En fan absolu de la belle typographie et des « ultras » qui la défendent, je suis toujours prompt à défendre les initiatives qui facilitent l’éducation des foules. Si en plus, c’est gratuit, alors là, mon bonheur est complet et total ! Je suis donc constamment en quête de nouveautés typographiques. Une des dernières en date s'appelle le Typositoire… (sous-titré - ahahaha - « Une typo est au lit »). Docteur Typo est à la base de cette belle initiative qui nous propose presque tous les jours une (belle) typographie gratuite... Pour l’instant, une soixantaine de typos nous ont été proposé et on espère que le bon Docteur pourra tenir la distance. L’interface de ce site est belle et efficace, simple et utile… (Idem des fonts proposées !). Un peu dans le même ordre d’idée, le téléchargement en moins. Voici Typeinspire, le blog d’un autre Webdesigner, d’origine américaine cette fois-ci (Robin Clediere). Notre gars Robin aime les lettrages faits à la main selon une certaine tradition et il nous invite à partager avec lui cette passion. J’avoue être en communion d’esprit avec ses posts visuels qui sont un vrai voyage dans le temps et le design. Une vision très américaine qui ne manque pas de charme ! Merci Typeinspire, pour ces nourritures visuelles. On bookmarquera ces deux blogs plus qu’intéressants… En bonus, autre docteur… Qu’on aime bien aussi !
Il y a quelques années, nous vous avions parlé de la Zone Opaque, jeunes imprimeurs (situés à Pantin) reprenant le flambeau de l’impression et de la composition « typographique ». Rappelons aux plus jeunes d’entre nous que « la typographie est la technique d’impression qui utilise le principe du relief, comme les caractères mobiles en plomb et en bois, mais aussi les images en relief, d’abord gravures sur bois puis clichés en métal et en photopolymère. La typographie a été pratiquement la seule forme d’impression jusqu’au XXe Siècle, où elle a été remplacée par l'offset, lui-même issu de la lithographie inventée à la fin du XVIIIe Siècle. L’impression typographique existe encore pour des travaux artisanaux à tirage limité ainsi que pour la découpe, l'embossage et l'estampage. » ('Wikipedia). Il est donc question des origines de notre métier, même si le procédé a presque disparu. Presque mais pas complétement puisqu'il semblerait que certains villages gaulois résistent encore. C’est le cas de badcass qui est basé à Quimperlé et sur lequel je suis tombé par hasard. D’après leur site web : « Badcass a pour vocation de faire (re)découvrir l’impression typographique en France. En effet, cette technique artisanale est particulièrement adaptée à l’impression de documents qui doivent se distinguer : cartes de visite, cartes de correspondance, invitations, enveloppes, cartes de vœux, faire-part de mariage et de naissance…Une approche plus tactile de l’imprimé pour une communication plus forte. Une carte de visite ou de correspondance plus qu’un simple support de coordonnées est une représentation de soi, une trace effective qui résume en un coup d’œil et d’une prise en main votre personnalité, votre professionnalisme. » Belle présentation ( qui fait envie) d'autant plus que leur production est de toute beauté ! Notons que badcassest né de la rencontre de deux individus (Jessica Hosgood et Philippe Gully) et à la qualité ancestrale du procédé ce mélange une vision contemporaine de la typographie et de la composition. Voilà donc un imprimeur que je m’en vais essayer dans les plus brefs délais, histoire de redécouvrir le volume et le touché d’une impression de qualité. En attendant on peut parcourir le site de badcass, histoire de baver sur leurs réalisations.
