Aujourd'hui, comme tous les 8 janvier depuis quelques années, c'est mon anniversaire. Traditionnellement, depuis le début de mes aventures blogostiques, je parle, en ce jour d’allégresse, d’une autre personnalité (née elle aussi un 8 janvier). Il ne s’agit pas de Pascal Obispo (bien que), ni de Stephen Hawking, David Bowie ou Mimi Mathy (tous nés un 8 Janvier). Non, j’aimerai avoir, aujourd’hui, une pensée toute particulière pour le King… Elvis Presley. Nous avons déjà abordé l’Elvis graphiste, fashionista, déco d’intérieur ou inédit ! Plus simplement, j’aimerai aujourd'hui partager avec vous MA vision de la star du rock. Et ce à travers un visuel original (que j’ai intitulé le « Roi et Moi »). Ce visuel fait parti d’un futur projet que j’aimerai « exposer » un de ces quatre. En attendant « Happy birthday to me ».
Picasso était un génie. Il a produit, produit et encore produit une œuvre d’une telle richesse que je suis à peu prêt sûr d’y trouver (aussi) du design graphique. Picasso était un génie et les génies, parfois, sont un peu ch… du fait de leur trop plein d’intelligence. Et Dieu sait que Picasso était intelligent. Finalement, ce que j’aime chez Picasso, c’est ni son génie, ni son œuvre mais bien le personnage Picasso : multiple, évoluant, rusé, intelligent… etc. C’est donc avec une certaine émotion que je suis tombé sur cette série de photos datant de 1949 (et publié dans LIFE) dans le blog Retronaut. On y voit mon gars Pablo peignant avec la lumière et initiant sans le savoir le light painting devenu célèbre quelques décennies plus tard. Retronaut est un blog purement visuel qui publie par thématiques et par années. On y trouve de tout et de n’importe quoi qui se mélangent en un gigantesque melting pot des plus jouissifs. On pourra également faire des recherches par thématiques génériques (musique, objet... Etc.). Dans cette série, c’est Pablo lui-même qui devient œuvre d’art et son geste immortel. Même avec de la lumière, on reconnaît son trait et son approche visuelle. C’est dire si Picasso est un génie et que les génies sont parfois… A méditer !
Le rock and roll n'est pas mort, du moins son esthétique continue de nous inspirer… De nous faire rêver ?
En vérité, avant d'être un graphiste, je suis un rocker. Un rocker dans l'âme, bien sûr. Quand j'évoque le mot rocker, je pense à deux "versions" possibles. D'une part, la bande de graisseux en blouson en cuir qui ressassent Gene Vincent sur leurs mobylettes (des Motobécanes bleues). D'aucun les appellerons des "rockies", histoire de souligner le provenance. Si j'en juge par le dernier numéro de Rock & Folk, le phénomène a la peau dure, puisque la bande à Philippe Manœuvre consacre plusieurs pages à… Vince Taylor. L'ange en cuir noir n'est pas encore revenu des morts malgré la dévotion de son fan club. Aucune reformation en vue. Et je ne vous parle parle pas de la marque Kooples et autre Jack Daniels qui illuminent avec une imagerie et des références visuelles rock and roll notre morne quotidien de travailleurs fatigués. Rocker, pour moi, c'est aussi une des nombreuses ramifications du grand arbre Reggae. Bien que le principe soit toujours le même (un bon contre-temps bien placé), le reggae n'en finit pas de se reproduire et de se réinventer. Du Rocksteady au One Drop, du Dubstep au Lover's Rock. Mais ne rentrons pas dans un débat de spécialiste. Si pour moi, la chose graphique est le poumon de mon existence (si, si), je défend un design qui ne soit pas forcement celui d'une caste déconnectée de la base. Vous l'avez compris, les deux ou trois graphistes qui se partagent les campagnes pour le Musée d' Orsay, le Ministère du trucmuche ou la région Pas-de-Calais ne sont pas mes amis. J'aime et je défend un graphisme né dans les poubelles de la culture populaire. Fun et ludique, emprunt d'Amérique de cartes postales où les guitares électriques sont rouges et blanches, les pochettes de disque au format 33 Tours 30 cm. Je crois donc être en communion d'esprit avec le blog Deadlicious. Ce blog purement visuel et tenu par des rockers français nous propose une bonne dose d'inspiration. Une inspiration de qualité provenant de livres, pochettes de disques, films, magazines… Etc. Et c'est souvent un bout de notre propre culture trash (je veux dire made in France) qui défile dans ce blog au design un poil moche (c'est un peu dommage). Pas vraiment grave pourtant, car Filo Loco, Big G, King Snato et Jimmy Pantera (contributeurs aux masques de catcheurs mexicains) valent le détour. Et pour peu que vous soyez en quête de sources visuelles typiquement rock and roll, vous serez comblés ! Deadlicious est fait pour vous… (En illustration de ce post, un p'tit visuel trouvé sur le blog). En bonus, le clip qui va bien…
Beau comme un magazine branché mais gratuit comme un repas au Restau du Coeur.
