Sur une idée de Yann (Hanx !), voici un clip qui plastiquement ne ressemble à rien... De ce que vous avez déjà vu. C'est de l'art brut, quelque part entre le Douanier Rousseau (version Compagnie Créole) et les Shaggs ! Franchement ça déchire et ça fait rire les graphistes !
Un beau logo (du moins c’est mon opinion) qui n’aura pas
coûté trop cher à la communauté (européenne).
Le 8 février dernier, un logo « produit biologique » européen a été
officiellement créé. Ce logo a été designé par Dusan Milenkovicun étudiant
venant d’Allemagne et retenu parmi plus de 3 500 propositions. Avec 63% de
l’ensemble des suffrages (130 000 votes en ligne), le gars Dusan remporte le
gros lot soit 6 000 euros (une très bonne affaire, pour un logo qui devrait
être partout et pendant longtemps). À compter du 1er Juillet
prochain, celui-ci devra obligatoirement figurer sur les produits biologiques
préemballés produit par un des pays membre de la Communauté Européenne. Une bonne tentative de créer un repère fiable dans ce dédale de
logos bio et autres labels qui encombrent les produits issus du nouvel eldorado marketing (le bio et son petit frère l'équitable). Un bien beau logoque l’on nomme familièrement l'« eurofeuille ». D’après Mariann Fischer Boel, membre dela Commission chargé
de l’agriculture et du développement rural, qui est à l’origine duconcours de
sélection du logo : « L’exercice a permis de braquer les projecteurs
sur les produits de l’agriculture biologique et nous a donné un logo que tout
un chacun pourra facilement reconnaître. C’est un motif esthétique et élégant,
que je suis impatiente de voir sur les produits que j’achèterai à partir du
mois de juillet.»
Pour
citer les Deschiens, « j'suis pas pape » mais je saisoù entrouver !
Cela
fait plusieurs fois que je croise des rangées de petits popes discrètement
exécutés sur les murs du métro. Précision et stylo à bille donnent un certain
cachet à cet art de l'éphémère puisque apposé sur des affiches amenées à être
changées. Je ne suis pas le seul à l'avoir remarqué et icivous en verrez
d'autres déclinaisons. En tout cas, l'artiste ne manque pas d'un certain humour
! L'effet est irrésistible en plein milieu du quai, un peu de conformisme et de
dogme (orthodoxe russe) nous rappellent que le merveilleux a quitté les lieux
depuis bien longtemps. En plus, les robes correspondent réellement aux
dignitaires, c'est donc d'un conceptuel érudit dont nous parlons ici. Amen ! Un petit bonus s'impose...
Fan
deKyle Cooper, je ne manque jamais une occasion de montrer le travail de ce
motion-designer de talent. Enfant spirituel de Saul Bass, il est la référence
que tout le monde connaît sans pouvoir mettre un nom dessus. Prologue, sa boîte
de production, est de fait devenue un incontournable du générique. Le générique, est souvent bien plus intéressant
que le film en lui-même, son scénario, son casting voir sa réalisation. Je ne me lasse pas de revoir
celui deSe7en, archétype du genre. Même si le film en lui-même est franchement
sans intérêt ! On ira donc sur le très joli site de Prologue, pour visionner un
paquet de références. Dernier en date, le génériquede Sherlock
Holmes dans un style plutôt classique et qui reste
finalement (un peu trop) sage. L'intégration des logos des producteurs au tout début du film
ne manque pas, pour sa part, d'une certaine originalité. On notera enfin que
Prologue a réalisé le trailer de la mini-série événement (du« King »Spielberg)the Pacific diffusée en Mars prochain aux USA. À
bookmarker
De temps en temps, le graphiste aime bien se cultiver. Si en
plus c’est beau etbien fait…
Hillmancurtis inc. est une agence Web et vidéo basée à New
York. Après avoir présidé pendant trois ans Macromedia,David Hillman Curtis
décide de voler de ses propres ailes et fonde son agence en 1998. Son travail
est bien sûr une référence pour les connaisseurs, puisqu'il compte Adobe,
Yahoo!, Rolling Stone, MTV (entre autres) parmi ses clients. D’après son site,
la démarche de l’agence se définie de la façon suivante : « Our emphasis
on combining simplicity with elegance to create sophisticated yet intuitive
designs has earned our shop some of the industry’s highest awards and
distinctions. ». C’est tout dire ! Sur ce même site, et c’est là le
vrai sujet de ce post, toute une série de clips est disponible. Ces clips sont
des portraits d’artistes et de designers célèbres. Certains, d’ailleurs, sont
aussi présents sur YouTube et, si vous êtes dans le truc, vous les avez sans
doute déjà vu. Je montre toujours celui sur Carson et sur Sagmeister à mes
apprentis designers. Une dizaine de films donc dans la série« Artist » qui sont vraiment à découvrir. C'est beau et bien fait.
Mais on ira également visionner la série « Short Films »ou même
celle intitulée « Commercial ». La maîtrise de l’Anglais est
recommandée pour en percevoir toute la beauté et l’intelligence. À visionner…
L'autre
jour, je critiquais de façon (un petit peu) méchante les dernières campagnes de
la Fondation Brigitte Bardot. Sans pour autant tomber dans une complète
mauvaise foi. J'aurais pu me moquer, par exemple, de l'exposition surB.B. au
Musée des années 30 de la Ville de Boulogne. Bah oui, pourquoi Brigitte dans un
musée sur les antiquailles ? (les mauvaises langues disent que la Bardot, elle
fait très années 30 - je ne suis pas complètement d’accord -). Dans ce post,
j'incitais Brigitte à travailler avec une agence... Un vrai pro de la com. Et
bien, mea culpa, notre star préférée a fait appel à une agence (au moins pour
sa campagne contre la fourrure). ll s'agit de Riwalqui selon son site est :
« Spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et
l’événementiel ». Bon, le site n’est pas terrible et en plus ils
n'affichent pas leurs références ni leurs clients. Riwal, pour ceux qui se le demandent est un mot breton.
