Charade est un de mes « classiques » préférés. Ce film de 1963 avec Audrey Hepburn et Cary Grant a été réalisé par Stanley Donen. La musique est somptueuse (par le king Henry Mancini), l’action haletante et Paris sont au cœur de ce produit typiquement hollywoodien. Petit détail privé, le père d’une des me amies d’école y fait une fracassante apparition sous lal forme d’un policier typiquement français. C'est dire si ce film me rappelle des bons souvenirs. Le générique de Maurice Binder (j'en ai déjà parléici-même) est un petit chef d’œuvre graphique. Dont acte !
Oh et puis zut... C'est mon anniversaire, je fais ce que je veux ! J'adore honteusement cette chanson. Sorte de mix kitschissime entre des bons sentiments paternalistes et de la Chantilly ultra-riche en sucre et autres graisses animales. Pascal Obispo (d'abord obscure new-vaveux rennais puis star de l'ultra variét') est lui aussi né un 8 Janvier. En ce jour tout particulier, j'imagine qu'il doit (lui aussi) avoir une pensée affectueuse pour son fils. Le sien s'appelle Sean... Car c'est ça être père !
Aujourd'hui, comme tous les 8 janvier depuis quelques années, c'est mon anniversaire. Traditionnellement, depuis le début de mes aventures blogostiques, je parle, en ce jour d’allégresse, d’une autre personnalité (née elle aussi un 8 janvier). Il ne s’agit pas de Pascal Obispo (bien que), ni de Stephen Hawking, David Bowie ou Mimi Mathy (tous nés un 8 Janvier). Non, j’aimerai avoir, aujourd’hui, une pensée toute particulière pour le King… Elvis Presley. Nous avons déjà abordé l’Elvis graphiste, fashionista, déco d’intérieur ou inédit ! Plus simplement, j’aimerai aujourd'hui partager avec vous MA vision de la star du rock. Et ce à travers un visuel original (que j’ai intitulé le « Roi et Moi »). Ce visuel fait parti d’un futur projet que j’aimerai « exposer » un de ces quatre. En attendant « Happy birthday to me ».
Voilà un petit film d’animation pour VH1. Rappelons que d’après Wikipedia : « Vh1 est une chaîne musicale américaine. Le but initial de la chaîne était de faire comme MTV en diffusant des vidéo clips, mais en visant un public légèrement plus âgé, en se concentrant sur la partie la plus douce de la musique pop. À l'origine proposée sur le câble américain, elle est aujourd'hui diffusé dans le monde entier par internet. Son siège social se trouve à New York. ». Ce clip assez sympatoch’ a été réalisé par un studio espagnol d’animation Trimono.Trimono est basé à Madrid et a été commissionné parYoung & Rubicam New York. Joli mélange rétro (dans le traité) et moderne (dans la tonalité), ce petit film exprime les relations plutôt mitigées entre l’artiste et le business (qui n’est pas toujours son ami). Regardez bien, il y a quelques plans d’anthologie que nos amis japonais (et fans d’anime) n’auraient pas reniés.
Le rock and roll n'est pas mort, du moins son esthétique continue de nous inspirer… De nous faire rêver ?
En vérité, avant d'être un graphiste, je suis un rocker. Un rocker dans l'âme, bien sûr. Quand j'évoque le mot rocker, je pense à deux "versions" possibles. D'une part, la bande de graisseux en blouson en cuir qui ressassent Gene Vincent sur leurs mobylettes (des Motobécanes bleues). D'aucun les appellerons des "rockies", histoire de souligner le provenance. Si j'en juge par le dernier numéro de Rock & Folk, le phénomène a la peau dure, puisque la bande à Philippe Manœuvre consacre plusieurs pages à… Vince Taylor. L'ange en cuir noir n'est pas encore revenu des morts malgré la dévotion de son fan club. Aucune reformation en vue. Et je ne vous parle parle pas de la marque Kooples et autre Jack Daniels qui illuminent avec une imagerie et des références visuelles rock and roll notre morne quotidien de travailleurs fatigués. Rocker, pour moi, c'est aussi une des nombreuses ramifications du grand arbre Reggae. Bien que le principe soit toujours le même (un bon contre-temps bien placé), le reggae n'en finit pas de se reproduire et de se réinventer. Du Rocksteady au One Drop, du Dubstep au Lover's Rock. Mais ne rentrons pas dans un débat de spécialiste. Si pour moi, la chose graphique est le poumon de mon existence (si, si), je défend un design qui ne soit pas forcement celui d'une caste déconnectée de la base. Vous l'avez compris, les deux ou trois graphistes qui se partagent les campagnes pour le Musée d' Orsay, le Ministère du trucmuche ou la région Pas-de-Calais ne sont pas mes amis. J'aime et je défend un graphisme né dans les poubelles de la culture populaire. Fun et ludique, emprunt d'Amérique de cartes postales où les guitares électriques sont rouges et blanches, les pochettes de disque au format 33 Tours 30 cm. Je crois donc être en communion d'esprit avec le blog Deadlicious. Ce blog purement visuel et tenu par des rockers français nous propose une bonne dose d'inspiration. Une inspiration de qualité provenant de livres, pochettes de disques, films, magazines… Etc. Et c'est souvent un bout de notre propre culture trash (je veux dire made in France) qui défile dans ce blog au design un poil moche (c'est un peu dommage). Pas vraiment grave pourtant, car Filo Loco, Big G, King Snato et Jimmy Pantera (contributeurs aux masques de catcheurs mexicains) valent le détour. Et pour peu que vous soyez en quête de sources visuelles typiquement rock and roll, vous serez comblés ! Deadlicious est fait pour vous… (En illustration de ce post, un p'tit visuel trouvé sur le blog). En bonus, le clip qui va bien…
La découverte d’un artiste « outsider » et « spontané » est toujours, pour moi une vraie émotion et un vrai espoir. L’homme a besoin d’art, quelque soit l’époque et le contexte !