DAZED AND CONFUSED a longtemps été considéré comme l’archétype du magazine branchouille anglais. Le titre vient d’ailleurs d’une chanson de 1969 de Led Zeppelin, c’est dire si l’on évolue dans le monde des bonnes références Pop. D AND C a été fondé en 1992 par un journaliste d’expérience Jefferson Hack et un photographe (aux nombreuses publications) Rankin. Très accès sur la mode, le visuel, les tendances, il reste un des derniers titres de ce genre (avec i.D), ses concurrents directs : The Face et Sleazenation ayant jeté l’éponge depuis un moment. Si DAZED est profondément branchouille, il lui arrive cependant de lorgner vers des sujets plus ou moins « sociaux » et « engagés ». Mais, c’est peut-être l’évolution logique d’un lectorat qui se bobotise en vieillissant. Le mag est également à l’origine d’initiatives plutôt intéressantes comme la société de production « DAZED Film & TV » qui produit des contenus dans leur esprit bien particulier (Renegade TV Gets Dazed) ainsi qu’un festival « DAZED LIVE». Plus intéressant encore, leur façon d’aborder le digital avec un support à part entière que je vous invite à découvrir « DAZED DIGITAL » qui, depuis 2006, rassemble pas moins de 200 000 lecteurs / Internautes. Ce mag en ligne a sa propre approche éditoriale et ses propres contenus qui se recoupent plus ou moins avec l’édition papier. Mise en pages soignée, photos top qualité, contenus décalés tout y est pour presque rien… C’est en anglais et c’est un passage obligé quand on aime passer en coup de vent chez Colette le Jeudi après-midi. Amis graphistes et autres branchés parisiens, syndiquez-vous !
We'll dance a little bit to the bop, to the bop, dance a little bit to the bop, well dance a little bit to the bop,well now dance to the rock'n'roll.
On fête cette année le 40e anniversaire de la mort du rocker Gene Vincent. Né à Norfolk en Viriginie en 1935, Vincent Eugene Craddock connût la gloire dès 1956 Grâce son hit single (7e au Billboard): Be-Bop-A-Lula. Si tout le monde, aux USA, l’a depuis longtemps oublié… Certains européens (entre 50 et 60 ans) lui vouent un culte qui défie l’entendement et le talent de ce pionner du genre. Oh bien sûr, Gene Vincent a à son actif une poignée d’albums devenus des classiques (pour une foultitude d’enregistrements anecdotiques au son douteux et hors sujets). Il est en tout cas un des rares pionniers à avoir tourné en France, provoquant un amour irraisonné d’une horde de fans en quête d’authenticité. Les Français et les Anglais aiment Gene Vincent au delà de son alcoolisme et de ses cyclothymiques humeurs, provoquant une nombre incroyable de vocations musicales (des yéyés français au néo-rocakbilly anglais des années 70). Pas toujours au top finance, il s’adjoint les services d’un paquet d’orchestres approximatifs (les Champions, Wild Angels... Etc.) du crû, trop contents de jouer avec leur Dieu sur terre. Mais revenons à la chose graphique et au plus gros malentendu de l’histoire du rock. La scène yéyé de l’époque se mis au rock en découvrant (et écoutant) les albums de Gégene… Notamment l’album : "Gene Vincent and The Blue Caps" qui était définitivement un must have dans le contexte de l’époque. On y découvre Gene entouré de ses Blue Caps. Pour les besoins de la photo, son batteur ne dispose que d’une caisse claire (écartant grosse caisses, charleston, tom bass et autres cymbales). Du coup les Chaussettes Noires et autres Vautours français fûrent longtemps persuadés que pour faire du rock, seule une caisse claire et une cymbale pouvaient rythmiquement faire la blague. D’où le son si particulier des débuts du rock français. Son unique sans fréquences basses qui fût à son tour imité par les rockers espagnols. Les albums Capitol de Gene VIncent restent aujourd’hui encore des références visuelles de qualité. Des objets de collection au graphisme soigné typique d’une époque. En bonus le clip qui va bien…
Ces photos de police prisent dans les années 20 sont criantes d'humanité !