Bien qu’anecdotique, voici un site qui est un juste reflet de nos temps « troublés ». On a de plus en plus de mal à imaginer un internet payant et/ou assujetti à des droits d’auteur. Du coup, les ressources gratuites plus ou moins légales se démultiplient poussant (parfois) le graphiste dans ses derniers retranchements… Ici on pourra télécharger gratuitement images et visuels, ici les softs qui vont bien… Dans la continuité de ce phénomène, on a eu un première vague de configurateurs plutôt folkloriques… En voici une deuxième un peu plus « sérieuse ». « Endorsé » par hpvoici LogoMakerqui en trois étapes vous permet de créer le logotype de vos « rêves ». Interface sérieuse, ergonomie soignée, on obtient vite un résultat qui vaut ce qui vaut... Mais qui a le mérite d’exister ! L’idée sous-jacente est d’attirer le chaland vers d’autres services bien plus personnalisés et rémunérateurs. Il vous en coûtera 349 dollars pour un service « gold » (6 maquettes, 3 designers) ou 249 dollars pour un service « silver » (4 maquettes, 2 designers). Une bonne indication sur certains tarifs pratiqués quant à la création de logotypes. Dans un cas comme dans l’autre, je pleins les pauvres graphistes qui devront s’y coller (et pondre de l’image au kilomètre, sans vraiment connaître le background du client) ! Pour en revenir à ce « créateur » de logos, notons que le site utilise Flexcomme techno (la techno RIAmade in Adobe) et qu’on en déjà est à sa deuxième version. Enfin, pour utiliser de façon exclusive sa création, il faudra s’acquitter de la modique somme de 49 dollars, prix estimé de chaque template proposé sur le site d’hp. Le fantasme du graphiste devient enfin réalité, voici donc la machine à créer des logos (qui vous donne, en plus, l’impression d’être un pro). Affaire à suivre !
Lors de la conférence de presse « Inside search » le diable de Mountain View, Google a annoncé un nouveau « feature » quant à son moteur de recherche « vedette ». On peut désormais faire des requêtes à partir d’images. Ainsi, il est désormais possible de récupérer des informations de lieu, d’identification, de date (entre autres) à partir d’une image que l’on glisse-dépose dans le champ de recherche de Google Images.
D’après la notice explicative « Google a recours à des techniques de vision par ordinateur pour trouver des images similaires à la vôtre dans l'index Google Images et d'autres collections. À partir des correspondances trouvées, nous essayons de générer une description textuelle précise de votre image sur la base de l'hypothèse la plus probable, et de trouver d'autres images représentant le même contenu que la vôtre. La page de résultats de recherche peut afficher les résultats de cette description textuelle ainsi que les images similaires. » Enfin, notons une autre singularité quant à l’affichage des résultats : « Lorsque vous lancez une recherche par image, les résultats qui s'affichent ne se présentent pas de la même manière que ceux obtenus lors d'une recherche classique sur Google Images ou sur le Web. La principale différence réside dans le fait que des résultats autres que des images peuvent s'afficher, tels que des pages Web susceptibles d'avoir un rapport avec l'image de votre recherche. Les éléments disponibles sur votre page de résultats varient selon la recherche effectuée et les informations correspondant le mieux à cette dernière ». Enfin, voici ce qu'il est possible de « récupérer » après utilisation :
• Image d'aperçu : version plus petite de l'image que vous recherchez (notez que si vous revenez sur cette page de résultats au bout d'un certain temps, il se peut que cette image ne soit plus affichée).
• Hypothèse la plus probable : si notre système détecte une description textuelle de votre image, il l'affiche sous forme de lien pour vous permettre de pousser votre recherche plus avant. Les premiers résultats Web peuvent également s'afficher pour cette requête textuelle. Pour modifier votre recherche, modifiez l'hypothèse la plus probable ou complétez-la en saisissant votre texte dans la barre de recherche.
• Images similaires : groupe d'images similaires à celle de votre recherche. Cliquez sur le lien pour afficher d'autres images similaires.
• Pages contenant des images identiques : pages Web affichant votre image.
• Autres recherches liées à cette image : si plusieurs descriptions de type "hypothèse la plus probable" sont détectées par notre système, elles s'affichent sous la forme de liens au bas de la page. Cliquez sur l'un d'eux pour afficher tous les résultats de cette requête. »
Une micro révolution pour les gros consommateurs d’images (que nous sommes) et qui ne manquera pas de faciliter nos explorations quotidiennes.Vraiment, le nouveau démon informatique est très fort … Et très innovant ! En bonus, la vidéo qui explique le concept ...
Notre duo folk-punk préféré, Neon Campfire, démarre, ce soir (fête de la musique oblige), sa série de concerts parisiens (juste avant sa tournée Vermontoise). Le 21 donc, ils jouent au Oh! Bigre (4 rue Bridaine, 17e) puis le 24 au Colimaçon, le 25 au In The Garden, le 26 aux Disquaires, le 7 juillet à La Gouttière et enfin le 9 Juillet au Connetable ! Toutes les infos sur leur page Facebook dédiée à l'événement ! Au plaisir de vous y croiser et pour les retardataires, le clip co-produit par i-breed qui présente le groupe !
