Le pop-up (livre animéen français) d’après Wikipedia est « un livre animé (ou livre à système et parfois nommé sous l'anglicisme livre pop-up ou Pop-Hop ) est un livre, généralement destiné aux enfants, dont les pages contiennent des mécanismes développant en volume ou mettant en mouvement certains de leurs éléments. » Le pop-up est donc l'ultime fantasme du graphiste print qui peut voir ses créations littéralement prendre corps et s’animer en volume devant lui (exit le virtuel façon 3D). Après enquête, on attribue la paternité de ce style de livre (empruntant énormément aux ancestraux origamis japonais) à Robert Sabuda dans les années 70/80. Il est peu probable que Robert Sabudaen soit réellement l’inventeur mais il est, sans doute, le graphiste le plus représentatif de ce style éditorial. D'ailleurs, il est l’auteur de plus d’une quarantaine de titres (auxquels il faut rajouter une quinzaine de livres « normaux » dits « illustrés »). Né dans le Michigan en 1965, il travaille aujourd’hui à New York pour une foultitude d'éditeurs pour enfants. La conjonction de sa formation d’ingénieur à celle d’illsutrateur rend sa démarche tout à fait singulière. Le mieux quand on parle de Robert, c’est de regarder son travail… Si le style d’illustration peut parfois paraître un brin « kitchoune », les livres en eux-mêmes sont des vraies prouesses techniques qui prennent littéralement « vie » sous nos yeux. Voici donc quelques vidéos qui permettront de mieux comprendre le phénomène. A regarder !
On peut être beau et simple à la fois… C’est souvent le cas des top models, ça peut l’être aussi en publicité.
En publicité, c’est souvent les idées les plus simples qui marchent le mieux. Quand on doit « réfléchir » plus de X secondes pour décrypter une conception, c’est mathématique, on perd sa cible. C’est une évidence pour une annonce presse, c’est pire pour une campagne d’affichage dans la rue ou dans le métro. La plupart du temps, notre esprit est déjà mobilisé par une multitude de réflexions, idées, voix intérieures, listes de courses et autres jeunes créatures plus ou moins dénudées. Du coup, une affiche qui « tape » interroge surtout nos réflexes, nos habitudes visuelles… Ou juste notre apprentissage (notre habitude ?) de l’image plutôt que notre réelle curiosité picturale. Il faut pouvoir comprendre tout de suite tout en faisant autre chose. Le message se doit d’être « pur », lavé de tous sens parasites : second degré mal contrôlé, contresens, mots approximatifs, humour bizarre ou réservé à quelques « happy fews » qui nous détourneront de l’objectif. La qualité de l’exécution pourra participer à la diffusion du message mais d’une façon souvent accessoire. Car ce qui prime, c’est la clarté quasi enfantine des messages publicitaires. Ils se doivent d’être positifs, cours et simples… Façon aventures de Oui Oui à Miniville. Ce post du blog Bored Panda compile une sélection des meilleurs visuels « minimalistes ». Minimaliste ne veut pas dire simpliste. Ces 26 campagnes nous démontrent qu’une bonne idée vaux mieux qu’un long discours et que si, en plus, on ne montre presque rien, l’annonceur sera doublement content. En plus, c’est la cible qui fait le travail et peut imaginer ce qui est sous-entendu. La campagneLego en est la parfaite illustration. Elle se concentre sur son produit : la fameuse brique qui peut devenir n’importe quoi par la force de l’imagination. Le glissement d’un bout de plastique vers une représentation complexe mais imaginée ! C’est là, la vraie beauté de la marque danoise et ce qu’elle offre (à de prix exorbitants) à des générations d’enfants depuis 1958. De la même façon qu’un enfant va imaginer qu’un bout de bois peut se transformer en un magnifique pistolet. Pour en revenir au post du Bored Panda, on observera de près ces magnifiques créations et l’on n’hésitera pas à faire sienne cette magnifique citation de Leonard de Vinci (qui introduit le dit post) : « La Simplicité et l’utltime sophistication ». En bonus, la vidéo qui va bien. Laurie Anderson (Madame Lou Reed) et son oh superman qui ne repose que sur une boucle de quelques secondes et qui a connu, à l'époque, un succès fulgurant. La simplicité même et son fort pouvoir d’évocation.