Jean-Pierre MEULEAU habite à Paris et ne donne aucune information quant à son parcours et son background. Je l’ai croisé dans une salle d’attente (celle de mon shrink). Son œuvre, pas lui ! Et ce qui m’a intéressé, c’est cette volonté de retrouver le rendu classique de la peinture (à l’huile plutôt) en utilisant un outil aussi impersonnel qu’Adobe Photoshop. Clairement, dans l’atelier de Jean-Pierre, il n’y a pas d’odeurs de solvants, ni de tâches de peinture. Sans vraiment dévoiler ses secrets de fabrication, on peut imaginer qu’il y a de la vectorisation et d’infinis échanges entre Adobe Illustrator et Photoshop. Pour un résultat plaisant, souvent original, même si on imagine Jean-Pierre plus intéressé par la technique que par le message. Le"wording" passe-partout de chacune de ses galeries en témoigne : « Abstractions, Paris Duo, Transparences et Reflets… Etc. ». Autre limite, le rendu final, trop neutre et encore une fois trop « plat ». Le numérique exclue la matière. Quoi qu’il en soit, saluons le travail de Jean-Pierre MEULEAU qui à la façon duDouanier Rousseau, s’invente peintre et nous livre une œuvre typiquement Art brut numérique. J’aimerai suivre son évolution dans le temps… Elle est, à mon humble avis, pleine de promesses et d’images de plus en plus originales, loin d’un mimétisme souvent encombrant. Car, si Photoshop ne sert qu’à reproduire des effets de pinceaux, pourquoi ne pas directement utiliser les dits pinceaux. Mais ne gâchons pas notre plaisir. Et je vous invite à explorer ici-même l’artiste. Bien sûr, le visuel qui illustre ce post est extrait de sa galerie « abstractions ». A découvrir…
We'll dance a little bit to the bop, to the bop, dance a little bit to the bop, well dance a little bit to the bop,well now dance to the rock'n'roll.
On fête cette année le 40e anniversaire de la mort du rocker Gene Vincent. Né à Norfolk en Viriginie en 1935, Vincent Eugene Craddock connût la gloire dès 1956 Grâce son hit single (7e au Billboard): Be-Bop-A-Lula. Si tout le monde, aux USA, l’a depuis longtemps oublié… Certains européens (entre 50 et 60 ans) lui vouent un culte qui défie l’entendement et le talent de ce pionner du genre. Oh bien sûr, Gene Vincent a à son actif une poignée d’albums devenus des classiques (pour une foultitude d’enregistrements anecdotiques au son douteux et hors sujets). Il est en tout cas un des rares pionniers à avoir tourné en France, provoquant un amour irraisonné d’une horde de fans en quête d’authenticité. Les Français et les Anglais aiment Gene Vincent au delà de son alcoolisme et de ses cyclothymiques humeurs, provoquant une nombre incroyable de vocations musicales (des yéyés français au néo-rocakbilly anglais des années 70). Pas toujours au top finance, il s’adjoint les services d’un paquet d’orchestres approximatifs (les Champions, Wild Angels... Etc.) du crû, trop contents de jouer avec leur Dieu sur terre. Mais revenons à la chose graphique et au plus gros malentendu de l’histoire du rock. La scène yéyé de l’époque se mis au rock en découvrant (et écoutant) les albums de Gégene… Notamment l’album : "Gene Vincent and The Blue Caps" qui était définitivement un must have dans le contexte de l’époque. On y découvre Gene entouré de ses Blue Caps. Pour les besoins de la photo, son batteur ne dispose que d’une caisse claire (écartant grosse caisses, charleston, tom bass et autres cymbales). Du coup les Chaussettes Noires et autres Vautours français fûrent longtemps persuadés que pour faire du rock, seule une caisse claire et une cymbale pouvaient rythmiquement faire la blague. D’où le son si particulier des débuts du rock français. Son unique sans fréquences basses qui fût à son tour imité par les rockers espagnols. Les albums Capitol de Gene VIncent restent aujourd’hui encore des références visuelles de qualité. Des objets de collection au graphisme soigné typique d’une époque. En bonus le clip qui va bien…
