En spécialiste du blog (3 ou 4 ans de publications déjà), il m'arrive d'animer des formations (à l'initiative de mes amis de chez nextformation) autour de cette thématique à la fois simple et pourtant tellement contraignante. Si le sujet vous passionne, vous pouveztélécharger ma présentation Powerpoint. C'est un bon point de départ pour vous lancer dans cette merveilleuse aventure en évitant certains pièges. A vrai dire, j'ai à mon actif le best-of de ce qu'il ne faut pas faire et je sais maintenant par où j'aurais dû commencer. Peut-être est-ce un peu tard ? Déjà, le nom de ce blog est imprononçable pour nos langues occidentales ! La prochaine fois (dans une autre vie ?) je choisirai design blog, blog sur le design, design et blog, sympa le blog ou quelque chose comme ça. En tout cas, j'ai passé trois jours super avec des gens très sympas grâce à cette formation. Merci nextformation !
De temps en temps, le graphiste aime bien se cultiver. Si en
plus c’est beau etbien fait…
Hillmancurtis inc. est une agence Web et vidéo basée à New
York. Après avoir présidé pendant trois ans Macromedia,David Hillman Curtis
décide de voler de ses propres ailes et fonde son agence en 1998. Son travail
est bien sûr une référence pour les connaisseurs, puisqu'il compte Adobe,
Yahoo!, Rolling Stone, MTV (entre autres) parmi ses clients. D’après son site,
la démarche de l’agence se définie de la façon suivante : « Our emphasis
on combining simplicity with elegance to create sophisticated yet intuitive
designs has earned our shop some of the industry’s highest awards and
distinctions. ». C’est tout dire ! Sur ce même site, et c’est là le
vrai sujet de ce post, toute une série de clips est disponible. Ces clips sont
des portraits d’artistes et de designers célèbres. Certains, d’ailleurs, sont
aussi présents sur YouTube et, si vous êtes dans le truc, vous les avez sans
doute déjà vu. Je montre toujours celui sur Carson et sur Sagmeister à mes
apprentis designers. Une dizaine de films donc dans la série« Artist » qui sont vraiment à découvrir. C'est beau et bien fait.
Mais on ira également visionner la série « Short Films »ou même
celle intitulée « Commercial ». La maîtrise de l’Anglais est
recommandée pour en percevoir toute la beauté et l’intelligence. À visionner…
J’ai reçu un mail, la semaine dernière, de l’agent de Riego
van Wersch, preuve que votre blog préféré semble étendre son influence dans le
monde du design ! Donc, ce mail m’a fait découvrir le travail d’un
photographe que je ne connaissais pas mais qui m’a tout de suite « parlé ». D’après sa présentation « Riego van Wersch, 37 ans, vit à
Paris. Il aborde précocement la photographie à 11 ans de manière
autodidacte. Amnesty International l’expose à 17 ans à
Auvers-sur-Oise. Diplômé des Gobelins section photographie, il devient à
24 ans, Directeur de la photographie, et une figure incontournable des grandes
campagnes publicitaires internationales ». Il y a quelque chose de
trèscontemporain, dans son
approche de la photographie. En plus… Son œil m’interpelle en me montrant
un certain point de vue sur la Ville et la Solitude qui peut l’accompagner. Ces
clichés sonthyper travaillés au niveau chromie et lumière et ils sont plastiquement irréprochables. Comme le souligne aussi son dossier :
« Sous une même pulsion, où se mêlent poésie et cynisme, servie par un
travail graphique ultra-maîtrisé l’implacable acuité d’un regard qui nous
montre ce qu’il perçoit le mieux de notre condition humaine.Ces photographies
ne s’inscrivent pas dans l’intellectualisation, mais dans le ressentit ». Avec un tel nom, Riego était quasiment sûr de faire carrière... On peut découvriricison travail (et l’on ne s’en privera
pas, car c'est vraiment bien). En illustration de ce post une photo réalisée par Riego pour Sergio Tacchini.
Son travail perso vaux aussi le détour !
Issara Willenskomer(est-ce un homme ou une femme ?) a un booket des références
plutôt impressionnants. Le tout dans un style très Web 2.0. Avec beaucoup
de transparence, du mouvement, de la trensaprence, du mouvement… Etc. Au bout
d’un moment ça saoule un peu, le style Web 2 points truc-muche ! Total designer, Issara (est-ce une fille ou un garçon ?) fait de la photo,
réalise des films de pub, fait son art director quoi… En plus, sur son site (et
c’est surtout pour ça que j'en parle aujourd'hui) on peut charger gratuitement des tas de
ressources du meilleur effet. Il y a, par exemple, une série de motifs
vectoriels dans un style technoïde qui m’aurait fait gagner quelques longues
heures de travail ! Bref ça déchire et c’est gratuit, qu'elle soit un garçon ou une fille. A bookmarquer !