J’ai toujours eu une passion quasi-coupable pour les pionniers de la photographie. Je ne parle pas des faiseurs d’images « sympatoches » façonDoisneau(qui n’a en fait rien d’un pionnier) mais bien des témoins de leur temps, appareils en main. Il y a de la Vie (de la vraie) dans les décors désertés d'Atget et dans le Paris (canaille) de Brassaï… De l’authenticité oserai-je dire, même si Brassaï était un artiste avant d’être un photographe. Toutes nos grandes institutions (style Musée d'Orsay) s’intéressent depuis quelques années à ce qui fût pendant longtemps un parent pauvre, une lubie de quasi-geeks (ah, l’évolution des technologies). Du coup, toutes les photographies sont rentrées au musée et se sont achetés un vernis culturel. La photographie est finalement un art. The Historic Houses Trust est un des plus grands musée australien. Il a pour particularité d’investir divers lieux d’où son nom. Il y a peu, cette valeureuse institution a exposé un certain nombre de clichés via le musée de la Justice et de la police de Sydney. Cette collection de portrait a été prise dans les années 20 et catalogue les pires truands de l’époque. En effet, chacun de ces clichés était accompagné d’une notice donnant moult détails sur ces criminels et leurs crimes. Ce qui rend l’ensemble plutôt étonnant, c’est la qualité des clichés… Bien éclairés et hyper définis. Du coup, ces « tronches » sont criantes de vérité et constituent un ensemble hyper cohérent qui nous entraine dans un passé finalement pas si éloigné. On pourrait presque y reconnaître un voisin ou un lointain parent - si ce n’est le style vestimentaire qui lui ne trompe pas. Exactement le type de photographie qui me parle tant au niveau de son esthétique que par son sens !Cette galerie est disponible sur le blog Twisted Sifter spécialisé dans ce qui est un peu différent et amusant…
Jean Laulhé est né en 1945 au pays basque. Ce photographe, plus connu sous le nom de Tony Frank, a été un des « piliers » de Salut Les Copains, puis Hit Magazine. A ce titre, il a photographié tous les yéyés, rockers et autres pop stars de France et d’ailleurs. Avec une prédilection pour notre Johnny H. et bien sûr pour Sergio qu’il a longtemps suivi et dont les clichés agrémentent bon nombre d’albums du « dieu » français enfin reconnu mondialement (ou presque). A noter, aussi, la fameuse affiche de 1972 où Michel Polnareff nous montrait ses fesses et qui fit (je m’en souviens encore) dans la France de Pompidou un scandale sans précédent. En 1983, Tony Travaille pour Sygma, en 1995 pour O.Médias. Depuis 2000, Tony est indépendant. Ce qui rend son travail intéressant, c’est la juxtaposition d’un regard de fan invétéré (ah que Johnny) et l’œil d’un photographe qui essaie de « coller » au goût de l’époque. L’œuvre de Tony Frank ne s’appuie pas sur une vision déclinée à l’infini mais sur une multitude d’approches typiques d'époques différentes, formant un kaléidoscope visuel riche, poignant et souvent kitsch. On y rencontre nos « héros » au sommet de leur art dans des images devenues des « classiques » (Bob Dylan, les Who… etc.) mais aussi de complaisantes visions de Sylvie Vartan, Il Était Une Fois ou Claude François. Bref, la France de Guy Lux se cherchant une reconnaissance visuelle. On n’hésitera donc pas à se procurer son « Serge Gainsbourg » mais surtout «Le Temps des Copains » (apparment épuisé) qui illustre parfaitement cette diversité (très belles images de Bashung époque « Play Blessures »). L’image qui illustre ce post a été réalisée par le maestro. Elle date de 1968 à Monthlery et représente Christophe, notre Beau Bizarre préféré. En bonus le clip qui va bien !
Barbara Krugerest une artiste conceptuelle américaine née en 1945. Son travail s’articule systémiquement entre des prises de vue en noir et blanc, une chromie évoquant le constructivisme (noir, rouge et banc) et de la typographie néo-suisse (Futura bold oblique et Helvetica ultra-condensé). Ses messages décalés sont une critique du monde des médias et de notre société économique déshumanisée. Son travail parle aussi de notre rapport à l'intime... Notons au passage qu’elle a étudié à laParsons School Of Design (de New York) ce qui explique sans doute son approche « infographique » et qu’elle a travaillé comme graphiste pour plusieurs magazines. Je connaissais les visuels sans mettre un nom dessus. J’ai donc enfin pu nommer une œuvre riche et engagée. Une approche qui parlera aux graphistes que nous sommes !