« Don't you dare, eat stuff off the sidewalk, no don't eat stuff out of garbage either or you know what'll happen to you ? »
Je me suis réveillé ce matin avec la folle envie d’écouter le meilleur de Charlie Feathers ou de Johnny Carroll. Je sais que le rockabilly n’est pas à proprement parlé un mouvement musical d’avant-garde. Même si certains signes, dans les médias ou dans la rue, m’annoncent un regain d’intérêtpour cette esthétique un brin passéiste ! Il n’empêche, à la façon d’un Obelix en Perfecto, je suis tombé dedans. Seul signe observable, chez moi, une indéfectible passion pour les « sideburns » (les rouflaquettes quoi). Donc, petit, j’ai fréquenté quelques « graisseux » qui m’ont à jamais converti à la beauté des ducktails, des creepers, des hot-rods, des teddys, des 501, des pin-ups, du rock and roll, des chemises de bowlings… Etc. Je n’y peux rien, je suis comme ça. Ce qui ne m’empêche d’aimer aussi la soul, le reggae, parfois le rap et le jazz, la poésie et l’art contemporain. Maisje vous raconte ma vie. Je suis tombé sur ce le blog : Deadliciousqui fait la jonction entre Rock an roll et Visuel. La baseline « Handmade Rock’n’roll patisseries to die for » résume parfaitement bien l'ambiance générale. C’est donc un vrai plaisir de naviguer à travers ces posts purement visuels. J’imagine que c’est une dangereuse bande de bloggeurs français qui alimente le bousinpuisqu’on y croise parfois Dick Rivers, la littérature Z à la française ou les Hells parisiens. C’est en tout cas « inspirationnel » et la série de liens sur le côté enrichie l’expérience en nous orientant vers divers incontournables du genre (dont Ed Roth dont je vous ai déjà parlé). Voilà donc une référence visuelle pour les graphistes rockers ! Le visuel qui illustre ce post est bien sûr extrait de Deadlicious. A bookmarquer.En bonus, le clip qui va le faire.
De retour de leur tournée américaine dans le Vermont, nos amis et "poulains" Neon Campfire seront en concert, à Paris, le Vendredi 30 Septembre prochain au 25 degrés Est, 10 Place de la Bataille, Stalingrad, Paris 19e. Ils en profiteront pour enregistrer un live bientôt disponible à l'achat et à l'écoute. Une bonne occasion d'immortaliser vos cris de fans et vos applaudissements. Venez en force soutenir le meilleur groupe de folk punk dans le monde de l'univers entier !
Petit hommage à ce designer américain si cher à mon cœur... Art Chantry, originaire de Seattle, est sans doute le plus rock and roll de tous les plasticiens « stars ». En refusant le virtuel et une certaine facilité (Art ne travaille pas sur ordinateur), il a su développer une signature visuelle basée sur des techniques de recyclage et de collage. Ce clip était projeté lors de la Design Week à Chicago organisée par le génial AIGA (American Institute of Graphic Arts) juste avant l’intervention du non moins génial Art Chantry. Voilà le meilleur de mon héro !