« L’existence bretonne de ce prénom masculin remonte au Ve
siècle et l’arrivée des tous premiers émigrants de Bretagne insulaire,
l’actuelle Grande-Bretagne. Considéré comme étant roi de Domnonée insulaire,
parent de saints Brieg et de saints Tudal, on dit de saints Riwal qu’il mit en
déroute les danois près de Carantec et demeures à ce jour le saint patron de la
commune de Saint-Rivoal dans le Finistère (29). Il puise son origine dans les
termes celtiques "Ri" qui signifie "Roi" et
"Gwal", "Valeur" ». C'est en tout cas pire que ce que
je pensais même si j’ai appris quelque chose sur la culture bretonne. 1000
Excuses à Brigitte Bardot et sa Fondation qui auraient dû (ou pu) être un petit
peu mieux conseillés. Ou 1000 excuses à Riwal qui mérite peut-être un meilleur
client. Désolé quand même, mais cette campagne, elle est trop moche et trop mal écrite !
Comme chaque 8 janvier, c'est l’anniversaire
d’Elvis Presley et aussi le mien. 46 années déjà, dont 24 passées àessayer de créer du Beau (et à espérer se faire payer pour). Donc,
comme chaque 8 janvier, le post d’aujourd’hui est consacré à une de mes idoles
(avec Mère Teresa, Enid Blyton et Jacques Chaban-Delmas). Je vous ai déjà
montré l'Elvis alangui (mais jamais vu) et l’Elvis designer (et son logo
« TCB »). Cette fois ci, c’est du Elvis fashionista dont il
s’agit. Elvis avait le look, un mélange unique d’ultra-cheap (très macro
noir du sud des Etats-Unis) et de grandes marques et ce, bien avant l’heure. Un très
bon livre « Elvis Fahion » retrace la saga et les panoplies sur
mesure du King. Un livre essentiel que l’on pourra se procurer ici. Et
puis comment ne pas évoquer, la larme à l’œil, ses fameux« jumpsuits » à qui les « ultras » fans ont donné des petits noms… En
illustration donc, le détail du « American Eagle » apparut sur ses
augustes épaules un an après le concert d’Hawaiiretransmis
mondialement !ça déchire…
Once again, Elvis has left the building, mais moi j’y suis encore ! En bonus, la vidéo ad-hoc...
Si le discours est juste, sa représentation laisse à
désirer.
Depuis quelques semaines, les murs de Paris se sont
recouverts d’affiche à la tonalité gothique. La Fondation Brigitte Bardotn’y
va pas par 4 chemins et nous montre la Mort : « Porter de la
fourrure, c’est porter la mort ». Brrrrrr, mon sang se glace ! La
faucheuse n’est pas loin et si on a déjà suffisamment de bonnes raisons de
mourir, on évitera les options spéciales « la fourrure ça tue ».Porter la mort, c’est un peu
mourir. Mourir de honte déjà face à une publicité aussi mal écrite que réalisée.
Je savais Brigitte Bardot misanthrope mais delà à faire l’impasse sur notre
fameuse « exception publicitaire française », s’en est trop !
Oui en France, ça ne sert à rien de choquer, personne ne s’en souvient et puis
tout le monde s’en fout. La preuve, une pandémie passe par là et personne ne se
protège ! Ensuite, « porter la mort », je ne vois pas trop !
Porter la Mort « sur son dos » ?La porter à « bout de bras » ? Porter de
la fourrure, c’est tellement post-moderne et out of fashion ! Il en va de même pour cette autre
campagne dont Pompon est le héros et qui dépasse les limites de l’absolu
ridicule tant par son accroche faisandée que son visuel niveau CM2. Amis
infographistes quand une image se reflète dans une surface réfléchissante, elle
s’inverse… (même dans la lame d'un méchant tueur). C’est juste un phénomène
physique. Chère Brigitte Bardot, pour votre prochaine campagne appelez, je ne
sais pas… Un professionnel de la pub. qui évitera de causer la France tout en élevant le
débat !Sinon promis juré, je
mange du canasson habillé en moumoute ! Pour ma part, je n’ai pas vu de
boucherie chevaline depuis au moins dix ans (et déjà à l’époque, y’avait pas
foule) ! Alors qui a tué Pompon ? Pour finir, chère Brigitte, peut-être, pourriez-vous éviter de dépenser de l’argent en campagne de communication à 10 balles. Je ne sais pas, pour une fois,
investissez plutôt dans l’Homme (y’a des SDF qui meurent de faim et qui ne
seraient pas contre une bonne escalope... de bœuf). À défaut, appelez-moi, je vous
ferai une super campagne quasi-gratos si vous acceptez de me dédicacer un de
vos mythiques enregistrements. Allez, en bonus, un peu de légèreté…
Un beau logo comme ça, c’est pas tous les jours qu’on y a
droit !
Demain, je dois intervenir sur le thème (plutôt riche) dulogotype auprès d’un aréopage d’apprentis designer. C’est pour moi toujours un
plaisir de parler identité visuelle même si autour de nous le meilleur comme le
pire cohabitent dans un gigantesque carambolage visuel. Parfois, pourtant, au fond d’une allée, au détour d’une ruelle, on
tombe sur un chef d’œuvre caché, une beauté oubliée. C’est le cas de ce Télé
2000 dont je n’ai trouvé trace nulle part (à l’endroit correspondant) mais qui
est, à mon sens, de toute beauté.J’hésite à le
dater… On le dirait venu des 30’s et pourtant il a incontestablement une petite
touche pure fifties !À quand la préservation des logos en
voie de disparition ? À quand le musée de l’identité visuelle ? En
tout cas, celui c’est gratuit et c’est pour nos yeux seulement puisque la
marque n’existe plus ! À contempler.
Le design canadien, ça clanche sévère, tabernac' !
Pour suivre l’actualité graphique d’un beau et grand pays
comme le Canada, une seule adresse de qualité (et gratuite) :Factory Magazine Dot Com. Ce site a pour vocation la promotion et la diffusion de la
création originaire de Vancouveret de tout le pays. Plusieurs spécialités y
sont représentées : design, typographie, mode, illustration, photographie…
Pour l’instant ce magazine en ligne ne comprend qu’une petite trentaine de sujets,
mais l’ensemble est amené à grossir ! Une jolie initiative locale qui
permet de se recharger les mirettes ! En bonus, un petit clip du plus incroyable des groupes rock made in Québec : Les Classels.
En plus d'être un grand desinger, il sait aussi parler !
On ne présente plus Neville Brody… Et si je dois vous le présenter
alors vous n’avez rien à faire sur ce magnifique blog (et paf dans les dents, bande d'amateurs). Quoi qu’il en soit,
il est toujours intéressant et instructif d’avoir des nouvelles du maître comme
de l’écouter parler. C’estle cas
via l’incontournable site d’Etapes. Voici donc uneinterview réalisée lors du
Offf Festivalqui a eu lieu au Portugal : « Rencontré à Oeiras (
Portugal) à l'occasion du festival Offf, Neville Brody livre ses impressions
sur la crise culturelle et les difficultés inhérentes au métier de graphiste.