Lors de la conférence de presse « Inside search » le diable de Mountain View, Google a annoncé un nouveau « feature » quant à son moteur de recherche « vedette ». On peut désormais faire des requêtes à partir d’images. Ainsi, il est désormais possible de récupérer des informations de lieu, d’identification, de date (entre autres) à partir d’une image que l’on glisse-dépose dans le champ de recherche de Google Images.
D’après la notice explicative « Google a recours à des techniques de vision par ordinateur pour trouver des images similaires à la vôtre dans l'index Google Images et d'autres collections. À partir des correspondances trouvées, nous essayons de générer une description textuelle précise de votre image sur la base de l'hypothèse la plus probable, et de trouver d'autres images représentant le même contenu que la vôtre. La page de résultats de recherche peut afficher les résultats de cette description textuelle ainsi que les images similaires. » Enfin, notons une autre singularité quant à l’affichage des résultats : « Lorsque vous lancez une recherche par image, les résultats qui s'affichent ne se présentent pas de la même manière que ceux obtenus lors d'une recherche classique sur Google Images ou sur le Web. La principale différence réside dans le fait que des résultats autres que des images peuvent s'afficher, tels que des pages Web susceptibles d'avoir un rapport avec l'image de votre recherche. Les éléments disponibles sur votre page de résultats varient selon la recherche effectuée et les informations correspondant le mieux à cette dernière ». Enfin, voici ce qu'il est possible de « récupérer » après utilisation :
• Image d'aperçu : version plus petite de l'image que vous recherchez (notez que si vous revenez sur cette page de résultats au bout d'un certain temps, il se peut que cette image ne soit plus affichée).
• Hypothèse la plus probable : si notre système détecte une description textuelle de votre image, il l'affiche sous forme de lien pour vous permettre de pousser votre recherche plus avant. Les premiers résultats Web peuvent également s'afficher pour cette requête textuelle. Pour modifier votre recherche, modifiez l'hypothèse la plus probable ou complétez-la en saisissant votre texte dans la barre de recherche.
• Images similaires : groupe d'images similaires à celle de votre recherche. Cliquez sur le lien pour afficher d'autres images similaires.
• Pages contenant des images identiques : pages Web affichant votre image.
• Autres recherches liées à cette image : si plusieurs descriptions de type "hypothèse la plus probable" sont détectées par notre système, elles s'affichent sous la forme de liens au bas de la page. Cliquez sur l'un d'eux pour afficher tous les résultats de cette requête. »
Une micro révolution pour les gros consommateurs d’images (que nous sommes) et qui ne manquera pas de faciliter nos explorations quotidiennes.Vraiment, le nouveau démon informatique est très fort … Et très innovant ! En bonus, la vidéo qui explique le concept ...
Voici FILE, un site qui traite de la photographie « différente » : sujet, angle et traitement. Ici, c’est l’originalité qui compte. Il n’est pas question de concours, de tutoriaux ou d’un quelconque angle « grand public » et racoleur. Deux passionnés sont derrière cette très belle initiative. A.Patrick Alfaro un photographe basé en Caroline du Nord et Rick A., modérateur et apparemment développeur dans une grande compagnie. Plusieurs sections sont proposées. D’abord, une collection de 2977 clichés proposés par l’ensemble des contributeurs. On y trouve à boire et à manger, mais l’intérêt est constant du fait même du thème et de la diversité. On regrettera cependant l’absence de tags qui auraient pu permettre une recherche par thème plutôt qu'un fastidieux et interminable « suivant et précédent ». Mais ne boudons pas notre plaisir, ici l’image peut avoir deux fonctions : inspirationelle et plastique. Dans la rubrique « Projects », on trouvera un certain nombre « d’expositions » autour de thématiques plus ou moins bizarres et étranges (mon cher Watson). La série« The illuminati » d’Eva Baden m’a particulièrement touchée et interrogée.« Lettermade » par Bradley Dicharry intéressera à coup sûr les graphistes que nous sommes. Enfin, le dernier « projet » en date : « Pictures » de l’acteur Jeff Bridges. Son projet est franchement magnifique et mériterait d’être également exposé physiquement (mais peut-être est-ce déjà le cas !). Dans la rubrique « Contributors », tous les photographes participants sont listés. La plupart sont des pros, d’où la qualité et le niveau des visuels proposés. Dans la rubrique« Submissions », on pourra bien sûr proposer son travail. La pornographie est bien sûr interdite ! Enfin, cerise on the cake, la rubrique« Links » propose de poursuivre l’expérience avec une magnifique collection de liens. J’y ai ainsi découvert « Shorpy »un blog sur la photo « ancienne » et argentique. Mon pêcher mignon, un véritable travers inavouable ! Pour en revenir à FILE, une exploration complète s’impose. On y trouvera des trésors visuels. Bien sûr, on ne manquera pas de se syndiquer ! Merci FILE… À bookmarquer !