Pascal Blua est un ami graphiste que je fréquente depuis plus de vingt ans. Ensemble, nous avons fait nos glorieux débuts dans un premier studio (Bleu Petrol) puis nous nous sommes associés dans un second (Public Image Factory). Dans les deux cas, notre passion commune pour la musique nous a poussé à entreprendre et à partager des bonnes tranches de galère. Aujourd’hui, Pascal est un ultra-talentueux graphiste (free-lance) et auteur du très bon blog : Stéréographics qui sait (lui aussi) mélanger design et musique. Pascal fait parti du groupe/collectif 49 Swimming Pools. D’après le site Rock Made In France : « 49 Swimming Pools est le nouveau projet d’Emmanuel Tellier et de son « vieux » compagnon de route Etienne Dutin. Ces deux là se connaissent bien ayant joué ensemble au sein de Chelsea et Melvilletout au long des années 90. Fabien Tessier n’est pas non plus l’étranger du groupe puisqu’il a croisé la route d’Etienne Dutin dans Express au début des 90’s et produit le premier Chelsea. Bref, trois complices de longue date qui livrent ici un bel album de pop froide et aérienne comme les groupes du nord de l’Europe sont capables d’en sortir. Le supplément d’âme française venant sûrement des cuivres et flûtes qui posent une ambiance baroque à l’ensemble. » C’est dire si 49 Swimming Pools, c’est du lourd et du sérieux ! Les 49 piscines viennent de sortir un nouvel album « The Violent Life And Death Of Tim Lester Zimbo » dont le design a bien sûr été réalisé par Pascal. Quand on connaît un peu le gars, on y retrouve bien sa patte graphique et typographique (comme certaines de nos influences communes - mais chut ! Je ne dirai rien). Cette semaine, l’album est mis en avant sur l’iTunes Store, n’hésitez pas à l’écouter, à l’acheter et à donner votre avis (ça peut aider et faire du buzz). Parallèlement, le siteDezzig a mis en vente une superbe sérigraphie également réalisée par Pacal (toujours pour les 49 Swimming Pools) format 70/100 en tirage limité (85 exemplaires) et signé par l’auteur (mazette). Le tout pour la modique somme de 45 euros (voir illustration de cet article)… Très certainement, un futur collector ! Je souhaite donc à Pascal que les 49 Swimming Pools « cartonnent », pour qu’en plus, des royalties « tombent » dans sa popoche …
Jean Laulhé est né en 1945 au pays basque. Ce photographe, plus connu sous le nom de Tony Frank, a été un des « piliers » de Salut Les Copains, puis Hit Magazine. A ce titre, il a photographié tous les yéyés, rockers et autres pop stars de France et d’ailleurs. Avec une prédilection pour notre Johnny H. et bien sûr pour Sergio qu’il a longtemps suivi et dont les clichés agrémentent bon nombre d’albums du « dieu » français enfin reconnu mondialement (ou presque). A noter, aussi, la fameuse affiche de 1972 où Michel Polnareff nous montrait ses fesses et qui fit (je m’en souviens encore) dans la France de Pompidou un scandale sans précédent. En 1983, Tony Travaille pour Sygma, en 1995 pour O.Médias. Depuis 2000, Tony est indépendant. Ce qui rend son travail intéressant, c’est la juxtaposition d’un regard de fan invétéré (ah que Johnny) et l’œil d’un photographe qui essaie de « coller » au goût de l’époque. L’œuvre de Tony Frank ne s’appuie pas sur une vision déclinée à l’infini mais sur une multitude d’approches typiques d'époques différentes, formant un kaléidoscope visuel riche, poignant et souvent kitsch. On y rencontre nos « héros » au sommet de leur art dans des images devenues des « classiques » (Bob Dylan, les Who… etc.) mais aussi de complaisantes visions de Sylvie Vartan, Il Était Une Fois ou Claude François. Bref, la France de Guy Lux se cherchant une reconnaissance visuelle. On n’hésitera donc pas à se procurer son « Serge Gainsbourg » mais surtout «Le Temps des Copains » (apparment épuisé) qui illustre parfaitement cette diversité (très belles images de Bashung époque « Play Blessures »). L’image qui illustre ce post a été réalisée par le maestro. Elle date de 1968 à Monthlery et représente Christophe, notre Beau Bizarre préféré. En bonus le clip qui va bien !
Je milite activement, depuis quelques mois, pour la reconnaissance d’Alex Steinweiss. À coup de posts et de liens postés sur Facebook. Il y a peu, je suis tombé sur ce PowerPoint - assez moche, je vous le concède - mais qui est un brillant résumé de son travail et de sa démarche. On pourra (aussi et toujours) acheter le magnifique ouvrage qui lui est consacré (au format 33 tours, bien sûr) chez Taschen. On s’arrête 4,20 minutes et on suit la prez’ du gentil monsieur !
C’est l’été, les filles sont jolies et les graphistes en fleurs.