« Have you come here for forgiveness, have you come to raise the dead, have you come here to play Jesus, to the lepers in your head » One love, one page !
Grosse tendance Webdesign du moment, les sites ne comprenant qu’une seule page présentent plusieurs intérêts. Le principal étant un meilleur référencement dans Google qui évitera d’aller explorer de complexes sitemaps… D’ailleurs, certains spécialistes du référencement proposent de créer pour leur clients des « one page websites» périphériques à leurs activités mais ne pointant (via des liens sortants) que vers leur site vitrine. ONE PAGE LOVE présente la crème de la crème en la matière et démontre qu’on n’a pas besoin d’architectures complexes pour être beau et pertinent. On pourra donc proposer ses propres réalisations auxquelles on associera une bonne série de mots-clés. ONE PAGE LOVEest en tout cas une bonne source d’inspiration pour tous ceux qui « suivent » les dernières évolutions graphiques et fonctionnelles du Web ! A bookmarquer ! En bonus, le clip qui va bien...
Ce n’est plus un secret pour personne : i-breed est sur Facebook. Je communique activement depuis quelques mois sur le fait que nous avons créé notre communauté et que tous ceux qui se sentent concernés peuvent contribuer, réagir ou simplement se tenir au courant de nos dernières aventures. Quel intérêt ? En dehors de démontrer notre dynamisme (nous sommes une équipe jeune et dynamique qui blahbalahblah), créer du lien nous semble essentiel. Du lien vers les « gens » que nous rencontrons au travers de notre société, du lien avec nos partenaires, stagiaires, clients… Du lien comme le prolongement d’une relation que nous créons à partir de notre production et de notre expertise. i-breed est sur Facebooket pour l’illustrer nous avons demandé à notre cher Tristan de créer une petite animation Flash simple et efficace. Il vous suffit de cliquer sur la belle image, juste en dessous de ce post ! En plus de cet e-mailing, nous avons adressé une carte-postale en tirage limité à nos contacts « VIP » ! L’avez-vous reçue ?
Doit-on rester « classe » en toutes circonstances ? C’est peut-être ce que semble affirmer ce petit site plus que réactif et événementiel. Partant d’un fait divers un poil scabreux (si je puis dire) Ties4Cop démontre que bien choisir sa cravate (motifs, couleurs, forme…) peut s’avérer essentiel quand vous êtes « appelé » à participer à une des pages « majeures » de l’histoire de la politique française du début du XXIe Siècle. Si DSK a choisi le chic décontracté du col ouvert et du pardessus sombre (avec une pointe de mal rasé comme pour réaffirmer sa virilité animale – mais ça on le savait déjà), la police américaine a quant à elle optée pour d’improbables harmonies et des coupes retro-futuristes. Il eut été avisé de leur part de faire appel à un professionnel du look (designer, créateur voir grand couturier ?) et on n’hésitera pas à tester les multiples variantes qu’offre ce site drôle et impertinent. Décidément, qu’il est bon de rire (de tout et du pire – mais surtout des cravates) quand on est graphiste ! Et ce n’est qu’un juste retour face aux ragots qui fleurissent via les medias américains quant aux comportements déplacés des mâles français.
C’est pratique et ça peut tout changer (surtout le format de vos polices).