Un conseil : se méfier du "all design" pour se recentrer sur soi, sur
l'émotion, la narration, l'engagement, l'objectif. ». D’ailleurs,
j’enprofite pour vous signaler
que le prochain Offf Festival (International Festival For The Post Digital
Creation Culture) aura lieu les 24,25 et 26 juin 2010… À Paris ! Et que
l’on pourra y croiser des pointures commeVaugahn Oliverou Hillman
Curtis ! Je crois que je vais m’y inscrire et inscrire les i-bridoux !
3 jours de keynotes et de présentation pour tout apprendre des grands de la
création ! En bonus, une petite vidéo…
Trouver un titre de post plus nul, ça, va être
compliqué !
Le nouvel album de Richard Hawley vient de sortir… Quoi, vous
ne connaissez pas Richard ? Il est la synthèse vivante entreRoy Orbison,Chris Isaak et Echo & the Bunnymen(période Ocean Rain). Le tout avec une
bonne touche de réverb' typiquement anglaise made in Sheffield. Et croyez-moi,
il y a duJoe Meeks dans sa demi-caisse (quoi, vous en ne connaissez pas Joe
Meeks ? Alors achetez sa sympathique biopic sur amazon). Car Richard
hawley est avant tout un guitariste de la classe d’un Eddie Cochran (il joue
aussi sur Gretsch) voir d’un Brian Setzer - en un peu plus « light »
quand même. Un grand styliste qui joue bien dans une palette de styles
classiques quoi que super efficaces (et qui font toujours plaisir à
entendre). En bon requin de studio, il aparticipé à un grand nombre de productions discographiques,
de Pulp à Nancy Sinatra en passant par All Saints. C’est d’ailleurs en première partie de
l’héritière de Franck SInatra que j’ai découvert l’oiseau. Du beau son super triste, à
10 000 kilomètres de ce qui se fait ! À écouter quand tout va
bien (et encore). Son avant-dernier album, Lady's Bridge, s’était fait descendre par
l’intelligentsia rock. Je ne sais vraiment pas pourquoi. Cet album très
contrasté en termes d’ambiances, citait parfois la soul façon Motown ou le
rockabilly roots (une de ses passions musicales) et était entrecoupé d’envolées
lyriques typiques de cet anglais 100% pure pint au pub. Le dernier, Truelove's Gutter, semble mieux
accueilli (de Mojo à Rock and Folk) même si il est un peu trop toujours sur le
même tempo à mon goût ! Le packaging est aussi très réussi notamment via
le visuel de couverture qui cite ouvertement le big « o » (Roy
Orbison, of course). Ce cliché de Steve Gullickfait apparaître le profil de
notre héros chaussant (comme Buddy Holly ou… Roy Orbison) une magnifique paire
de Ray-Ban Wayfarer II. L’intérieur, très intéressant, inclus les paroles des
chansons mis en scène dans des photos savamment travaillées. Le tout dans une
ambiance très romantique anglaise style XVIIIe. D’ailleurs le choix
typographique, à la limite de la calligraphie d’époque, va franchement dans ce
sens. Bien sûr, ce n’est pas le premier portrait sur fond noir qui est utilisé
pour un conditionnement de disque (je pense - au hasard - aux Beatles, Killing
Joke et autres Sisters Of Mercy) mais celui-ci est vraiment réussi. Classe et
mélodieux, Richard Hawley mérite un succès grand public ! En bonus, la
vidéo qui va bien (un des titres de Lady's Bridge) et qui est dédié à mon camarade Guillaume, futur grand fan de
Richard.
Voici un blog que tous les amateurs et autres professionnels d’Adobe Photoshop devraient régulièrement consulter. On y trouve le pire du pire quant aux montages, retouches et autres effets spéciaux que l’on voit souvent « fleurir » en nos belles publications. Ici, on rigole entres (presque) professionnels et l’on se dit que « non au grand jamais… Ça ne pourrait pas nous arriver ! » Quoique… À bien y penser il m’arrive parfois d’oublier un bout de main dans un détourage, un bout de truc ou de machin dans une belle composition. Et là, je fais moins le malin, croyez-moi ! Donc Photoshop Disasters fait œuvre de salut public en « calmant » les ardeurs graphiques de certains, tout en affichant une salutaire légèreté. Légèreté qui semble parfois tragiquement nous faire défaut (nous les graphistes). Car dans notre beau métier, on se donne le droit de changer la réalité quand elle ne nous convient pas ! Il y a quelque chose d’un peu triste et mégalo dans tout ça. En tout cas, qu’il est bon de rire et surtout de soi-même. N’oublions jamais que le graphiste est avant tout le roi de la blague nulle et foireuse. Et donc Photoshop Disasters peut nous aider à changer notre répertoire humoristique tout en restant dans la thématique. Un site précieux !
Jacno était un des héros de mon adolescence. Moitié du duo
Elli & Jacno, il avait fait ses débuts guitaristiques dans un des groupes
« pionnier » du punk rock français, les classieux Stinky Toys. Après
avoir connu un certain succès, via Europe 1, en solo avec son fameux « Rectangle »,
sorte de pré-techno minimale, il devait atteindre une vraie reconnaissance au
travers de son association avec Elli Medeiros. Elli n’est pas une grande
chanteuse, mais elle a un certain style, une sorte de signature vocale qui
n’est pas sans évoquer la french pop à la Françoise Hardy.Elli & Jacno ont
fait une poignée de 33 tours dont la très estimable bande originale du film
d’Eric Rohmer« Les Nuits de la Pleine Lune » (un must !). Après
le split du duo, Elli Medeiros est entrée dans la longue liste des one hit wonders made in France avec le fameux « Toi Mon Toit ». À noter qu’Ellia pas mal œuvré en tant
que graphiste et illustratrice, réalisant un paquet de bd (style Aggie) et autres pochettes pour le label
de son double et d’elle-même, ejc. Jacno, au fil du temps, a sorti un certain nombre d'albums à l'audience plus que confidentielle. Il a également persévéré en tant que producteur. Un producteur
plutôt éclairé puisqu’on lui doit le premier album d’un jeune chanteur plein
d’avenir : Etienne Daho. Plus surprenant encore et pour les amateurs
d’anecdotes étranges, il a également produit un single d’Errol Dunkley, figure
emblématique du reggae roots jamaïcain.Toutes proportions gardées, c’est comme si Jacques Dutronc avait produit
un single de Harry Belafonte. Jacno, l’éternel jeune homme moderne est mort la
semaine dernière d'un cancer. Il avait 52 ans. Il doit son pseudonyme à un
autre grand (du design par contre) Marcel Jacno. À l’époque du lycée, Denis
Quilliard fumait (beaucoup) des gauloises. Un classique du packaging designé
par Marcel Jacno. Or le paquet au casque ailé était signé sur le côté
« Jacno » d’où ce surnom qui devait aussi devenir son nom de scène.