C’est l’été, même si parfois le temps n’y est pas ! Qu’importe, nous avons une pensée émue pour les grandes vagues bleues et les surfeurs qui vont avec. Un bon p’tit coup de Beach Boys par dessus tout ça et on est dans l’ambiance. Même pour nous qui ne partons (presque) pas en vacances ! Car le studio i-breed reste ouvert contre vents et marées (si je puis dire). Pour le faire savoir nous avons diffusé cette animation (ainsi qu'une carte postale "collector") auprès de notre réseau d’amis, clients et autres VIP (clickez sur la belle image, ci-dessous) ! Une vraie réalisation "chorale" : puisque le design est signé Guillaume, l'animation Tristan et la typographie, votre serviteur. J’en profite pour vous annoncer qu'Are You Experienced ? prend ses quartiers d’été et que durant le mois d’Août, nous publierons (un peu) moins. Let's go trippin'
Pas vraiment surpris, mais très attristé, je viens d’apprendre la mort cette future légende de la Pop Musique. Amy Winehouse a vécu comme elle est morte, rapidement et furieusement. J’avoue avoir une affection particulière pour celle qui a remis au goût du jour lesGirls Groups (belle reprise acoustique des Teddy Bears dePhil Spector) et le ska des Specials (via Little Rich Girl, Monkey Man deTootset parfois, en live, « Free Nelson Mandela »). J’en profite pour lui rendre un petit hommage graphique. La pochette de son second album (Back To Black), en dehors d’un visuel ultra léché : portrait en pied devant ce que l’on devine être un tableau noir, nous offre une magnifique typographie évoquant les années 30 (au p’tit goût art déco). Curieusement, on est loin des glorieuses sixties dont elle s’inspire musicalement. Sur la pochette, la lolita Amy prend la pose façon « bonne branleuse » anglaise histoire de rappeler qu’elle est loin d’être une potiche… Au final, la sauce graphique est plutôt bonne comme le travail typographique qui a ouvert la voie a un retour à des inspirations Constructivistes, Art nouveau ou Futuriste dans les pochettes de groupe de rock anglais... On regrettera qu’elle n’est pas, sur ce cliché, la fameuse choucroute punk qui fût un « appel » fort à certaines références passéistes. Elle s’en servait, parfois, pour planquer sa coke ! Cet album est déjà un classique tant musicalement que visuellement. RIP Amy ! En bonus, le clip qui va bien !
Le rock, le live et les affiches, un trio gagnant pour les graphistes que nous sommes !
L’histoire du rock est pavée de visuels qui ont mis en image nos émotions musicales. La langue des Rolling Stones, la pomme des Beatles, le mur en brique des Ramones (et leur étonnant détournement de l’aigle américain), l’esthétique paramilitaire des Clash… Etc. Autre caractéristique du rock, sa capacité à attirer les « archivistes » et autres collectionneurs. Plus que pour d’autres genres musicaux ou d’autres domaines artistiques, le rock attire les passionnés en quête de la « pièce », du « collector » ultime, de la version qui tue. Il est donc normal qu’aujourd’hui, la moindre « trace » soit conservée, archivée, vendue à des prix frolants l'indécence, montrée à l’occasion d’événements rares et exceptionnels (comme la rétrospective sur le rock and roll à la Fondation Cartier). Plus le temps passe, plus il est difficile d‘alimenter ces passionnés. Pour les autres (nous, quoi), les simples amateurs, il est également difficile d’avoir accès gratuitement à, par exemple, des affiches de concert d’époque. Pour être amateur de bon rock, on n’en reste pas moins graphiste et « nourrir » sa créativité en se faisant plaisir musicalement n’est pas antinomique. Voici donc le site d’un passionné qui a eu la bonne idée de partager avec nous sa passion. D’après sa présentation, son seul objectif est de faire grossir sa collection, en rentrant directement avec de potentiels vendeurs (à qui il promet d'acheter à bon prix) ! On a du mal à croire à l’angélisme de ce pauvre collectionneur, mais le fait est que l’on peut naviguer à travers une magnifique sélection plutôt sixties et psychédélique. Une section est réservée à des affiches rondes, sorte de signature visuelle du Kaleidoscope, un fameux club angelinos qui a vu défiler toutes les formations qui « comptaient » à l’époque (Love, Jefferson Airplane, Buffalo Springfields... etc.). Bien sûr, la partie « boxing style vintage » me parle beaucoup plus, authenticité oblige. Une mention spéciale pour celle qui illustre ce post. Au passage, on raconte qu'après le passage de l'ouragan Katrina sur la Nouvelle-Orléans, on aurait retrouvé Fats Domino, en vie, flottant sur des débris avec son piano. Mais c’est sans doute un gossip ! En tout cas, voici un bon moment en perspective pour tous mes amis rockeurs ! En bonus, le clip qui va bien…
Notre duo folk-punk préféré, Neon Campfire, démarre, ce soir (fête de la musique oblige), sa série de concerts parisiens (juste avant sa tournée Vermontoise). Le 21 donc, ils jouent au Oh! Bigre (4 rue Bridaine, 17e) puis le 24 au Colimaçon, le 25 au In The Garden, le 26 aux Disquaires, le 7 juillet à La Gouttière et enfin le 9 Juillet au Connetable ! Toutes les infos sur leur page Facebook dédiée à l'événement ! Au plaisir de vous y croiser et pour les retardataires, le clip co-produit par i-breed qui présente le groupe !
Voici deux petits clips utlra-intéressant à propos d’un phénomène musical que l’on peut assimiler à certaines pratiques « graphiques ». Sommes-nous des DJ en puissance ?