Un jour, peut-être, je vous parlerai du Steampunk, un mouvement plutôt drôle et créatif, dont je me sens proche ! Stephen Berkman est un photographe ultra-talentueux que l’on pourrait apparenter à ce mouvement tant son travail peut paraître anachronique. Stephen utilise une technique appelée l’ambrotype. Ce procédé a été inventé en 1854 par James Ambrose Cutting. L’ambrotype a un temps concurrencé le daguerréotype et se base sur l’obtention d’un négatif sur plaque de verre au collodion, sous-exposé à la prise de vue puis blanchi chimiquement au développement. Lorsque l’image est posée sur un fond noir, elle apparaît enfin en positif. En plus de cette technique ancestrale, Stephen Berkman reconstitue des scènes dans l’esprit de l’époque avec un décalage (et un humour) typiquement contemporain. Le résultat est poignant d’authenticité… On s’y croirait. D’ailleurs, je ne me lasse pas du cliché illustrant ce post : The Exhibition (From the Archives of the Academie des Sciences). Sur les site (plus très actif) de son studio : Zohar Studios, on découvrira une sélection de son travail photographique ainsi que le meilleur de ses installations. Ses installations sont bien évidemment dans le même esprit et je dois dire que la collision entre un procédé artistique ultra contemporain et une esthétique typiquement début du siècle dernier ne manque pas d’un certain panache. Notons, également, que Stefen Berkman est professeur et gère le département Histoire du film à l’Art Center College de Pasadena. Il est l’auteur des visuels d’une des pochettes de CD des Raconteurs (Consolers of the Lonely). A découvrir… En bonus, le clip qui va bien !
Shinichi Maruyama est un plasticien d’origine japonaise qui vit aujourd’hui à New York. Né en 1968 à Nagano, Shinichi se passionne très vite pour la Nature qu’il explore via de longs trekkings et une envie de la « figer » grâce à son appareil photo. Diplômé de l’Université de Chiba dans le domaine de la photographie et du cinéma, il se lance dans un premier projet :« Into The Spiti Valley »qui explore l’influence du Tibet dans la culture indienne. Deux livres accompagnent cette première exploration. Le site web de Sjinichi, quant à lui, expose l’ensemble du travail de ce tout jeune artiste. Sa démarche prend racine dans la culture japonaise mais du fait d'une approche plastique épurée, elle pourra parler à tous, quel que soit son background. Ainsi ses sculptures réalisées à partir de projections d'eau sont tout simplement époustouflantes de modernité et de beauté. Des micros instants capturés qui, une fois encore, nous démontre que la Nature est la plus belle des créations (séquence émotion). Transparence et mouvement, pureté et esthétisme… Fragile et éphémère, la série des « Kushos », quant à elle, cite directement l’art de la calligraphie en prenant comme « matière première » l’encre de chine. Les deux sections : Water Sculpture et Kushos sont agrémentés de deux films également indispensables. Enfin, la section « Nihonga » me semble plus anecdotique car beaucoup plus formelle (et déjà-vue dirait nos copains ricains). En attendant de pouvoir découvrir, un jour ou l’autre, son travail de visu, je prédis à ce jeune artiste (sans trop prendre de risques) un avenir jalonné de succès tant son propos est loin d’une certaine « branchitude » occidentale souvent brumeuse dans le discours. Bien sûr, son travail est « joli » mais il peut aussi nous questionner par la manière dont il est réalisé comme par la manière dont on peut le décrypter et l’appréhender. C’est donc une totale expérience artistique… qui questionne et qui fait du bien à l’œil !
D'après Andy Warhol, « Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. » Ces 15 minutes, j'y ai droit aujourd'hui...
