Autrement dit, il faut savoir se fondre dans le décor tout en procurant un certain plaisir à son utilisateur. Bien sûr, les enchaînements entre les écrans font aussi partie du travail du designer. On appelle ça la cinématique (elle comprend aussi les événements liés à l'utilisation). Et c’est d’ailleurs pourquoi je préfère parler de «design» puisqu’il y a un peu plus qu’une belle image statique ! Il y a quelques mois,Steria Belgique nous a demandé (nous le super studio i-breed) de réfléchir au design d’une interface pour une application « test » en multi-touch. Dans notre jargon, on parle d’un POC (proof of concept) initié parMicrosoft Belgique. Il faut savoir qu’en Belgique, les cartes d’identité ont une puce informatique incorporée. Partant de là, on pourrait imaginer que le dossier médical de tout à chacun soit regroupé avec sa carte d’identité. Un brief nous a été soumis, avec un descriptif des écrans et des fameuses cinématiques. Le bleu comme couleur dominante a été acté. Logique, Microsoft étant le client final – et une couleur souvent utilisée dans la Santé. Cette application s’appuie également sur quelque chose de similaire déjà développé aux USA par MS : « Healthcare ». Enfin, cette appli., d’une façon ou d’une autre (je ne me souviens plus très bien – je ne suis qu’un simple designer) s’appuie sur la puissance du «Cloud » ultime cheval de bataille de Microsoft. Guillaume et Tristan, nos designers-stars, ont œuvré en proposant plusieurs axes de travail plus ou moins « futuristes » utilisant la fameuse tecnologie made in MS : wpf. Quand vous travaillez dans le design d’interface, il plane toujours le spectre du « à la Minory Report», ultime phantasme du geek de base qui nous pourrie la vie depuis longtemps. Ici, ça n'a pas été le cas et nous avons pu travailler serainement ! Quoi qu'il en soit, l'effort de nos designers stars a permi de greffer quelques idées plutôt sympathiques et fonctionnelles au projet de base. A travers le clip inclus dans ce post, vous aurez une vision plus précise de notre intervention. Ici, on n’est pas vraiment à la recherche d’un « bon look » mais plus en quête d’une sensation possible à l’usage et à la manipulation. Pour notre plus grand bonheur, notre travail semble avoir été apprécié et il semble qu’une suite soit envisagée. J’en profite pour remercier l’équipe de Steria Belgique qui est ultra-sympathique et professionnelle, sans qui...
Suivez les guides pour parfaire votre culture numérique !
Si vous vous sentez une âme de geek ou simplement que l’univers numérique vous intéresse MAIS que vous avez du mal à trouver des infos, voir vous êtes « fauchman » et donc dans l’incapacité d’acheter les bons livres qui vont bien... Voilà MakeUseof Guides une petite ressource, gratuite mais en anglais, qui pourrait vous éclairer, vous aider et vous informer. Soit une petite vingtaine de guides au format PDF pour explorer (dans le désordre) : Twitter, Facebook, Photoshop, la recherche sur Internet, la photo numérique, la musique sur internet, Joomla, Garageband… Etc. un vrai concentré de geekerie pour nous les héros du nouveau monde numérique. À lire et à télécharger (ou le contraire) !
Le référencement est défini par Wikipedia de cette façon « Sur internet, faire un lien d'une page A vers une ressource B, c'est y faire référence et donc référencer la ressource B depuis la page A. Par vulgarisation, l'action générique d'inscription dans les moteurs de recherche s'est vue appelée référencement. Aujourd'hui sa pratique s'articule autour des outils de recherche, plus particulièrement des moteurs et des annuaires de recherche, en tentant d'améliorer le positionnement d'un site (et donc sa visibilité) dans leurs pages de résultats. » En gros, pour exister sur Internet, on doit être bien classé dans les occurrences proposées par Google. Google, ze famous moteur de recherche, est le champion des moteurs, en concentrant à lui seul 91% des recherches (du moins en France, d'aprèsWebRankInfo). Aujourd’hui, on n’utilise pas un moteur de recherche, on utilise Google (on « googelise » dirait nos amis américains). Le référencement devient donc essentiel et du fait de son importance peut dicter jusqu’à la conception d’un site. Il est aujourd’hui nécessaire que le webdesigner maîtrise ce concept de base. Ce qui n’est pas forcément chose aisée puisque assez loin de son métier. Voici donc une série de liens qui vous permettra de creuser le sujet et devenir incollable sur le sujet. On y retrouvera tout ce qui concerne le référencement naturel, jusqu’à certains « trucs et astuces » bien pratiques. En tant que professionnel du Web, il nous faudra bien sûr conseiller nos clients et les accompagner sur ce terrain comme on devra les accompagner sur celui du design, de l’ergonomie, des usages, de l’interaction… Etc. Notons enfin que j'ai trouvé ces liens sur le site surfandbiz !
