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C'est la lutte finale, groupons-nous, et demain, l’Internationale sera le genre humain !
On connaît surtout Diego Rivera du fait de son mariage avec la très branchée Frida Kahlo. Cette facette de son existence a un peu occulté son engament, au Mexique, dans la IVe internationale et ses liens d’amitiés avec Trotski (juste avant sons assassinat). On notera également ses années « d’initiation » à Paris, son portrait réalisé par Modigliani et les nombreux enfants illégitimes qui ont peuplé ses tumultueuses aventures amoureuses. Reste son œuvre faite de gigantesques fresques murales, d’une conscience politique évidente, d’une modernité encrée dans la tradition picturale mexicaine. Déjà, Diego Riviera avait eu les honneurs d’une rétrospective au prestigieux MoMA (en 1931) en voici une deuxième qui s’achèvera en mai prochain. Comme en 1931, on y découvre ses « murals » les plus connus (et surtout ceux démontables) mais aussi ses travaux préparatoires et autres esquisses. Le tout étant centré sur sa période « new yorkaise » (confer la très précieuse carte de ses réalisations made in the big apple proposée par le MoMA). Je ne suis pas spécialement sensible au trait de Diego Rivera mais j’admire le rapport qu’il a su établir entre la représentation, l’engagement politique et le support. Surtout le support. Rivera s’est manifestement inspiré de son passage en Italie pour peindre en grand mais le fait de choisir « le mur » (un peu comme un graffeur) illustre parfaitement son orientation politique. Un rapport fond/forme qui lui permet de sortir des galeries et parler directement aux « gens ». Rajoutons par dessus une petite couche de communisme romantico-utopique et nous avons là un vrai projet artistique. Quelque part entre Gauguin et Fernand Léger. Il ne manque plus que la lithographie et le support papier pour que l’on puisse parler de communication politique. Tous à New-York pour échapper à la grisaille ambiante et découvrir l’œuvre de ce peintre finalement très « pop ». A défaut, le site dédié est ultra-sympatoch' et donnera une bonne idée de son travail et de sa démarche. A visiter, à explorer, à bookmarker ! En bonus, la vidéo qui va bien.

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