La Modernité ne sera plus jamais pareille !
Un des plus grand tabou dans notre profession est le
« combien ça coûte ? »
En France, dans le monde du design, il y a toujours une
phase difficile à dépasser dans la relation-client. C’est précisément cette minute où l’on regarde le bout de ses pieds en espérant que le mauvais moment
que l’on est en train de passer va se transformer (miraculeusement)en pur moment de bonheur. Je veux parler du moment où votre client chéri lance d'un air désabusé : «combien ça coûte ?».Traditionnellement, dans notre société,
il est très mal élevé de parler argent. «Parce qu’on est des aristocrates
dans l’âme et que l’on préférait laisser ces bases besognes à son agent, son
commercial, son d.a. ou… Sa maman.» Moi-même, il me faut prendre une bonne bouffée d’oxygène
pour lancer le fatidique «et au niveau budget ?».Je me permettrai donc deux petits
conseils d’ami. Si vous devez parler pépet', faites le avant qu’il ne soit trop
tard. À savoir, très en amont du projet, pour que tous sachent
comment vous vous situez sur ce sujet. Ensuite, évitez (si vous le pouvez) de
trop négocier, ça fout toujours un coup à l’ego. Et quand vient finalement le
moment de s’y mettre, le cœur (comme souvent le portefeuille) n’y sont plus.
Pour vous aider dans cette difficile mais nécessaire épreuve, le blog
marie-julien(avec de vrais morceaux de graphistes dedans) vous donne quelques
pistes intéressantes de réflexion au travers d’un post : « Grille
tarifaire 2009, 2010, 2011 et 2012 pour les graphistes, infographistes et
webdesigners free-lance cherchant un ordre de prix pour un site Web, flyer,
brochure… Etc. » (Le titre n’en finit plus).On s’arrêtera plus
particulièrement sur le passage qui s’appelle « les pièges » qui est
vraiment criant de vérité et qui nous permettra de répondre à la plupart des arguments fallacieux mis en avant (le plus souvent) par nos chères clientes-agences de publicité (quoi
que même les clients en direct, s’y mettent aussi). Une bonne source et un
bon sujet de réflexion pour nous les designers… Qui le valons bien !
Stefan Sagmeister est une des stars contemporaines du design
graphique. Né en Autriche en 1966, il travaille à New York à la tête de sa propre
entreprise : Sagmeister Inc. Aujourd’hui, il semble que Stefan vit à Bali
en Indonésie. Il s’estnotamment
fait connaître à travers un certain nombre de pochettes qu’il a réalisé pour
Lou Reed, les poussifs Rolling Stones, les hors d’âges Aerosmith et
David Byrne. À noter qu’il a reçu un Grammy Awards en 2005 pour le coffret
« Once In A Lifetime » des Talking Heads. À noter également (d’après
Wikipedia) son mot d’ordre : « Design that needed guts from the
creator and still carries the ghost of these guts in the final execution »
que je me garderai bien de traduire pour ne pas en dénaturer la beauté
formelle. Son style très « je suis un plasticien »tient plus de
l’art contemporain que du design graphique d’aujourd’hui, comme en atteste le
sitede son studio. Le petite vidéo « Live + Work With Stefan Sagmeister »
vous donnera de précieux repères sur l’approche de ce designer atypique et
toujours passionnant ! Comme tous les grands de notre temps, Stefan est
également un enseignant et un intervenant demandé, recherché et très écouté. En
bonus, une petite vidéo qui le fait, Lou Reed et « Caroline
Says » extrait du passionnant Berlin. Sans doute le dernier cd à acheter
avant la fin du support physique !
Moi je ne connaissais pas Slinkachu (par contre Pickachu, je
suis incollable), merci Gene !
Aujourd’hui, petit coup de piston pour un jeune graphiste
d’origine franco-américaine. Gene D.Dorival (Didier pour les intimes et
« jinnnnn » pour les autres) est un graphiste talentueux que j’ai
rencontré lors d’unedes
formations que j'anime (à l’INFA, Nogent-sur-Marne). Toujours plein d’idées et de ressources, Gene a réussi à
interviewer Slinkachu un artiste hors du commun puisqu’il travaille dans la rue
sur le « microscopique ». Il crée de petites scénettes qu’il place à
certains endroits stratégiques. Seul l’œil averti peutdécrypter son travail, les autres risquent - au pire - d’écraser, sans s’en rendre compte, ces mini chefs d’œuvres. Une
approche du street art tout à fait originale et nouvelle que j’ai découvert
grâce à Gene et l’article qu’il a rédigé (une exclue, quasi historique, watcha !) pour la
revue ultre-chébran : Shoes-Up. Shoes-Up parle de baskets et de tout l’univers
« street » qui va avec ! Vous ne connaissez pas ? Courrez
acheter le dernier numéro ! Maquette impeccable, contenu original, vous en
aurez pour vos deniers ! Également, rendez-vous sur le blog de Geneet si
vous ne connaissez pas son travail, son portfolio est visible ici. Talent à
suivre ! (Ps : la photo qui illustre ce post est de Gene qui est aussi photographe).
Pour un grand amateur des années 50, un site commePlan 59est forcément un lieu de perdition visuelle.Plan 59 se définie comme le
musée de l’illustration du milieu du siècle dernier. On y trouve un grand
nombre d’images réparties en plusieurs catégories : voitures, breaks, camions, publicités, étiquettes… Etc... La liste est vraiment très longue. Si vous flashez
sur un visuel, vous pouvez également acheter un tirage dudit visuel en
plusieurs qualités et tailles. C'est bien pour la déco. de son intérieur ! La section haute-def propose les mêmes
services qu’une photothèque traditionnelle. Bien sûr, tout ça estpayant, mais la simple consultation est
gratuite et vaux vraiment le déplacement. Voilà une source d’inspiration
visuelle de première bourre qui ne manquera pas de nourrir la créativité de
tout bon designer en quête d’émotions visuelles. Une adresse hautement
fréquentable ! En bonus et en complément de la rubrique Space Art du site
Plan 59, voici les Spotnicks, incroyable groupe suédois en plein
délire spatial. Allez une petite giclée de rétro futurisme !
