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C’est beau, c’est inspirationnel et c'est culturel ! Tout ce qui fait plaisir à un designer ou à un lecteur.
Au royaume de l’édition, les Américains sont les rois de la
couverture belle et graphique. Loin de notre livre de poche tout môche et tout
pourri, nos amis ricains créent du beau partant de l’adage (reçu de ce groupe de
funk anglais depuis longtemps oublié, ABC) : « If you judge the
book by the cover, then you’ll judge the look by the lover ». Bref, le
contenant doit être à la hauteur du contenu, que la couverture soit
« dure » ou « douce ». Bien sûr, je veux parler des
beaux livres ou des livres de poche. Tous les grands designers ont fait un
passage par la case édition, histoire de pouvoir développer leur créativité et
créer du visuel de haut vol - même en France (je pense par exemple à Marcel
Jacno ou à Robial). Moi-même (qui
ne suit pas un grand du design - je tiens à le préciser) j’ai eu, en un autre
temps, le bonheur de créer le look de la collection Ciné-regards pour la Bifi
(voir illustration de ce post). Quoi qu’il en soit, si le sujet vous intéresse
voici le site « The Book Cover Archive » qui, à travers plus de 1000
visuels, nous permet de naviguer dans ce qui se fait de mieux aux USA. Une
petite ressource sympa pour tous ceux qui « cherchent » graphiquement.
Un menu déroulant permet de trier par date, auteur, édition, directeur
artistique… Etc., ce qui rend l’utilisation encore plus intéressante. On y
reconnaîtra un souci permanent pour la belle typographie et le visuel qui fait
« sens ». Quand je parle
de « sens », en fait
c’est plutôt d’effet miroir dont
il s’agit. Le texte étant finalement le grand gagnant dans la plupart de ces
couvertures. Bien sûr, il s’agit de vendre un livre mais au-delà d’illustrer un
auteur et une atmosphère. On peut donc servir - en même temps - le marketing et
la transmission du savoir sans être triste ni sentencieux. Le livre est
finalement un objet, un vrai objet de design. À bookmarquer !