Aujourd’hui, parlons d’une petite ressource en ligne simple et pratique. Depuis quelques années, le graphiste « de base » a tendance (et ce de plus en plus) à passer d’une plate-forme informatique à une autre. J’entends de Mac à PC, ou de PC à Mac. C’est là une des influences majeures du Webdesign sur les pratiques « print ». Paradoxalement, le monde du développement, traditionnellement PC, semble, de son côté, se tourner vers Macintosh. Même si dans la plupart des cas, nos amis développeurs restent en double boot. Bref, si le passage d’un soft en version Mac à une version PC ne pause (presque pas) de problèmes, il en va différemment des fonts que l’on choisit pour « nourrir » les dits softs. A terme, grâce à la généralisation du format OpenType, nous devrions ne plus connaître de « limites » typographiques. Ce n’est pourtant le cas aujourd’hui. De PC à Mac, tout se passe bien… L’inverse est plus compliqué. Une ressource comme FreeFontConverter a donc complément sa place, aujourd’hui, dans la boîte à outils du graphiste. Un peu sur le même modèle que Media Converter, le principe est ultra-simple. En entrée, on charge une police à un format donné sur un serveur. On choisit le format de sotie, le bousin mouline et hop on télécharge en local la police convertie au bon format. Simple et pratique même si parfois la conversion ne se fait pas aussi facilement. Il n’empêche, on bookmarquera cette page plutôt agréable tant par son ergonomie que par son utilisation ! Sur le même concept, on pourra choisir aussi Online Font Converter qui fonctionne sur le même principe mais qui en plus permet d’extraire d’un PDF la police utilisée et ce en n’importe quel format ! Est-ce la fin des problèmes de compatibilité ?
Je vous ai déjà parlé de l’incontournable Behance Network. Cette communauté en ligne propose de nombreux services aux designers. Parmi les contributeurs, certains proposent des fonts de qualité « pro » en téléchargement gratuit. La Grid Facture est un croisement incertain entre gothique et techno. Et c’est plutôt assez réussi. La Bada Bingvous permettra de refaire l’identité de Green Lantern ou Captain Marvel. La FatCa un petit côté baroque mais contemporain - un « rendu » vraiment moderne. La Scriber Bold est son côté martial ne manque pas de style ! Pour réaliser la prochaine pochette de Gossip, VE FREE et son rendu « disco » feront l'affaire ! La Lintel est tout simplement moderne, mais n’est gratuite que dans une graisse. La philosopher est très racée, mais n’est pas accentuée. On sent que la Funky & Bould a spécialement été dessinée pour annoncer la prochaine soirée au Fuckin’ Blue Boy. La Camisado Black trouvera sa place dans tous les projets « corporate » et hauts de gamme. La Broken Records, L’Oval, laType For Youet la Brandon Grotesque méritent aussi votre attention ! Bon téléchargement ! En bonus, le clip qui va bien…
Voici FILE, un site qui traite de la photographie « différente » : sujet, angle et traitement. Ici, c’est l’originalité qui compte. Il n’est pas question de concours, de tutoriaux ou d’un quelconque angle « grand public » et racoleur. Deux passionnés sont derrière cette très belle initiative. A.Patrick Alfaro un photographe basé en Caroline du Nord et Rick A., modérateur et apparemment développeur dans une grande compagnie. Plusieurs sections sont proposées. D’abord, une collection de 2977 clichés proposés par l’ensemble des contributeurs. On y trouve à boire et à manger, mais l’intérêt est constant du fait même du thème et de la diversité. On regrettera cependant l’absence de tags qui auraient pu permettre une recherche par thème plutôt qu'un fastidieux et interminable « suivant et précédent ». Mais ne boudons pas notre plaisir, ici l’image peut avoir deux fonctions : inspirationelle et plastique. Dans la rubrique « Projects », on trouvera un certain nombre « d’expositions » autour de thématiques plus ou moins bizarres et étranges (mon cher Watson). La série« The illuminati » d’Eva Baden m’a particulièrement touchée et interrogée.« Lettermade » par Bradley Dicharry intéressera à coup sûr les graphistes que nous sommes. Enfin, le dernier « projet » en date : « Pictures » de l’acteur Jeff Bridges. Son projet est franchement magnifique et mériterait d’être également exposé physiquement (mais peut-être est-ce déjà le cas !). Dans la rubrique « Contributors », tous les photographes participants sont listés. La plupart sont des pros, d’où la qualité et le niveau des visuels proposés. Dans la rubrique« Submissions », on pourra bien sûr proposer son travail. La pornographie est bien sûr interdite ! Enfin, cerise on the cake, la rubrique« Links » propose de poursuivre l’expérience avec une magnifique collection de liens. J’y ai ainsi découvert « Shorpy »un blog sur la photo « ancienne » et argentique. Mon pêcher mignon, un véritable travers inavouable ! Pour en revenir à FILE, une exploration complète s’impose. On y trouvera des trésors visuels. Bien sûr, on ne manquera pas de se syndiquer ! Merci FILE… À bookmarquer !