Si vous avez lu lejournal Métro d'aujourd'hui, vous avez peut-être remarqué, en page 16, dans la rubrique «Metro Photo Challenge» une photo titrée «Deux amoureux très rock n' roll». Et bien c'est moi qui l'ai faite avec mes petits doigts boudinés. C'est en fait un modeste hommage au Baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau - sauf que moi, je l'ai vraiment prise sur le vif (en espérant que les amoureux en question ne me traînent pas en justice) ! Allez petit coup de frime - c'est pas tous les jours qu'on peut devenir célèbre. Pour ceux qui se posent la question, je n'ai pas (encore) gagné le concours... Mais ça n'est plus qu'une question de temps !
Voici une alternative aux photothèques insipides et
stéréotypées…
Si vous trouvez que les photos proposées par les
photothèques « classiques » se ressemblent toutes alors vous serez
sûrement intéressé par le site DONKEYSOHO. Sur le même mode que fololia, ce
site se propose de mettre en relation photographes et utilisateurs potentiels
(graphistes, pubards, journaleux, d.a. de presse magazine, designers, chefs de projets et pro. de la communication de
tout poil… Etc.) L’idée étant de proposer des visuels
un peu alternatifs voir carrément différents. D’après leur manifeste, DONKEYSOHOl’avoue : « Nous souhaitons par votre contribution proposer un
contenu visuel résolument créatif, alternatif et innovant. Un catalogue fait
pour intriguer, frapper l'imagination et témoigner d'une recherche esthétique
réelle, sincère et personnelle. » Une vraie bouffée d’oxygène pour tous
les photographes qui ne rentrent pas exactement dans les normes, que ce soit au
niveau des thèmes, du traitement ou des techniques. De plus, ce site est ouvert
à tous : « Si nous avons le parti pris d'images pro et non pro, c'est
parce que nous sommes convaincus que le talent est aussi dans la rue,
c’est-à-dire partout... Votre champ d’expression est d’autant plus ouvert qu’il
est libéré de toutes les contraintes liées aux images de commande. »DONKEYSOHOpropose des prix plutôt attractifs (de 15 à 450 euros) qui
varient en fonction de la taille, de la définition et de l’utilisation (ça
c’est plutôt classique). Le magot est en suite divisé « moit’ moit’ »
entre le site et le photographe. Le visuel qui accompagne ce post
(« Mélodies Massacre » signé Delphine Wilhelem) a d’ailleurs été
choisi parmi les 2 000 images proposées « à la vente »… C’est un
cliché de l’unique 45 tours des Olivenstein’s (from Rouen) comprenant leur
hymne punk « Fier de ne rien fier ». Un must qu'il est difficile de trouver, même en cd ! DONKEYSOHO, une belle initiative pour
sortir de la « froideur » anglosaxone façon Getty Images ! En
bonus – bien sûr – le clip (un peu minimaliste – sorry) qui va bien !
A hustle
here and a hustle there… New York City is the place where they said : Hey babe, take a walk on the wild side.
Cet été, j’ai eu le plaisir de
séjourner un moment à New-York,en
famille et en vacances. La Grosse Pomme est unique, si différente du reste des
USA. On y retrouve un je-ne-sais-quoi de typiquement européen qui la rend, pour
nous français, si familière et si attachante. New-York aime le design et
l’image. Il faut parfois être observateur pour relever les détails
graphiques, les indices visuels… Ces « traces » peuvent être aussi aveuglantes (je pense
à Time Square ou à d’autres lieux « hauts en couleur »). Voici donc
un petit patchwork de photos prises à la volée, au fil de mes
ballades !
Life en ligne, c'est beau et on peut y passer des heures !
Créé
parHenry Luce en 1936,Life estze référence en matière de photo journalisme. Avec sa fameuse têtière
rouge et blanche, Life a couvert presqu'un siècle d'actualitéspolitiques, people, culturelles… Etc.
Life a d'ailleurs fait des petits un peu partout dans le Monde dont la France…
C'est de Paris Match- of course - dont je veux parler. Le magazine cesse sa
publication le 20 Avril 2007 mais la marque continue d'exister sous la forme
d'un site internet et d'une maison d'édition. Depuis 2008, le géant
Google met le fond photographique de Life à la disposition de l'internaute,
dans la limite d'une utilisation non commerciale. Fidèle à son interface plus
blanche que blanche, Google propose un champ de saisi pour parcourir plus d'un
million de clichés et « fouiller » sans compter dans de l'image de
haute qualité. J'y ai bien sûr trouvé quelques clichés rare du King Elvis et de
quelques rockers oubliés. On y trouvera tout et n’importe quoimais surtout chaque grand événement du
XXe Siècle immortalisé : le premier pas sur la lune,la guerre du Vietnam, etc. C'est donc Lee Miller ou
Robert Capaque l'on peut croiser au détour d'une requête bien sentie ! Life en
ligne, c’est beau. En bonus, le petit clip qui va bien !
