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Ici, il n'est plus question de musique mais bien d'art brut sonore.
Je n'ai pas abordé le domaine musical depuis un bon moment. Il faut bien avouer que le cœur n'y était plus depuis que le Web nous offre à peu près tout et n’importe quoi et ce quasiment gratuitement. Du coup, nos références secrètes, nos amours interdits, nos goûts déviants sont devenus la norme et chacun y va de son conseil undeground ou de son téléchargement collector. La diffusion, en masse, de la grande poubelle culturelle rend l'entreprise beaucoup moins drôle. Récemment j'ai, par exemple, chargé l'intégrale de chez intégrale du roi du easy-listening mexicain, Juan Garcia Esquivel. Avec deux live inclus, dont je ne connaissais pas l'existence ! Mon intérêt pour l 'outsider-music (et surtout les visuels qui vont bien) est donc un peu retombé. Jusqu’à cette rencontre récente. Je veux parler bien sûr du blog bien nommé : « The World's Worst Records ». Ah quel bonheur de découvrir ou redécouvrir tous ces illustres inconnus qui se sont imaginés, le temps d'une autoproduction, au sommet des charts. Certains artistes abordés dans ce blog ne sont pas de complets inconnus. Eilert Pilarm, Elvis impersonator suédois, m'a redonné le sourire. Je connaissais déjà l’engin et son côté Chef Suédois évadé du Muppet Show m'a toujours fait rigoler. La pochette de son greatest hits est un vrai bonheur graphique. J'y aussi croisé, aussi, une autre connaissance (presque un archétype) Florence Foster Jenkins, cantatrice au chant ultra-faux et à la voix de crécelle, qui vendait elle-même les places pour ses concerts. Histoire d'avoir son public dans la poche ! Un disque magnifique sorti chez RCA (il me semble) est disponible pour les courageux ou tous ceux qui n'ont même pas peur… On s'abonnera donc à ce blog et on ne manquera pas d'explorer ses archives ! Fun et rigolade assurés. Bien sûr, en bonus la vidéo qui va bien !