D’après Wikiepdia : « En musique, un remix (parfois abrégé rmx) est une version modifiée d'un morceau, réalisée en studio ou parfois en live avec des techniques d'édition audio, destinée en général aux DJ pour les clubs. Les remixes sont souvent plus rares que les versions album ou single et intéressent donc les collectionneurs ; ils sont aussi un moyen de faire vendre plus de disques. » Partant de cette définition, on peut élargir le cadre… Et trouver une certaine ressemblance avec notre beau métier de graphiste. En effet, le graphisme est un éternel recommencement et nous ne manquons pas de nous appuyer sur de l’ancien pour créer du nouveau. Ne serait-ce que par le choix d’une typographie qui parfois peut-être vieille de quelques siècles… Et qui depuis a sans doute été utilisée et détournée jusqu’à l’usure. Bref, le remix ça nous connaît et de fait ce petit film vous intéressera puisqu’il essaie de comprendre et de démonter ce phénomène très années « 90 » dans sa forme musicale ! Voilà donc Remix part 1 & 2 de Kirby Ferguson...
Le dynamique duo joue en concert et c’est une bonne occasion de les découvrir !
Dave est un « personnage » étonnant. Difficile de le résumer. Il est ornithologue, parfois journaliste (Terre Sauvage, Ushuaïa), souvent éco-combattant, chercheur quand il vit à New York (et qu’il travaille - entre autres - pour Cornell), ambassadeur d’une tribu d’indien d’Amazonie quand le président Chávez lui donne la permission d’entrer sur le territoire. Mais pas seulement. Dave est américain (du Vermont) et la France est sa patrie d’adoption (il n’y a pas plus français quand on est au bar, un verre à la main). J’ai la chance de le compter parmi mes amis… Et la vie a fait qu’il est devenu mon filleul. C’est dire s’il fait partie de ma famille. Il fut un temps où nous jouions dans le même groupe de rock and roll. Je peux vous assurer que ça crée des liens de se retrouver sur scène - face au public - dans un même déluge sonique. Depuis deux ans, i-breed et moi-même parrainons Neon Campfire, son dernier projet musical. Vous pouvez écouter, ici, à quoi ressemble ce mélange d’americana, de folk et de punk… Honnêtement, leurs deux albums sont très réussis (vous pouvez les achetez ici). Certaines chansons vous restent dans la tête et peuvent devenir la bande-son de votre quotidien. Et je ne dis pas ça parce qu’i-breed a coproduit l’initiative (un album mixé en France, l’autre aux USA). Si vous ne les connaissez pas encore, les découvrir par le live est assurément la meilleure façon d’aborder leur musique. Épaulée par la très jolie Cilou, on est assuré de passer un bon moment en compagnie du charisme de David et du talent guitaristique de Denis. Et c’est un fan du live qui parle (depuis le début, j’ai dû assister à quelques milliers de concerts). Avant d’entamer une tournée américaine cet été, ils s’apprêtent à jouer par chez nous, jeudi 31 mars, vendredi 1eravril et dimanche 26 juin. Pour avoir le détail des lieux et des horaires, cliquez ici. En plus du clip que nous avons déjà publié ici-même, voici leur film de présentation (We are Neon Campfire) qui vous en dira plus sur leur univers, leurs motivations et leurs envies. David et Denis répondent à quelques questions (dont certaines soumises par votre serviteur. D’ailleurs, David ne semble pas apprécier "qui fait Simon, qui fait Garfunkel ?").Talent à suivre !
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et je fais ce que je veux !
Comme tous les 8 janvier, je fête mon …eme anniversaire. Et comme tous les 8 janvier, nous fêtons aussi l’anniversaire de la naissance du King. Après avoir déjà écrit sur le Presley graphiste, styliste et inédit… Voici l’Elvis décorateur d’intérieur. En 1957, alors qu’Elvis devient une star planétaire, la famille Presley s’installe à Memphis dans une demeure typiquement sudiste : Graceland. Graceland deviendra un lieu symbolique pour tous ses fans. Ce grand manoir est aujourd’hui ouvert au public et vous pouvez y découvrir, avec un certain second degré, les meubles et objets qui ont fait le quotidien du King. J’ai d’ailleurs eu le bonheur de le visiter et je me souviens avoir été surpris par la relative petite taille du lieu et par le goût typiquement white trash qui se dégage de cette succession de pièces à thèmes. Façon parc d’attractions. Ici, la jungle room, la salle de télévision, ici la salle des trophées… Etc. Bien sûr, on ne peut pas visiter le 1er étage. Elvis est mort dans sa salle de bain privée (dans sa chambre), le slip sur les chevilles en train de lire un quelconque livre au contenu ésotérique. Près du parking, on peut également visiter ses avions (2 jets privés…Watcha !) et sa collection de caisses dont la fameuse Cadillac repeinte en rose et offerte à sa maman (sweet !). Pour en revenir à Graceland, un jour, peut-être, je vous montrerai la photo qui a été prise de moi, devant la fameuse porte d’entrée. Photo prise au quasi-péril de ma vie, puisqu’il m’a fallu sortir du rang et braver la milice privée qui règne en maître sur la propiété. Graceland est un véritable lieu saint pour une population américaine qui a déifié son cher Elvis depuis longtemps déjà. Cet enfant chéri du sud est parti de rien et a pu se payer (à la sueur de ses cordes vocales) une hallucinante décoration sortie du pire cauchemar des designers de chez But ou Conforama. D’une certaine façon, j’ai adoré ce lieu plutôt magique surtout du fait de la dévotion de ses visiteurs. Je vous invite à le découvrir, vous aussi, si un jour vous en avez l’opportunité. Graceland est une vraie expérience et c’est sûrement La Mecque de l’Americana (si je puis dire). Happy birthday Elvis ! En illustration, la jungle room décorée façon hawaïenne avec son mur en brique sur lequel coule de l’eau en circuit fermé. Du lourd ! En bonus le clip qui va bien.