Un petit plus dans le grand « fight » de la recherche d’un emploi.
Voilà une ressource qui ne s’adresse pas spécifiquement aux designers. Elle s’inscrit, à mon sens, dans une nouvelle vision de la recherche d’emploi (façon Web 2.0). La plupart des graphistes et autres webdesigners ont un bien sûr une galerie d’où l’on peut télécharger et consulter leur CV. Pour les autres, c’est toujours un peu compliqué, puisqu’il faut un CV au format texte, un autre au format PDF - voir un dernier imprimé sur une belle feuille de papier physique. Rien d’ultra efficace et de très immédiat, à l’heure de l'ultra-communication numérique. Heureusement, voici doyoubuzz qui se présente comme un « service performant et unique au monde, qui permet à chaque utilisateur de se créer un CV en ligne nouvelle génération. Simple et gratuit, doyoubuzz s'adresse à tous, que l'on soit en poste, étudiant ou en recherche d'emploi. Objectif : se mettre en valeur pour multiplier les opportunités de carrière et étendre ses relations d’affaires. » C’est donc le CV qui devient un media à part entière et il suffira de renvoyer, via un lien, son futur employeur vers son pédigree en ligne. De plus, au niveau « corporate », j'ai remarqué que l'on me demande de plus en plus les CV de mes équipes, histoire de vérifier leurs performances et d'éviter que je « pipote » quant à l’expérience de chacun. C’est, bien sûr, au final, une histoire de coût journalier plus ou moins négociable. Il est tout à fait envisageable d’ajouter dans chacun de mes pieds de mail un lien « bien senti » vers tout ou partie des CV de la dreamteam i-breedienne. Du coup, on pourrait accéder en permanence à ce type d'informations et se servir de doyoubuzz comme d'un véritable outil de promotion ultra-ciblé. Mieux encore, chaque CV peut bénéficier d’une adresse mail propre et pourra donc être rajouté à un dispositif de référencement, grâce à une série de liens retours judicieusement positionnés. Une bonne ressource à tester !
D’une façon générale, je n’aime pas trop parler de mes concurrents. Je veux bien sûr parler de mes concurrents graphistes mais aussi de mes concurrents bloggueurs. Pourtant, quand la qualité, la quantité, le style et l’intérêt sont là… Je ne peux que me résigner et faire un coup de promo et taire mon ego. Donc, voici le blog de Cécile. Cécile a trente ans, elle est danoise (sympa !) et elle anime le blog bumbumbum. Arrêtons-nous d’abord sur la base line : « An ad girls about art, advertising and everything else that tickles my interest ». Pour ma part, je ne connaissais pas la dénomination « ad girls ». Il est donc une population de plus jeunes qui aiment (encore) la Publicité et qui l’affiche (si je puis dire). Pour ma part, j’ai cessé de me présenter comme un « pubard » dès mon 36e anniversaire ayant reçu comme cadeau d’anniversaire le99 Francs de Frédéric Machin. Qui en plus de cracher dans la soupe m'a coupé l’envie de revendiquer une quelconque filiation avec ce milieu qui n’en n’est pas un. Qui a envi de reconnaître la paternité d’un Jacques Séguéla (aujourd’hui à moitié sénile suite à une sombre histoire de Rolex) ou d’un Bleustein-Blanchet ? Bleustein, de son vivant, faisait souvent l'impression d’être déjà mort. Bref, Cécile me rafraîchit. Cette designeuse free-lance tient un blog de toute beauté, où les sujets visuels qui nous concernent (et qui nous touchent) sont abordés avec un vrai goût graphique qui fait plaisir. Découvertes après découvertes, on se nourrit visuellement… Et l’on se rappelle soudain du pourquoi du comment ! Je veux dire… Oui je suis graphiste pour faire du Beau, mais je suis aussi graphiste pour transmettre une forme d’émotion. Même si la dimension commerciale relativise notre relation à la création plastique, nos pratiques peuvent créer… Du Plaisir. Plaisir des belles images et des belles histoires que l’on peut essayer de raconter via un métier aux pratiques parfois discutables. Mais je dévie… bumbumbumest un blog à suivre et à bookmarquer. Ce blog peut vous faire grandir « visuellement » ! En illustration de ce post, un visuel extrait du dit blog !