Le vectoriel est la grosse tendance graphique depuis quelques années... D'où ce site super pratique !
Voici une petite ressource
en ligne fort sympathique qui fera gagner du temps au graphiste dans sa quête
de l’illustration vectorielle parfaite. En effet, le site All Silhouettes
propose gratuitement au téléchargement toute une série de silhouettes
vectorielles couvrant l’ensemble
de nos besoins : hommes et animaux, feuilles, fleurs et autres enluminures diverses, armes à feu, lunettes, trames photomécaniques… Etc. Il y en a
pour tous les goûts et toutes les bourses puisque c’est gratuit ! All
Silhouettes, c’est 5572
silhouettes réparties dans 88
fichiers. À télécharger !
SCENE
360est un magazine en ligne dont l'objectif est de parler d’Art sous diverses
formes. Ce site, lancé en 2000, publie de nouveaux articles deux fois
par mois. SCENE 360interviewe et nous fait découvrir une variété
d'artistes, photographes, Web designers, réalisateurs et autres musiciens ou
poètes de tous poils. On y trouve donc une multitude d'informations qui viendront
enrichir notre culture de designer (qui est pourtant déjà vachement costaude). Les articles se divisent en plusieurs
catégories : Art&Design,Film, Littérature et Musique. Le tout en plusieurs
langues dont l'Anglais, l'Espagnol ou l'Italien (mais pas le Français ! Et
toc). Bien sûr, on peut soumettre ses contenus (vidéos, articles, visuels) et devenir "guest rédacteur" de ce très intéressant support en
ligne. SCENE 360 évite le côté élitiste de ce genre de publication qui par essence et du fait (en général) d'un manque de moyens met souvent
l'accent sur l'ultra-branché, voir l'ultra-bizarre ! Ici, on a plutôt droit à un lumineux fourre-tout
où l'on peut trouver un peu de tout (ce qui nous intéresse). Syndiquez ce
site (déjà plus de 2000 abonnés)
ou n'hésitez pas à y revenir
régulièrement...
Le premier clown illustrateur est
également graphiste !
Nous
avons déjàparlé plusieurs fois
d'Alain Brizzi, clown, illustrateur et graphiste. Nous avions rencontré
Alain lors d'une petite formation sur l'infographie (de derrière les fagots). Et
je dois dire que son enthousiasme, sa gentillesse comme son talent ont tout
suite su « séduire » nos cœurs de graphistes (je parle de la fine
équipe d'i-breed et de moi-même). Régulièrement, nous avons des nouvelles de ce
type formidable qui en plus d'avoir un univers visuel fort a les mots qui vont
bien avec. Il y a peu, il nous a renvoyé son book (que l'on peuttélécharger ici) et qui montre ses évolutions vers l'infographie rajoutant une corde à son
arc (qui en a déjà quelques-unes). C'est beau, c'est graphique... Talent à
suivre !
Lancé en 1986, design WEEK est un magazine anglais qui couvre l’actualité de l'ensemble de l'industrie du design. D'abord publié par Haymarket, il a été racheté en 2007 par Centaur media qui l'a légèrement repositionné. Très sérieux et très complet, le magazine couvre tout l'univers du design produit, du packaging, du design graphique et d'intérieur, du design numérique et événementiel... Bref c'est du lourd, mais c'est en anglais et bien sûr un peu cher pour nous, pauvres frenchies (loin de la terre promise du graphisme : la perfide Albion). Anyway, le numérique aidant, on peut se rabattre avantageusement sur le site Webqui reprend une partie de la structure éditoriale du mag. papier. On y parle toujours et encore des sujets qui nous intéressent et son moteur de recherche de trouver des références visuelles de la plus grande aide quant on est en phase de conception et création. Il est donc fortement conseillé d'y revenir régulièrement histoire de se tenir « au jus ». Une bonne ressource gratos !
Encore un p'tit jeune qui déchire ! Moi, j'pense à la retraite !
François Leroy est un illustrateur français (cocorico) d’une
vingtaine année qui a une sacrée dose de talent et de savoir faire. Surnommé
Travelling ( ???), François Leroyfait partie du collectif Evokeet inscrit
son travail dans ce qui se fait aujourd’hui ! C’est sans doute un peu trop
dans l’air du temps pour ne pas se démoder à un moment ou à un autre… Mais c’est
quand même assez bluffant de voir de si jeunes designers être aussi fort techniquement ! C’est
donc un talent à suivre, ne serait-ce que pour voir ce que demain réserve à ce
petit génie du numérique !
Je vois des couleurs, des tas de couleurs qui se mélangent !
Je l’ai déjà dit, je suis nul en couleurs. C’est plutôt
difficile à avouer, surtout quand on doit manipuler de subtiles harmonies quasi quotidiennement, proposer de nouvelles tonalités à ses clients ébahis – voir
enseigner à une cohorte de stagiaires avides d’apprendre l’art subtil de la
quadri. et des teintes directes. Dieu merci, il existe un tas d’armes secrètes
(en ligne) qui en plus d’être gratuites sont plutôt efficaces. C’est le cas de ce
nouvel outil : COLOR JACK. Ultra-simple d’approche, il propose une palette
sur laquelle on choisi une teinte et quasi automatiquement le site vous propose
d’autres teintes qui vont bien avec. C'est magique ! Il suffit de choisir le type d’export
(Photoshop, Illustrator… Etc..) et l’affaire est dans le sac !
L’idée, ici, est d’allervite, pas
de faire de longues recherches ultra-pointues. COLOR JACK ne peut donc pas se suffire à
lui-même… Mais peut s’avérer utile en cas de « coups de bourre ». À
bookmarquer !