Pour une fois qu'une de nos productions fait un peu de buzz... J’en profite pour en rajouter une couche !
Réaliser des interfaces n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Quand je parle d’interfaces, je veux bien sûr parler de ces trucs « graphiques » qui ont une facheuse tendance à se placer entre l’homme et la machine. D’après Techno-Science.Net : « Une interface homme-machine (IHM) permet d’échanger des informations entre l’utilisateur humain et la machine. Pour que cette communication soit la plus simple à faire et à réaliser, on utilise différents éléments. Les périphériques d’entrée, comme le clavier, la souris, ou le scanner permettent à l’homme de donner des renseignements ou des ordres à la machine. » Donc, en dehors de la dimension ergonomique, la couche graphique reste la face visible de l’iceberg. J’ai souvent parlé, ici-même, de l’ergonomie qui reste le secret d’une interface réussie. Je ne reviendrais donc pas dessus et si la question vous intéresse, je vous invite à vous rendre sur leblog de la délicieuse Amélie Boucher. Bref, pour revenir à la réalisation graphique d’une interface, j’aimerais attirer votre attention sur le fait qu’elle se doit d’être belle sans se faire remarquer. Autrement dit, il faut savoir se fondre dans le décor tout en procurant un certain plaisir à son utilisateur. Bien sûr, les enchaînements entre les écrans font aussi partie du travail du designer. On appelle ça la cinématique (elle comprend aussi les événements liés à l'utilisation). Et c’est d’ailleurs pourquoi je préfère parler de «design» puisqu’il y a un peu plus qu’une belle image statique ! Il y a quelques mois,Steria Belgique nous a demandé (nous le super studio i-breed) de réfléchir au design d’une interface pour une application « test » en multi-touch. Dans notre jargon, on parle d’un POC (proof of concept) initié parMicrosoft Belgique. Il faut savoir qu’en Belgique, les cartes d’identité ont une puce informatique incorporée. Partant de là, on pourrait imaginer que le dossier médical de tout à chacun soit regroupé avec sa carte d’identité. Un brief nous a été soumis, avec un descriptif des écrans et des fameuses cinématiques. Le bleu comme couleur dominante a été acté. Logique, Microsoft étant le client final – et une couleur souvent utilisée dans la Santé. Cette application s’appuie également sur quelque chose de similaire déjà développé aux USA par MS : « Healthcare ». Enfin, cette appli., d’une façon ou d’une autre (je ne me souviens plus très bien – je ne suis qu’un simple designer) s’appuie sur la puissance du «Cloud » ultime cheval de bataille de Microsoft. Guillaume et Tristan, nos designers-stars, ont œuvré en proposant plusieurs axes de travail plus ou moins « futuristes » utilisant la fameuse tecnologie made in MS : wpf. Quand vous travaillez dans le design d’interface, il plane toujours le spectre du « à la Minory Report», ultime phantasme du geek de base qui nous pourrie la vie depuis longtemps. Ici, ça n'a pas été le cas et nous avons pu travailler serainement ! Quoi qu'il en soit, l'effort de nos designers stars a permi de greffer quelques idées plutôt sympathiques et fonctionnelles au projet de base. A travers le clip inclus dans ce post, vous aurez une vision plus précise de notre intervention. Ici, on n’est pas vraiment à la recherche d’un « bon look » mais plus en quête d’une sensation possible à l’usage et à la manipulation. Pour notre plus grand bonheur, notre travail semble avoir été apprécié et il semble qu’une suite soit envisagée. J’en profite pour remercier l’équipe de Steria Belgique qui est ultra-sympathique et professionnelle, sans qui...
Voici deux petits clips utlra-intéressant à propos d’un phénomène musical que l’on peut assimiler à certaines pratiques « graphiques ». Sommes-nous des DJ en puissance ?