Pour se cultiver sans se fatiguer, pour apprendre l’Anglais tout en travaillant sa culture graphique voici deux p’tits clips qui pourraient bien nous révéler deux ou trois p'tits trucs quant à notre passion commune : la Typographie ! Et comme on l’entend en introduction du premier film, ce n'est pas ce que tu dis, c’est comment tu le dis ! Cheers…
La semaine dernière, j’étais en déplacement à Pau pour 4 jours d’intervention quant à deux sujets essentiels : la Typographie et la Couleur. Avec une sympathique équipe d’infographistes travaillant chez Total, nous avons échangé, montré et démontré, expliqué et débattu. J’avoue mon incapacité, sur le moment, à proposer un outil (si possible gratuit), fonctionnant sous PC, pour cataloguer les polices de caractères présentes sur un poste de travail. Après enquête, Suitcase d'Extensis semble incontournable et existe sur les deux plateformes (mais il vous en coûtera au moins 140 dollars). A ce prix, vous pourrez visualiser toutes vos typos et les activer, à la volée, dans votre système. A défaut, Font Viewer, soft en ligne, nous permettra (au moins) de visualiser les typos présentes dans notre système. Pendant ce temps, mes recherches continuent et je ne désespère pas de trouver ze solution (un peu plus facile d'utilisation que FontExplorer). Pour se familiariser avec le bousin, voici la vidéo qui va bien. J’en profite pour remercier ces graphistes palois pour leur gentillesse, la qualité de leur accueil, leur écoute et leur ardant désir de se professionnaliser !
Depuis toujours, Are You Experienced ? et moi-même, soutenons tous les outils, ressources, sites qui permettent aux débutants graphistes (et aux autres) d’œuvrer à moindre coût. Car s’il est compliqué de trouver du travail, il est encore plus difficile de payer les outils qui vont le permettre (de travailler). La maison d’édition Packt Publishing organise chaque année les « Open Source Awards » qui récompensent dans diverses catégories le best of de l’open source. Packt publishing est bien sûr spécialisée dans l’édition de livres ultra-pointus sur de sujets aussi souriants (par exemple) que MySQL, les Web Services ou le PHP. C’est donc pour elle un bon moyen d’assurer à peu de frais la promotion de son catalogue. Bien sûr, on ne confondra pas ces awards avecceux organisés par le pape du Web 2.0, Tim O'Reilly et Google. Pour ceux qui auraient raté la dernière révolution numérique (soit les trois ou quatre dernières années), L’Open Source est une terminologie spécifique pour nommer les logiciels gratuits. « La désignation open source s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, c'est-à-dire la possibilité de libre redistribution, d'accès au code source et aux travaux dérivés. (…) Le terme open source est en concurrence avec le terme « free software » recommandé par la FSF. Le terme « freeware » (gratuiciel) désigne des logiciels gratuits qui ne sont ni nécessairement ouverts, ni libres. » dirait Wikipedia. Pour en revenir aux awards, pas de surprises dans les diverses catégories, les winners sont depuis longtemps des passages obligés : Wordpress dans la catégorie CMS(devantDrupalet Joomla!),PrestaShop dans la catégorie e-commerce, jQuerydans la catégorie javascript. Plus intéressant pour nous, la victoire de Blender (soft de 3d uniquement en PC) dans la catégorie logiciels graphiques devant les biens connus Gimp (Photoshop-a-like) et Inkscape(Illustrator-a-like). Scribus (qui n’a rien gagné) semble la solution de mise en pages gratuite et émergente (multi-platforme) que je vais de ce pas essayer. De bonnes ressources à télécharger et à utiliser de façon alternative mais dans un contexte professionnel !