Le site designhistory.org date de 1999. Il est« l’œuvre » de Nancy
Sock-Allen et est sensé accompagner ses cours sur le design (qu'elle délivre quelque part à
Philadephie). Ce site publié sous l’égide deCreative Commons peut être repris par tous à condition de
ne pas le modifier, ni s’en attribuer la paternité. C’est dire si ce
designhistory.org est né d'une vraie volonté pédagogique de diffusion
« ouverte » du savoir. On y trouve un certain nombre de rubriques
d’intérêts (fondamentaux, pour nous les designers) : histoire du symbole et ce qu’il transmet,
histoire de l’écriture et de l’alphabet, histoire de l’alphabet, histoire de
l’afficheet son influence sur la
communication, comment l’Avant-garde a influencé le design graphique, le
Bauhaus, l’histoire (surtout américaine) de la Publicité, la révolution digitale et le
design… Bref, que du bon, même si l’auteur a un peu trop tendance à n'aborder
ses sujets que d'un point de vue purement américain ! Mis à part cette (petite)
limitation ce site est une mine d’or pour creuser la question design et
j’invite tous mes élèves chéris à lire, page après page, ce site ultra-documenté
(textuellement comme visuellement). Une mention spéciale pour les liens qui sont
également d’une rare richesse… Notamment ceux qui concernent les femmes et le
design graphique. Sujet, je dois le reconnaître, un peu tabou… Pourtant, de mon
point de vue, les femmes ont souvent beaucoup plus de sensibilité graphique que
les hommes… Dernier détail, Nancy est affiliée à la prestigieuse Aiga, c’est
dire si l’initiative est de qualité. Enfin, c’est en
anglais ! Tant pis pour ceux qui ne pratiquent pas…
Etre designer nécessite parfois d’accepter et dereconnaître ses influences (comme certains de ses pairs). Une fois
fait ce difficile coming-out, on peut passer (enfin) à autre chose et espérer
devenir soi-même, hors influences ! Niki Brown a posécette difficile question à l’ensemble de
ses potes designers sur Twitter. Dans son blog (Design O’blog), il nous en fait une restitution plutôt sympa... Et ça permet en plus de découvrir de futures nouvelles
influences ! Du coup, j’me suis dit comm' ça qu’elle bonne idée… Donc à mon
tour je lance l’opération « Qui vous inspire ? »… Si vous
souhaitez partager cette information fondamentale avec les lecteurs de ce blog, n’hésitez pas à laisser un
commentaire à ce post et je ne manquerai pas de les compiler dans un futur
article. Pour ma part, le choix est difficile, j’hésite entre (mais vous vous
en doutiez déjà) David Carson et Gérard Floque. Gérard (Interprété par Roland
Giraud) est un génial créatif de pub des années 80 dans le film éponyme... Entre graphiste et créatif mon cœur balance !
La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bauschn’était pas
directement liée au design graphique. Pourtant, son approche scénographique et
chorégraphique, sa vision de la danse m’ont toujours semblé se rapprocher d’une
certaine idée du design. D’ailleurs pour citer le Monde.fr: « Son
influence et son aura ont même débordé le domaine de la danse. Dans le théâtre
surtout, mais aussi les arts plastiques, et le cinéma où Fellini et Almodovar
lui ont directement rendu hommage dans des films ». Dans son cas, le
langage du corps prend le relais des outils graphiques. Malheureusement, Pina
Bausch est morte d’un cancer fulgurant le 20 Juin dernier et c’est sans doute
un des plus grands chorégraphes / danseurs de ce début de siècle que nous
venons de perdre. Elle était à la tête du Tanztheaterdepuis 1973 et a connu
une gloire internationale largement méritée (en réinventant d’une certaine
façon la danse moderne à travers son approche hypra-personnelle). Fellini la
décrivait de cette façon : « Avec son air aristocratique, tendre et
cruel à la fois, mystérieux et familier, Pina Bausch me souriait pour se faire
connaître. Une religieuse qui mange une glace, une sainte en patins à
roulettes, une allure de reine en exil, de fondatrice d'un ordre religieux, de
juge d'un tribunal métaphysique, qui soudainement te fait un clin d'œil ».
Sniff ! En complément, la vidéo qui va bien !
>> En toute subjectivité, voici une habitante de Minneapolis, patrie d'une partie de ma famille américaine.
En direct de Minneapolis, Minnesota voici Katie Kirk, une reine de l'illustration vectorielle. Son travail, comme c'esr le cas pour beaucoup de designers contemporains, se trouve à la jonction du design graphique et de l'illustration. Elle évolue dans un style très comme on l'aime (années 50/60) tout en gardant une certaine fraîcheur et un certain humour. Son nom a déjà fait le tour de la presse spécialisée (PDN, Print Magazine, How... Etc.) pour finalement atterrir dans votre blog préféré. Parallèlement à ses travaux de publicité et d'édition, elle œuvre au sein d'une boutique/studio de design multidisciplinaire (illustration, Web, print... Etc.) qu'elle a ouvert avec son mari : EightHourDay. On peut découvrir son travailici et là...
Si vous souhaitez faire votre Peter Saville et recréer à votre sauce ces chefs d'œuvre absolus que sont les pochettes de Joy Division ou New Order, alors cette adresse est pour vous. Vous y trouverez en téléchargement gratuit les fonts utilisées par notre gars Peter (pour créer tous ses classiques). On y trouvera également une galerie avec la plupart des dits visuels. Je ne sais pas s’il s'agit du site officiel de Saville ou bien un site de fan, en tout cas, on y trouve une multitude d'informations intéressantes. En complément et pour vraiment faire le tour de la question, on pourra également se rendreici de façon plus officielle… Love will tear us apart ! En bonus la vidéo qui va bien !
>> Le graphiste, i peut réfléchir aussi ! La preuve des fois i fait des conférences sur des sujets dont on comprend même pas le titre (mais ça fait bien) !
Aujourd’hui ou plus exactement ce soir à 19h30, je vais avoir le plaisir (et le privilège) d’inaugurer un cycle de conférences initié par la jeune sociétéYLOS7. YLOS7 est le spécialiste de la formation en infographie et nouvelles technologies. À fin de faire un peu de buzz autour de son nom, tout en informant, YLOS7 lance une série de conférences sur des thèmes tournant autour de l'univers du numérique. La première conférence sera sur la Web 2.0 (et j'en suis l'heureux invité). Ceux qui me connaissent savent que c’est un de mes sujets de conversation privilégié (même un peu trop - demandez à mes proches). Mais bon, il se trouve que mon studio i-breed chéri s'est spécialisé sur ce type de projets. Si la terminologie est avant tout marketing, elle n’en cache pas moins une vraie avancé dont nous faisons l’expérience (d'où le nom de ce blog) tous les jours. Blogguer est un des outils de cette révolution et donc logiquement Are You Experienced ? se doit (par mon intermédiaire) de payer son tribut à ce qui s’annonce être un vrai changement dans notre quotidien numérique.Icimême vous pouvez télécharger mes contenus et j’aimerais juste (sans déflorer mon sujet) revenir sur une citation qui devrait me servir de conclusion. Je vous laisse donc à Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique) : « Le numérique sera dans les prochains mois un levier majeur de la sortie de crise pour Notre pays. »Elle est pas belle la vie ?