Bien sûr, concernant l'annonce du concert de Neon Campfire, vendredi prochain au Corcoran's Club, il fallait lire : 110 Boulevard de Clichy 75018 PARIS - 20h30 et non 75017 comme annoncé ! Une petite erreur qui ne devrait pas refroidir les amateurs d'ambiance "pub" et autres fans de musique folk-punk ! En bonus, on se rendra sur la page flickr du groupe pour admirer quelques clichés réalisés par vôtre humble serviteur !
Comme tous les branchés parisiens, je suis (malheureusemnt) devenu fan de Johnny Cash sur le tard. Pourtant, je connaissais son travail pour Sun Records depuis des lustres, étant un big fan d’Elvis. Pour mémoire, Elvis a commencé sa carrière chez Sun (à Memphis) en quasi même temps que Johnny. Mais là où Elvis était tout en exubérance rythmn and blues, le Johnny Cash, lui, sentait bon le puritanisme white trash et country avec ses rythmiques minimalistes et étriquées. Plus jeune, on est souvent attiré par ce qui brille plutôt que par le minimalisme zen et authentique. En vieillissant, on va vers l’essentiel. Voici donc un projet artistique en ligne dont j’avais eu vent grâce au très bon blog de mon camarade Pascal. Ce projet parlera à tous les fans passés et présents de l’icône américaine. Le Johnny Cash Project vous invite à choisir une courte séquence visuelle (sans doute extraite du clip) du dernier morceau enregistré de l’homme en noir : « Ain't No Grave », la réinterpréter visuellement et bien sûr la réintégrer dans une sorte de clip collaboratif. L’idée êtant de créer une démarche visuelle commune. Joli, quoiqu’un peu décousu et inégal. Il n’empêche, le Web 2.0 est un web social où même Johnny Cash a sa place. Pour ceux qui n’ont pas encore écoutéle dernier opus de ce géant de la country, je vous invite à le faire, ne serait-ce que pour entendre un homme réellement au bout du rouleau, « conclure » jusqu'à l'ultime épuisement une carrière exceptionnelle. Un témoignage poignant quoiqu’un peu insupportable tant la voix est usée et la diction ralentie. Un brin voyeur et morbide, ce cd fera (cepandant) un très bon cadeau de noël. Bravo pour l’initiative artistique ! En bonus, le clip qui va bien…
Pour tous les malheureux qui ont raté leur dernière prestation (et tous les autres), j'ai le plaisir de vous annoncer le prochain concert de Neon Campfire, le 17 Décembre au Corcoran's Club (110 Boulevard de Clichy 75017 PARIS - 20h30). A cette occasion, nous fêterons la sortie des 2 albums du groupe (la classe) !!! Si vous ne connaissez pas (encore) cette formation folk, rock, punk et accoustique, rendez vous sur MySpace ! Bien sûr, vous êtes tous cordialement invités à cet événement hautement international ; David êtant originaire du Vermont, Denis de Joeuf et Cécile, de Paname ! Au plaisir de vous y croiser !
Tout juste sorti du studio de montage, voici le clip de nôtre groupe « chouchou », les dynamiques Neon Campfire. Mélange de critique écolo., d’esthétique low-fi, et d’images d’archives surannées, j'adore ce pure moment de bonheur punk-folk (je viens juste de l’inventer). Bon, en plus, i-breed a co-produit cette séquence émotion ! Notons au passage, que Neon Campfire devrait être en concert, très bientôt, à Paris. Comptez sur moi pour faire un peu de promo d’ici-là. En attendant, regardez leur magnifique « dig » qui à mon sens est l’une de leur plus belle réussite ! Leurs albums « Bunny Tracks » (d’où les lapins en peluche) et « Resurrection » devraient êtres bientôt disponibles sur les plateformes numériques (et sur support physique) !