Le MoMaest sans doute un des plus beau musée d’art moderne. Et quand je veux dire un des plus beaux, je veux bien sûr dire au niveau planétaire et interstellaire. Situé à New York, au cœur de Manhattan, ledit musée est ouvert depuis 1929. Tout est bon dans le MoMa : lieu, expositions, collections ainsi que la muséographie qui accompagne le tout. Si vous passez à New York, allez-y les yeux fermés (enfin faites gaffe, gardez les yeux ouverts pour traverser ou pour prendre le métro)… C’est un vrai bonheur visuel ! D’après Wikipedia : « La muséographie regroupe les techniques de mise en valeur des collections (objets, contenus) au sein des musées. Lorsqu'il s'agit de la réalisation d'une exposition temporaire, on parle alors d'expographie, et plus souvent aujourd'hui de scénographie. » Bref pas de muséographie sans bon graphisme et le studio de design graphique dédié au MoMa « déchire sa race ». Sur la section du site du MoMa qui lui est réservé, vous découvrirez un échantillonnage de sa production ! Un vrai régal et une bonne introduction au design graphique dédié à la muséographie. Un must !
Je ne suis pas très fan des revues pour les ultras du soft « star » d’Adobe. Gorgées de tutoriaux à l’esthétique plus ou moins kitsch, elles sous-entendent (parfois) que la qualité du graphiste est directement liée à son aptitude à manipuler Photoshop en virtuose. La revue Advanced Photoshop est elle aussi « gorgée » de tutoriels plus ou moins débiles, mais… Sa mise en page est plutôt sympa. et son papier agréable au toucher. Adaptée de son édition anglaise, Advanced Photoshopa été lancé en France en 2008 et, à l'époque, se présentait ainsi : « Reconnu pour son cocktail très bien présenté de portfolios d’artistes, d’entretiens et de tutoriels sur Photoshop, le magazine d’outre-manche Advanced Photoshop accostera sous peu en France. Fruit d’une coopération entre le groupe media Oracom et l’équipe du blog Wisibility, ce nouveau magazine français consacré à l’univers du traitement d’image ne se contente pourtant pas de traduire le contenu (excellent) de la version anglaise ». Relativement coûteux (le graphiste est souvent fauché), on pourra à défaut consulter le blog de l’équipe en charge du mag et quelques numéros (échus) en ligne de l’édition anglaise grâce à issuu. Si vous aussi vous êtes un fan de Photoshop, alors n’hésitez pas à explorer issuu, vous y trouverez un nombre impressionnant de ressources (souvent en anglais) : de numéros échus d'Advanced Photoshop, Creative Photoshop et autres à « 1000 trucs et astuces sous Photoshop »… Bonne lecture et bons tutoriels !
(Pour moi, c’est pas un problème, j’suis daltonien)
Dans notre beau métier, la Couleurest au cœur de stratégies de communication. Son utilisation et les choix qui lui sont liés doivent porter les valeurs que l’on veut transmettre, le territoire visuel que l’on souhaite occuper. S’il y a une dimension « mode » et « saisonnière » dans le choix des couleurs (nos créateurs en savent quelque chose), c’est surtout la question de leur interprétation qui mobilise notre créativité. Comment choisir une couleur ? Par l’apprentissage que l’on en fait à l’école ? Grâce à nos diverses religions friandes en symbolismes colorés ?Chez les cathos, le rouge sanglant est récurent et un brin gore à force de représenter Jésus crucifié, agonisant, mourant. Enfin, notre société permet également d’aborder la couleur : code de la route, symbolique citoyenne… Etc. On peut aussi interroger notre histoire, chaque grand événement est associé à des couleurs (par exemple, le noir associé au blanc et rouge peut évoquer le IIIe Reich). Les dimensions physiques et métaphysiques sont aussi à prendre en compte (on connaît les vertus curatives et « magiques » de certaines teintes). Les tabous et les interdits peuvent aussi être associé à des couleurs… Bref, les angles sont multiples et passionnants. Voici quelques clips qui pourront (un peu) vous aider quant à de possibles choix et argumentations (et en plus c’est assez drôle).
Ce clip réalisé par Collegehumor Original Videos est une bonne illustration de comment il est possible de « ressentir » les grandes familles typographiques par le biais de l’anthropomorphisme. Bien sûr, la Comic Sans prend cher et la French Script a un accent à couper au couteau. Rien de très neuf, mais ça fait toujours rigoler ! Et qu’il est bon de rire (quand on est un designer).
Voici une autre application en ligne pour customiser ses futures baskets !