Être invité à un jury est une forme de reconnaissance… On devient un « notable » du design !Ce coup-ci, c'est mon tour...
Avant-hier, j’ai eu le plaisir (et l’honneur) de participer à un jury de fin d’étude pour le Strate Collège Designers ! Dans la catégorie « objet », pendant toute une journée, sept designers nous ont présenté leurs projets de fin d’étude. Cette journée m’a véritablement passionnée, mise en question et enthousiasmée (dans le désodre) ! Tant par la qualité et la diversité des projets présentés que par l’intelligence de mes collègues jurés. Tous liés au monde du design, tous bienveillants et tous « disponibles » pour pouvoir aider et accueillir ces jeunes (déjà ultra professionnels). Entre la réflexion de fond, l’analyse, les réponses apportées tant au niveau des scénaris que des objets créés, ces projets parlent du beau, du mieux et d’un Avenir que l’on rêve meilleur. En cela, ce jury était une leçon d'espoir. Bien sûr, certains projets m’ont plus « parlé » que d’autres. Tous m’ont intéressé ! Un grand merci au Strate (et à Dominique S.) pour cette nouvelle expérience ! La photo qui illustre ce post est la maquette d’un androïde issu d’un projet nommé « Rebirth » tout à fait étonnant (voir même dérangeant)…
>> Le graphiste en a ras le bol de la soupe musicale ! Rock and roll qu’il vous dit !
Bon, notez au passage que j’écris rock and roll et non rock’n’roll ! En puriste de la chose, je dirais simplement que le rock est mort quand l’abréviation est venue abréger une forme d’art alors encore pure dans son expression. Bien sûr, le ditrock and roll est définitivement mort quand de jeunes blancs-becs du sud profond (des USA bien sûr) se sont mis à vouloir sonner comme des princes noirs du rythm and blues (pas du R'N'B). Non bien sûr, je rigole… Quoi qu’il en soit je garde une profonde nostalgie pour - disons (et au hasard) - Mike Pedicin ou Lillian Briggs ! Si vous ne connaissez pas alors aujourd’hui est un grand jour car découvrir le (vrai) rock and roll pour la première fois peut changer la vie. Bon assez digresser, en sortant d’un rendez-vous, je suis « tombé » sur ce graffiti que j’aime bien tant pour le fond que pour la forme. Je vous le dis, un pur moment de rock and roll graphique. En bonus, le clip qui va bien ( à savoir les fabuleux Treniers) !
J’aime tomber au détour d’une rue ou d’un trottoir sur une manifestation graphique spontanée. Quelque chose comme de l’art brut graphique qui ne se soucierait ni du style, ni de la mode ni des règles de mise en pages « de base ». J’adore cette enseigne pour coiffeur qui semble avoir « tapé » dans une galerie d’images sans droits des années 70...
On peut être commissaire aux comptes et avoir du talent !
Je profite de cet espace pour parler des gens que j'aime et qui me «tiennent à cœur». Roberto Moreno est un ami. Il est également une sorte de super-héros qui mène une double vie. En effet, commissaire aux comptes et comptable le jour, il devient artiste peintre la nuit. Un vrai artiste peintre qui a quelque chose à dire sur ce qui nous entoure. Il nous offre à travers ses visions picturales, de nouvelles sensations en partageant son passé et ses racines. En réalité Robert s'appelle Roberto et c'est à un voyage vers le Sud qu'il nous convie. Voyage vers son Espagne adorée, une Espagne en rouge et or qui sent bon les tapas, le flamenco et inconditionnellement la corrida. Moi aussi je suis et resterai un aficionado (et tant pis pour les bobos écolos qui mangent sans broncher leur bifteck). Ce voyage vers le Sud est un voyage à travers les couleurs et la matière. Voyage - aussi - vers un optimisme qui peut parfois nous manquer. Roberto est un peintre « spontané » qui a eu la force de s’inventer. Car un beau matin - ou plutôt une nuit (pour citer Barbara) Roberto s’est mis à peindre. Il a juste répondu à un appel du ventre. Voilà que sa deuxième exposition « confidentielle » s’achève. Promis, la troisième sera ouverte à tous et je ne manquerai pas de vous y inviter ! Gracias El Moreno. En bonus, un peu de rock espagnol en la personne de Loquillo, sorte de croisement entre Johnny et Robert Gordon (avec quelques racines punk en plus). Si vous ne le connaissez pas, je vous le recommande !
« En vérité je vous le dit, Warhol c’est mieux dans un livre bien imprimé que dans un musée mal éclairé » dit le graphiste provocateur et un peu « gavé » par la surexposition de l’homme à la perruque !
On connaît le penchant naturel du graphiste pour l’œuvre du gars Andy. Esprit de corps exige (Warhol a commencé comme graphiste) on a tous fait, à un moment ou à un autre, dans son style… Pensant au passage avoir un super concept grâce à des couleurs « qui flashent, genre sérigraphie, tu vois ! ». Le truc super original qui s’est juste fait un milliard de fois par une horde de graphistes débutants et tellement sûrs de leurs « bonnes » idées. Pour ma part, je crois l’avoir « fourgué » deux ou trois fois. La première fois, c’était pour un dossier de presse pour des produits dérivésAstérix(et c’est donc la pauvre Astérix qui a tout pris dans la tronche). Quant à la seconde fois, c’était pourLa Coccinellede Gotlib à l'occasion d'une superbe carte de vœux…. Chais' pas – la bd et Warhol, il y avait tune sorte de connexion naturelle ! Bref, quoi qu’il en soit, depuis je croyais ne plus avoir à faire au plus mondain des peintres new-yorkais ! C’était sans compter sur mes élèves et donc aujourd’hui même j’emmène ma petite troupe au Grand Palais… Pour la dernière exposition fleuve sur le sujet (Le Grand Monde d'Andy Warhol) ou devrais-je dire sur le Warhol en personne. Bref, je vous tiens au courant à travers une future critique circonstanciée de l’expo. Graphiste et Andy Warhol, une longue malédiction ! En bonus, un peu de rock and roll Warholien !