Experimental Jetset est un petit studio (en taille) hollandais basé à Amsterdam et composé de Marieke Stolk, Danny van den Dungen et Erwin Brinker. Ce studio existe depuis les années 90. Très orienté print, leur démarche graphique peut (en partie) se résumer par le fait qu’ils « transforment le langage en objet ». On leur doit, entre autres faits de guerre, l’identité du 104, du génial documentaire Helvetica, ou diverses expos d’artistes plus ou moins branchouill'. Dans leur travail, une certaine constance, l’utilisation de typos assez sobres et fonctionnelles (dont l’Helvetica, bien sûr) et donc une certaine filiation avec le style typographique international(via De Stijl?). En 2001, ils ont créé pourl2K by Gingham, le fameux tee-shirt « John & Paul & Ringo & George » qui depuis a fait le tour du monde. Sur leur site/blog, ils expliquent « qu’ils ne pensent jamais en termes de cibles ou d’audience, nous n’essayons pas de faire quelque chose qui deviendra populaire. Nous nous concentrons uniquement sur l’intégrité de nôtre design » et de rajouter la phrase « Est-ce que c’est communicant ?» est notre blague récurrente au studio. J’admire leur refus du compromis. Mais comment font-il pour manger ? Ils s’étonnent même de ce succès inattendu et en aucun cas prémédité. Pour mémoire (désolé c’est trop beau, je ne le tr aduis pas) : « When we designed the shirt, our idea was to strip down the idea of a rock band to a list of four names, in an attempt to reach the of essence of a group ». En tout cas, ce tee-shirt a fait le tour du monde et bientôt, les « gens » (c’est comme ça qu’ils les appellent) ont commencé à leur envoyer des centaines de parodies ou pastiches. Des « contrefaçons » qui fleurissent un peu partout ! Pour consulter le best of de ces détournements vous pouvez cliquer ici. En tout cas, j'ai enfin pu mettre un nom sur ce tee-shirt que je trouve beau, sobre et ultra-créatif ! Un must have du design moderne !
Il n'y a plus d'après à Saint-Germain-des-Prés, plus d'après-demain, plus d'après-midi, il n'y a qu'aujourd'hui quand je te reverrai…
Bien sûr, chez i-breed nous aimons particulièrement travailler sur tout ce qui est édition musicale : cd, sites Web, pages MySpace, affiches et tracts, goodies… La totale quoi ! Ce que l’on sait moins, c’est que nos goûts musicaux sont plutôt variés. De Queen à Elvis (mais ça vous le saviez), du Métal au Reggae, du Folk à la Chanson Française… Et oui ! Mais quand je parle de chanson française, il s’agit d’une chanson de qualité, loin des parfois tristoun’ Benabar et autre Vincent Delerm. C’est donc plutôt une certaine tradition que nous défendons, née après-guerre dans les caves enfumées de Saint-Germain-Des-Prés. C’était une époque qui sentait bon le jazz, Boris Vian, lesFrères Jacques, Mouloudji ou la toujours très verte Juliette Gréco. Liliane Tillier fait partie de cet univers fait de poésie, de cabarets et de textes (bien) écrits. Voici donc, nos propositions visuelles pour sa dernière production. Pour l’écouter, cliquez ici ! En bonus le clip + spéciale dédicace à mon père qui fête ses 90 ans, dimanche prochain (qui a bien connu l’âge d’or de Saint-Germain-Des-Prés) !
Le designer, cet homme de labeur, sérieux et engagé, sait aussi rire quand il le faut. Je le prouve en publiant, en ces graphiques colonnes, un petit clip de derrière les fagots. Proposé par mon ami Jean-Yves, cette vidéo démontre que tout un pan de la culture russo-soviétique nous a échappé. Et c'est bien dommage ! Notons donc que Monsieur Trolololo (ici présenté) s'appelle en fait Edward Hill (s'écrit aussi Eduard Khil) et qu'il fût très populaire en URSS dans les années 60-70.
Comme je l’ai déjà écrit, Neon Campfire est un groupe folk
franco-américain que toute l’équipe d’i-breed soutient activement. Samedi
dernier, le groupe donnait son premier concert parisien. Un concert chaleureux
dans une ambiance bougie et lumière tamisée (très veillée
au coin du feu). Cécile, notre chère « bunny rose » a rejoint le duo
pour trois chansons (mes trois préférées)… Mission réussie pour le dynamique duo
qui devrait maintenant s’atteler au lancement officiel de son double album. Voici donc un petit souvenir (très Lomo) de ce bon moment !