On connaissait Nike ID, magnifique interface permettant de « customiser » ses baskets et qui fit grand bruit dans le milieu lors de son lancement. Cette très belle réalisation fut vite suivie d’une multitude de copy-cats. Bien sûr, Converse a su tirer parti du concept, à sa façon, même si le site en question est réservé au public américain. Adidas, lui aussi, a sorti son interface permettant de personnaliser ses baskets au risque de réaliser l’exacte réplique des chaussures de Bozo le clown. Pour autant, vous aurez l'absolue certitude de posséder une paire unique (si je puis dire). Le concept est le même que pour Nike iD avec cependant un certain nombre de features en plus… Rien de spécial, si ce n’est que la marque est d’origine allemande et qu’elle parle plus directement à l’européen que je suis. Son glorieux passé en fait une sorte d’icône que l’on pourra ranger à côté de Coca-Cola, Lucky Strike ou Norton. Bref, à mon sens la marque aux trois bandes, est un peu plus « cool » que son concurrent américain. À tel point que pour me marier, j’ai opté pour une paire de Samba rouge que je conserve au fond de mon placard comme une précieuse relique.Bref, miadidas est une rich application à découvrir et qui existe depuis 2008. Attention, qui dit personnalisation dit avoir un peu de sous-sous dans la popoche (entre 105 et 145 euros hors frais d’envoi).
D'abord positionné sur la création audio, le Regard Sonore s’est vite tourné vers la série d’animation pour les tout petits. Moko est sans doute son plus grand succès puisque diffusé un peu partout dans le monde avec déjà 3 saisons – 3 continents « couverts » et découverts. LRS produit en France (ce qui est tout à fait remarquable) et base son activité sur un modèle économique tout à fait original ! D’autres séries sont en production dont le très prometteur Snout & Winkle à l’humour décapant et qui ne manquera pas de parler à nos petits chéris (mais pas seulement). J’adore leur logo (que j’ai eu le plaisir de réaliser) dans sa version animée. Simple mais efficace ! Ici, on pourra acheter les DVD…
Sympathique communauté de designers, voici designmoo ! Un seul objectif : découvrir et partager gratuitement des ressources (psd, vecteurs, textures, fonts…). À travers plus d’une centaine de fichiers, on trouvera de quoi agrémenter (principalement) son Web design. Boutons, boîtes, pictos…Tout est là, à portée de main prêt à être téléchargé et à être utilisé ! Rien de révolutionnaire, mais plutôt du basique honnête et de bonne facture. Si on est séduit, on n’hésitera pas à se créer un compte et à partager ses propres ressources. Designmooest sans doute un peu plus professionnel (et diversifié) que vecteezy…Il n'en est pas moins le prolongement logique pour gagner du temps et « travailler » les détails qui font la qualité d'une bonne création. Une bonne petite ressource à bookmarquer ! On pourra, enfin, réagir quant à chacun des fichiers offerts au téléchargement et ainsi encourager ces designers qui « donnent » le fruit de leur travail à la communauté. Sympathique !
L’autre jour, j’ai déjeuné avec une amie artiste, écrivain, critique d’art… Etc. Isabelle (puisqu’elle s’appelle Isabelle) après une expérience malheureuse en tant que rédactrice en chef d’un magazine d’art (pas très connu), a pour projet de créer un journal en ligne sur ce qui la passionne. Avec sa propre vision et sa propre ligne éditoriale. En quelques millièmes de secondes, je me suis rappelé que mon ultime phantasme de designer débutant était - il y a longtemps - de créer un mag. et d’en assurer la direction artistique. À l’époque, créer un journal nécessitait quelques centaines de milliers de francs (au numéro publié), une équipe dédiée (rédacteurs, graphistes, photographes) et beaucoup d’inconscience. Certains, partis de presque rien (un fanzine classe et underground) comme les Inrockuptibles, sont devenus des institutions en perdant leur dimension « incorruptible ». Beaucoup ont disparu, servant parfois (authentique !) de machine à blanchir de l’argent, voir de « couverture » pour des politiques en mal de financement pour leur campagne print (re-authentique). Dématérialisation des supports obligeant, tout ceci est de l’histoire ancienne. Le risque économique peut-être minimisé grâce à internet. Même si rien ne remplacera la sensation du papier entre nos petits doigts boudinés par des heures de maquette. Donc, quand Isabelle m’a annoncé la création de son nouveau support, j’ai souri. Et j’ai trouvé que décidemment, internet avait