J’ai reçu un mail, la semaine dernière, de l’agent de Riego
van Wersch, preuve que votre blog préféré semble étendre son influence dans le
monde du design ! Donc, ce mail m’a fait découvrir le travail d’un
photographe que je ne connaissais pas mais qui m’a tout de suite « parlé ». D’après sa présentation « Riego van Wersch, 37 ans, vit à
Paris. Il aborde précocement la photographie à 11 ans de manière
autodidacte. Amnesty International l’expose à 17 ans à
Auvers-sur-Oise. Diplômé des Gobelins section photographie, il devient à
24 ans, Directeur de la photographie, et une figure incontournable des grandes
campagnes publicitaires internationales ». Il y a quelque chose de
trèscontemporain, dans son
approche de la photographie. En plus… Son œil m’interpelle en me montrant
un certain point de vue sur la Ville et la Solitude qui peut l’accompagner. Ces
clichés sonthyper travaillés au niveau chromie et lumière et ils sont plastiquement irréprochables. Comme le souligne aussi son dossier :
« Sous une même pulsion, où se mêlent poésie et cynisme, servie par un
travail graphique ultra-maîtrisé l’implacable acuité d’un regard qui nous
montre ce qu’il perçoit le mieux de notre condition humaine.Ces photographies
ne s’inscrivent pas dans l’intellectualisation, mais dans le ressentit ». Avec un tel nom, Riego était quasiment sûr de faire carrière... On peut découvriricison travail (et l’on ne s’en privera
pas, car c'est vraiment bien). En illustration de ce post une photo réalisée par Riego pour Sergio Tacchini.
Son travail perso vaux aussi le détour !
Brandon Pavanest un jeune photographe américain qui est né
et a été élevé dans le New Jersey (d’ailleurs il y habite toujours) aux
Etats-Unis. Brandon a commencé sa carrière en 2006 et est (apparemment)
toujours en train d’étudier la photographie à la fameuse Parson School Of
Design. Son père est l’heureux propriétaire d’une agence de publicité à New
York, ce qui expliquerait (peut-être) son goût pour les beaux visuels. Quoi qu'il en soit, son
approche sent bon le naturel mélangé à une certaine forme de sophistication.
Sophistication glacée qui n’est pas sans rappeler l’approche visuelle de lanouvelle photographie allemande. Son souci de l’éclairage et de la chromie sont
une véritable signature pour ce faiseur d’image qui s’annonce être un futur
grand de la photographie. Bien sûr, le choix des modèles et des sujets font
aussi beaucoup. Son portfolio en ligneest très intéressant bien que finalement
assez peu fourni. On y voit déjà quelques clichés très forts tant par
l’économie de moyens que par un impact maximum. Il y a quelque chose dans le
travail de Brandon qui m’interpelle et qui « rayonne », une
fausse naïveté qui fait un peu peur quand même. Un regard à suivre….
Par
hasard, je suis littéralement « tombé » en arrêt sur le travail d'un
photographe français que je ne connaissais absolument pas : René Maltête. René
est né en 1930 en Bretagne et est malheureusement mort en 2000. En 1958,
il intègre l'agence photographique Rapho(aujourd'hui regroupée au sein
d'Eyedea). En 1960, il publie son premier livre « Paris des rues et des
chansons ». Son style, fait d'humour et de poésie, est reconnaissable
entre 1000. René Maltête est un brin iconoclaste et n'hésite pas à rapprocher
les extrêmes (en un seul cliché). Bien sûr, il a publié dans la presse dumonde entier : Stern, Life, Camera...
Etc. et ses œuvres ont moult fois été éditées en carte postale. Il
y a quelque chose deDoisneaudans son approche sans l'aspect
« aseptisé » qui rend le gars Robert insupportable. Ses visuels ne
sont apparemment pas mis en scène (justement et contrairement au gars Doisneau)
et ils n'en sont que plus forts et plus « sympathiquement » visuels.
Un site Web, tenu par l'un de ses descendants, rend compte de cette œuvre riche
quoiqu’un brin franchouill'. À découvrir !