D’après Wikiepdia : « En musique, un remix (parfois abrégé rmx) est une version modifiée d'un morceau, réalisée en studio ou parfois en live avec des techniques d'édition audio, destinée en général aux DJ pour les clubs. Les remixes sont souvent plus rares que les versions album ou single et intéressent donc les collectionneurs ; ils sont aussi un moyen de faire vendre plus de disques. » Partant de cette définition, on peut élargir le cadre… Et trouver une certaine ressemblance avec notre beau métier de graphiste. En effet, le graphisme est un éternel recommencement et nous ne manquons pas de nous appuyer sur de l’ancien pour créer du nouveau. Ne serait-ce que par le choix d’une typographie qui parfois peut-être vieille de quelques siècles… Et qui depuis a sans doute été utilisée et détournée jusqu’à l’usure. Bref, le remix ça nous connaît et de fait ce petit film vous intéressera puisqu’il essaie de comprendre et de démonter ce phénomène très années « 90 » dans sa forme musicale ! Voilà donc Remix part 1 & 2 de Kirby Ferguson...
Un journal en ligne sur le design, sur tous les designs. C’est beau, intelligent et gratuit !
Chez i-breed, nous portons certaines valeurs. C’est ce qui fait notre force et parfois - je dois l’avouer - notre faiblesse. Je veux dire économiquement parlant (est-ce que Valeur et Argent vont ensemble ?). Depuis le début de notre magnifique aventure, nous avons inclus dans notre modèle d’entreprise, une volonté de « transmettre ». Transmettre notre passion, notre savoir et notre travail ! Cette profession de foi, nous amène régulièrement à faire découvrir notre beau métier à une population de « djeun’s » en quête d’un projet professionnel. Il est clair que les Jeunes (avec un J majuscule) sont souvent fauchés. Je suis donc content de pouvoir les alimenter en « ressources » absolument gratuites. C’est aussi toute la beauté d’internet : trouver de la matière première pour travailler et grandir (et tout ça absolument « free of charge »). Bien sûr, tout ceci peut paraître un lieu commun. Mais Internet continue de m'émerveiller ! Je viens d’un monde sans connection où il fallait trouver physiquement les informations et payer chèrement certaines ressources (je pense aux livres ou aux planches de Letrasetpar exemple). C’est donc une joie sans cesse renouvelée quand je tombe, par exemple, sur un journal en ligne ultra-spécilalisé sur le Design. Voilà donc de zeen, un magazine sur le sujet qui nous intéresse. Il s’agit ici plutôt du design objet, de l’architecture et de l’architecture d’intérieure. Mais pas seulement. de zeen se définie de cette façon (et en VO) : « Our mission is simple: to bring you a carefully edited selection of the best architecture, design and interiors projects from around the world before anyone else ». Lancé en 2006, ce mag. en ligne est devenu rapidement une référence. Il a d’ailleurs été listé parmi les 100 incontournables du design par Times Magazine. Notons que la chose graphique est un peu abordée. Tiens, par exemple, j’y ai croisé Wim Crouwel, designer hollandais, aperçu également dans Helvetica, le film. Un monsieur très intelligent avec un talent énorme et un goût immodéré pour la police créée par Max Miedinger. de zeen aborde également le mobilier, le design d’intérieur, l’éclairage, les medias, les transports… On y trouve également un certain nombre d’événements internationaux chroniqués, ainsi qu'une sélection de livres, de films, d’interviews, podcasts et enfin, cerise on the cake, une bourse à l’emploi. Bref, on n’hésitera pas à se syndiquer, à le bookmarquer et à suivre ce blog (en anglais).Une très belle ressource gratuite !
C’est du moins une récente découverte typographique constatée par le New York Times et un aréopage de psychologues !