quelques vertus et qu’il annonçait l’avènement d’un nouveau monde économique et graphique. Aujourd'hui, plus de papier, plus deNMPP (un brin en situation de quasi-monopole) et donc plus de problème de diffusion (ou presque, pour peu que l’on trouve son public) ! Aujourd’hui, la toile vous permet tout et n’importe quoi jusqu’au crowdsourcing qui remplacera avantageusement un recrutement de rédacteurs un poil fastidieux. Un bon appel à contribution sur les réseaux sociaux devrait faire l’affaire. Putain, le papier est mort, pas mes fantasmes. Et puisque la plupart de ces supports sont gratuits, je vous invite à les suivre, les soutenir et à vous syndiquer (vous abonner quoi !). Commençons par le Veer magazine qui devrait parler aux fans de typographie. Pour illustrer la richesse de son catalogue,Veer(de juin 2002 à Août 2009) a développé un mag/catalogue, sorte de laboratoire visuel, au format pdf. Un must pour les esthètes que nous sommes. GizMag est aussi un journal en PDF qui se définie comme « a web magazine of everything design. Inspirational stuff is posted every day. A new web issue is published every week. And every few months a free PDF is published including handwritten interviews and artwork. GizMag is not just about the latest and newest, but about the coolest and greatest stuff! ». GizMag aborde surtout l’aspect visuel et diffuse son information de façon quotidienne, hebdomadaire et mensuelle. Blanket est un classique du genre et fête son 25e numéro. On pourra contribuer et soumettre son travail, histoire de faire un peu de buzz ! Avec un tel nom, BREEDne peut que me « parler ». De plus « BREED Magazine covers art, fashion, music and ideas quarterly for free subscription. With the appearance of a news-stand print magazine, presenting online page-flipping magazine showcasing mad creative skills and products ». On découvrira également Multilink Magazine, IdeaFixa (en Espagnol), REVOLUTIONART, Castle, Destructed (avec parfois un peu d’audio), Be Different (made in Italy), Kromotion (en français), Woosta (sur l’art contemporain), Encore, Brain Zone… Bonne e-lecture et bonne chance Isabelle !
Une très belle initiative qui peut donner bonne conscience au graphiste de base…
Créer des identités visuelle, c’est un peu mon pêché mignon, mon cheval de bataille, ma came (aurait dit Carla Bruni). Si, aujourd’hui, je gère globalement i-breed, c’est mon cher Guillaume B. (Guigui pour les intimes) qui donne le « la » graphique et qui est en quelque sorte le garant de la qualité graphique de nos productions. Il m’arrive cependant - de temps en temps - d’intervenir sur de la création de logotype. Deux raisons à cela. La première est purement « animale ». Le chef de la meute doit marquer son territoire et montrer qu’il est encore dans la course. La seconde me permet de garder un lien avec « le faire » (et aussi essayer de "m'éclater" graphiquement). Histoire de rappeler d’où je viens. Je suis donc toujours à l’affût d’initiatives originales en la matière. C’est le cas de cet appel à projet. L’idée est simple et pourtant essentielle « créer un logo pour les droits d l’homme ». D’après le brief en ligne : « Il n’existe actuellement aucun symbole universel pour les droits de l’homme. L’initiative « Un Logo pour les Droits de l’homme » veut y remédier ! Les logos fascinent par leur valeur de symbole, leur caractère unique, leur clarté et leur facilité d’utilisation dans le monde entier. Cette initiative est née de la conviction qu’un logo pour les droits de l’homme peut contribuer de manière pacifique à sensibiliser l’opinion aux droits de l’homme et à les faire respecter à l’échelle mondiale. Un concours mondial de créativité en ligne ouvert à tous sera donc lancé pour créer ce logo. Cette initiative reçoit le soutien d’acteurs, de sympathisants et de partenaires de renom dans tous les domaines de la société. » Le jury est d’ailleurs constitué de spécialistes et de personnalités du monde entier. Le concours se déroule en deux phases : une pré-sélection des 10 meilleurs propositions suivit d'un vote public. Notons que le concours est primé et le gagnant remportera la gloire pour l’éternité et un chèque de 5000 euros (pas mal)…. Pour l’instant plus de 2500 projets ont été proposés. On y trouve à boire et à manger, on y trouve aussi quelques perles. Une superbe initiative qui démontre qu’à défaut de changer notre monde, le design graphique peut y participer. À vos souris… Quant à moi, je vais peut-être participer… Histoire de garder la main !