Grâce à ce (bon) blog américain, je vais enfin pouvoir devenir une superstar du design graphique en suivant les bons conseils de ceux qui savent. C'est possible aux USA et uniquement aux USA. Vraiment, ils sont trop forts ces Américains !
Voici un blog qui vaux d'abord et avant tout pour la (haute) qualité de ses illustrations. Ensuite, si on lit l'Anglais, on y trouvera une foule de conseils et d'astuces prodigués par l'intelligentsia du design américain. En effet, Success Secrets of Graphic Design Superstars interviewe la « crème de la crème » (en anglais dans le texte) et à la façon d'un journal axé « pipole » nous livre ces petits secrets qui font toute la différence ! On y croise bien sûr des giga-stars tel Hilman Curtis ou Milton Glaseret c'est très instructif. Par exemple si l'on prend le cas de Milton, ses « secrets » sont assez simples : « il faut se casser le cul au travail » (celui-ci est un peu classique) et il faut plutôt éviter « la course aux prix et autres récompenses » (qui le sont surtout pour les médias qui en font la promotion). Enfin « un business plan n'est pas essentiel ». Bref, tout ça ne mange pas de pain et plutôt facile à dire quand on est une star de son calibre. Pour les obscurs comme nous, c'est un peu plus difficile ! Bon, en tout cas, on ne manquera pas de syndiquer ce blog, très « clean » visuellement (et de toute façon très richement illustré). D'ailleurs le visuel qui accompagne ce post est extrait de l'article sur Millton Glaser et plutôt représentatif de son style délicieusement années 70. À bookmarquer ! En bonus, la vidéo qui va bien en hommage aux Américains (qui décidément sont trop forts)... Une reprise par le groupe foutraque Sttellla d'un morceau créé par les Satellites (là ça devient compliqué) et qui justement s'appelle « Les Américains »...
Voilà notre dernier coup de cœur en date ! C'est beau et original ! Hélène, chez Are You Experienced ? Nous t'aimons...
Hélène Builly dit (grâce à un judicieux anagramme) Lue Bleythineest une illustratrice de talent qui semble mélanger plusieurs techniques (à moins que tout ça ne soit que virtuel) pour réaliser des visuels tout à fait singuliers et intéressants. Son approche graphique ressemble à du collage, mais qui n'aurait pas peur de mélanger époques et styles dans une vaste collision visuelle. J'adore ! C'est à la fois « baroque » et années 50, bien que franchement inclassable ! Elle est représentée par Agents Associés et apparaît sur le site dédié et très graphique :Costume 3 piècesaux côtés de la fine fleure de l'illustration contemporaine. Mais, franchement, Hélène sort du lot, notamment au travers de sont travail « commercial » et publicitaire. Ses visuels pour Chivasou Absolut sont de toute beauté. Je l'avais déjà remarqué grâce à sa campagne Renaultpour la Clio (sans vraiment savoir qui était l'auteur de cet étrange collage). Il y a quelque chose également de steampunkdans sa démarche et j'aimerais franchement savoir comment elle procède ! Je n'ai trouvé que peu d'informations sur elle, si ce n'est qu'elle a 29 ans, qu'elle est parisienne. Pour ma part je trouve qu'elle a un bon sang de talent et une classe internationale ! On ira donc sur son sites'en mettre plein les mirettes et si on est éditeur on n'hésitera pas à publier un catalogue raisonné de son travail ! Définitivement à découvrir !
Sur une idée de Céline, voici un reportage photo assez étonnant qui témoigne de l’attitude rock and roll de certaines jeunes femmes.
Pour être tout à fait honnête, je ne connaissais pas vraiment les Suicide Girls. À part, un épisode des Experts (Las Vegas, Miami ou NYC - je n me souviens pas) qui tournait autour de cette bande de jeunes filles finalement assez fréquentables. En creusant (sur Wikipedia) on apprend que « C'est à la fois une marque et une entreprise florissante mais qui se définit comme une communauté de femmes (et d'hommes) partageant un même idéal de vie qui combine le do it yourself (faites-le vous même) de la culture underground et une vision positive de la sexualité. L'idée fondatrice est la conviction que l'intelligence, la personnalité et la créativité ne sont pas incompatibles avec la beauté et le jeu de la séduction, bien au contraire. Le terme lui-même semble désigner une attitude de « suicide social » par le non respect des conventions. Le nom Suicide Girls vient du roman deChuck Palahniuk : Survivant ». Petite précision (provenant aussi de Wikipedia) : « les modifications corporelles, telles que les tatouages et les piercings, sont en bonne place chez les Suicide Girls, et on y retrouve des courants underground (métal, emo, gothique...). Mais prévaut surtout le non-conformisme dans toute sa diversité et un certain goût de la provocation. La nudité en est un aspect important ». Bon le décor est planté ! Sur le site officielde ces Suicide Girls, on regardera une série de clichés réalisée par Missyque je trouve (moi aussi) tout à fait fascinant. Sorte de parodie du « Fight Club » (toujours d'après un livre deChuck Palahniuk), ces images mélangent nudité, sueur, sexe et agressivité ! Le cocktail est détonant et l’on n’a pas forcément l’habitude de voir ce genre d’images du côté du sexe « faible ». Bien sûr, derrière se cache une démarche militante (j’imagine). Quoi qu’il en soit le résultat est très réussi ! Et comme l'affichait Johnny Rotten à lagrande époque: Viva la Rock’n’roll !
>> De quoi s’agit -il? Il le dit lui-même: « De graphisme, de design, d'images, de typographie, de toute cette cuisine qui fait mon quotidien. » Merci Benjee de nous avoir indiqué cette bonne adresse !
La Cuisine du Graphiste est un blog dont nous nous sentons forcément proche. En effet, Julien Josset (d.a. pour Stratégies, Directions, Prat...Etc.) partage avec nous ses coups de cœur, ses bons plans graphiques, ses délices visuelles. C’est léger, sympa, 100 % pure design et toujours très intéressant. Bref, une vraie communauté d’esprit, même si Are You Experienced se veut plus axé design et rock and roll. J’aime bien son humeur et sa légèreté. J’aime bien ce qu’il nous montre et la façon qui a de « copiner »... À bookmarker !