Voilà un post fort intéressant paru dans le blog internetACTU.net. Ce post au titre provocateur (Typographie et attention, vive la Comic Sans MS !) reprend un article paru dans leNew York Times. Il désamorce quelques lieux communs quant aux usages liées à la typo. Un sujet fondamental pour les graphistes que nous sommes. D’abord une question « piège » d’après l’auteur du post, Xavier de la Porte :« Est-il plus facile de se souvenir d’un fait nouveau quand on le lit dans une police normale ou quand il est écrit en gros caractères gras – comme ça ? » et là c’est une de mes premières certitude qui vole en éclat puisque : « La réponse est : peu importe, la taille des caractères n’a aucun effet sur la mémoire, contrairement à ce qu’on pourrait penser. En revanche, la police, elle, a un effet. » Plus intéressant encore ce constat qui vient remettre en cause la plupart de nos cours typographiques. Selon Xavier de la Porte et l’article du New-York Times : « Les études citées par Benedict Carey montrent, en gros, que nous faisons trop confiance à nos capacités d’apprentissage. Et que cet excès de confiance se développe en raison de la tendance naturelle de notre cerveau à trouver des raccourcis – et souvent en le faisant trop vite pour se souvenir de ce qu’il utilise : ce ne sont que des raccourcis ! » Du coup, et d’après une batterie de tests plus ou moins savants, on s’est rendu compte que l’utilisation d’une typographie plutôt difficile à déchiffrer force l’attention du lecteur et lui permet de mémoriser un plus grand nombre d’informations. De fait, les stratégies pour se faire « remarquer » que ça soit lors de présentations incarnées ou à la lecture de longs documents sont évidentes… Il faut se battre contre la banalisation est aller taper dans du « différent ». Moi qui cherche en permanence de la belle nouveauté typographique ! Du pain béni, je vous le dit… Pour résumer : « La raison pour laquelle les polices inhabituelles sont efficaces est parce qu’elles nous obligent à penser plus profondément à ce que nous lisons » explique Daniel Oppenheimer, coauteur de cette étude. « Changer la police d’un texte et en trouver une qui soit plus difficile à lire vous forcera à être plus attentif. » et Xavier de la Porte de conclure « c’est en souffrant qu’on apprend ». On pourra lire le post de Xavier de la Porte, ici et l’article du New York Times ici. À méditer
Yum Yumest un duo de réalisateurs (basé à Londres of course). Beth Algieri et Jonny Plummer sont les auteurs de ce petit film en stop motion. C’est beau, graphique, court et...Plutôt rigolo. Notons également que le dyanmique duo peut aussi réaliser des illustrations et du design. Ils ont d’ailleurs (d’après leur blog) travaillé récemment pour le célébrissime journal Wired.
Marronnier d’Are You Experienced, voici une nouvelle sélection de « freebies » typographiques. Une bonne façon de stimuler la fréquentation de ce blog...
Commençons par la Franchise Bold qui a un petit air de Compacta et qui fera bonne figure pour du titrage, des affiches ou de la publicité. Inspirée par la Meta et la Myriad, voici la Junction designée par Caroline Hadilaksono. La Junction est résolument moderne, mais manque un peu de caractère (c’est un comble) à mon goût. La St Marie est une très jolie typographie que l’on utilisera surtout pour du logotype n’étant pas accentuée. La District Thin n’est pas sans rappeler la fabuleuse Greyscale. Elle provient du catalogue Garagefonts. Pour télécharger l’Arcus Regular et Italic, il faudra s’enregistrer sur le site MyFonts. La Crimson Text est ultra-classique mais ultra-élégante aussi. Elle saura s’adapter à toutes les situations et à tous les cas de figure. La Real Origami, beaucoup plus anecdotique (bien qu'intéressante par son concept) pourra accompagner des projets d’édition musicale (pochette, affiche, flyer...). Notons que cette dernière est gratuite uniquement dans un contexte d’utilisation non-professionnelle. Inspirée de la FuturadePaul Renner et de toutes les typos années 30, la Geomancy (dont nous avons déjà parlé ici) donnera une petite touche rétro à vos compositions. Offertes par le fameux papier « Conqueror » et designée par Jean-François Porchez voici la famille Conqueror, extrêmement riche par la quantité de variantes offertes. On pourra assurément l'utiliser comme police de « labeur ». Également, on n’oubliera pas de charger l’Elega Rounded, la Dalle, l’Infinity et la Lato. En illustration de ce post, l'Elega Rounded. Bon téléchargement !