Le gars Michael, i sait y faire avec son appareil !!!
Aujourd’hui j’aimerais vous parler de Michael Tubiana.
Michael que j’ai rencontré à l’INFA, est actuellement en formation pour
élargir sa palette de compétences et ajouter à son métier de base (la
photographie) une approche d’infographiste. Car Michael est photographe de publicité - une espèce en voie de quasi-extinction. Le développement du tout numérique
a profondément transformé sa profession pourtant hautement estimable. En effet, là où
par le passé nous faisions appel à de vrais professionnels de l'image, nous devons
aujourd’hui composer avec des budgets de création riquiqui excluant toutes les interventions extérieures ! Du coup, le designer fait tout lui-même... De la prise de vue
jusqu’au suivi de fabrication. Cette concentration des compétences a fait
disparaître de la carte économique toute une population de
photographes et du même coup nivelée par le bas, leniveau moyen d’exigence visuelle. Tant pis, la Pub est avant tout affaire
d’argent. Quoi qu’il en soit, il est de plus en plus rare de trouver des
photographes comme Michael aux multiples compétences et talents. Michael peut couvrir tous les registres : du packshot au reportage. Aujourd’hui,
seuls les utra-spécialisés « survivent »… Too bad, j’aime bien
l’approche de Michael et son œil de professionnel de l’image ! Et donc je lance un appel solennel : Amis
directeurs artistiques battons-nous pour des visuels de qualité et n’hésitons pas
à faire travailler Michael (qui j’en suis sûr, vous fera des prix)… PS : Le visuel qui accompagne se poste est l'affiche d'un docu. sur les sneakers... Bien sûr, les visuels sont l'œuvre de Michael !
C'est de la photo mais c’est aussi de l’art
contemporain…
Le génial photographe anglais (originaire de Bristol)Martin
Parrexpose à Paris, au Jeu de Paume du 30 juin au 27 Septembre 2009.
L’exposition « Planète Parr » produite en collaboration avec la Haus
der Kunstde Munich, propose un savant mélange entre œuvres photographiques et
objets « incongrus » de l’artiste. Véritable « conceptuel »
de la photographie, Martin révèle certaines faces cachées de cet art enfin
reconnu qu’est devenu la Photographie. On se souvient (notamment) de ses
collections de cartes postales ennuyeuses – voir de ses autoportraits pris chez de
petits artisans photographes aux 4 coins du Monde. Martin Parr, c’est aussi
beaucoup d’humour, un peu d’absurde et un vrai regard sur le monde qui nous
entoure. Un regard toujours… So british ! C’est en tout cas un bon moment à
passer à la découverte de ses richesses visuelles. Pour illustrer ce post, un portrait de votre serviteur façon Martin Parr (accompagnée de ma femme
Alexandra) pris il y a quelques années par un artisan photographe au fin fond d’un
mall, dans le trou du cul desEtats-Unis… Depuis, je vous rassure, j’ai un peu maigri… Une expo à ne pas rater !
Bien sûr, je suis un grand fan des Clash, de Joe Strummer et de Paul Simonon. J'ai trouvé sur le net cette photo du grand dadet bassiste (sans doute lors d'un concert de The Good, the Bad and the Queen). Je ne connais pas l'auteur mais en tout cas, elle est superbe ! Elle a été prise aux Eurockéenes de 2007.
>> On peut être suédois et avoir de l’humour visuel… Bon, en même temps, on peut être graphiste et avoir de l’humour tout court ! Erik Johanssonest un jeune photographe suédois (de Gothenburg). Il n’a pas encore publié son travail et c’est vraiment dommage car il gagne vraiment à être découvert. Son univers est visuellement sophistiqué et oscille entre la bonne blague visuelle et un vrai territoire onirique, neuf et original. Bien sûr, il maîtrise les outils modernes de traitement d'images pour autant on est véritablement sidéré par la qualité de ses montages. Derrière, il y a une vraie vision qui se traduit notamment par une palette chromatique originale et bigrement maîtrisée pour un si jeune photographe. Pour sûr, il y a de la graine de star de la photo dans sa démarche. Bien sûr, en vieillissant, il devra se défaire du un peu trop lourd ou du trop anecdotique pour s’axer sur l’essentiel ! Mais tout y est et j’imagine qu’il ne doit pas (encore) prendre trop cher ! On ira donc sur son site parcourir ses trois années d'images et si on se pose des questions on peut le twitter directement ! Affaire à suivre…