Adam Beane est un « commercial sculptor ». À ce
titre, c’est lui qui va sculpter la fabuleuse figurine de votre super-héros
préféré. Celle que vous allez payer un paquet à la Fnac ou sur Internet ! Il sait retranscrire le
mouvement, les expressions, les drapés, à petite échelle et d'une façon criante de vérité. C’est
sidérant et l’on estpris entre
peur panique et fou rire quand on regarde son book en ligne. Hors
contexte, son travail pourrait figurer dans une exposition d’art
contemporain, voir en produit d’appel chez Colette. Peut-être est-ce le
matériau qu’il utilise (et qu’il a lui-même mis au point) qui lui permet cette «vertuosité» un peu monstrueuse. Le CX5 se manipule
comme de la glaise quand il est chaud et devient dur comme du plastique une
fois refroidi. Bien sûr, ce sont les fabricants de jouets et autres
figurines qui font couramment appel à ses talents et à son don. Le résultat final, mis en rayon, est
souvent bien moins réussi que ses maquettes d’origine. La mise en couleur y est
pour beaucoup ! Le gars Adam est prêt à partager son savoir et à
organiser des workshops si on le sollicite. Bizarre mais vraiment rock and
roll ! En bonus, le petit clip qui va bien (Joni Mitchell et Johnny Cash en duo dans une reprise de Dylan, de la balle !).
Un coup de pub, ça peut aider surtout quand la cause est
noble et la démarche gracile !
Depuis plus de 8 ans, je suis formateur à l’INFA… ça, je
crois que vous le savez déjà. Cette institution née du mouvement ouvrier de l’après-guerre
a mis la « pédagogie de l’action » au cœur de son projet. Et c’est
surtout pour cette raison que l’INFA est important pour moi. J’y ai passé
de longues heures avec quelques centaines d’apprentis graphistes. Avec eux,
j’ai essayé de partager mon savoir et mon expérience de designer. J’ai eu
la chance de voir naître des talents (avec un brin de fierté) qui ontsu faire leur place dans un métier
hyperconcurrentiel. Pas que j’en sois la cause (du talent) mais simplement - je
l’espère - le détonateur. C’est déjà, pour moi, une lourde responsabilité et
une vraie passion. À dire vrai, unefois seulement, j’ai vu un vrai talent spontané « se gâcher »
par manque de passion et de travail. Ce fût un de mes plus cuisants échecs parmi tant de belles histoires.
Bien sûr, je n’ai pas gardé de contacts avec tous mes « poussins
graphistes ». Pourtant quand j’apprends, par le tuyau, qu’un-tel ou une-telle
évolue professionnellement, je me sens « vachement »
mieux ; je trouve enfin du sens à mon métier (qui en a peu,
malheureusement). Ah la crise de la quarantaine ! Quoi qu’il en soit, si
demain je devais arrêter d’y officier, l’INFA resterait une de mes plus
chouettes expériences humaines et professionnelles. Je pense souvent à ma
grand-mère qui fût un temps instit’ et je la remercie de m’avoir transmis (sans
doute) le virus de l’enseignement. Enseigner, tu aimes ou tu détestes. C’est
rarement entre les deux. Après de longs mois de lobbying et de réclamations,
nous avons enfin eu le droit de publier un mini site (ciblé multimedia) présentant quelques exemples
de réalisation (Bravo à Mickaël) !
Ici, vous trouverez un extrait
du meilleur de mes « poussins graphistes ».
J’en profite pour remercier qui de droit (et en particulier mon
ami Raoul) pour m’avoir donné ma chance en tant que prof. et m’avoir ainsi
ouvert une voie inattendue et salvatrice (si, si !). Longue vie à l’INFA…
L'autre
jour, je critiquais de façon (un petit peu) méchante les dernières campagnes de
la Fondation Brigitte Bardot. Sans pour autant tomber dans une complète
mauvaise foi. J'aurais pu me moquer, par exemple, de l'exposition surB.B. au
Musée des années 30 de la Ville de Boulogne. Bah oui, pourquoi Brigitte dans un
musée sur les antiquailles ? (les mauvaises langues disent que la Bardot, elle
fait très années 30 - je ne suis pas complètement d’accord -). Dans ce post,
j'incitais Brigitte à travailler avec une agence... Un vrai pro de la com. Et
bien, mea culpa, notre star préférée a fait appel à une agence (au moins pour
sa campagne contre la fourrure). ll s'agit de Riwalqui selon son site est :
« Spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et
l’événementiel ». Bon, le site n’est pas terrible et en plus ils
n'affichent pas leurs références ni leurs clients. Riwal, pour ceux qui se le demandent est un mot breton.
« L’existence bretonne de ce prénom masculin remonte au Ve
siècle et l’arrivée des tous premiers émigrants de Bretagne insulaire,
l’actuelle Grande-Bretagne. Considéré comme étant roi de Domnonée insulaire,
parent de saints Brieg et de saints Tudal, on dit de saints Riwal qu’il mit en
déroute les danois près de Carantec et demeures à ce jour le saint patron de la
commune de Saint-Rivoal dans le Finistère (29). Il puise son origine dans les
termes celtiques "Ri" qui signifie "Roi" et
"Gwal", "Valeur" ». C'est en tout cas pire que ce que
je pensais même si j’ai appris quelque chose sur la culture bretonne. 1000
Excuses à Brigitte Bardot et sa Fondation qui auraient dû (ou pu) être un petit
peu mieux conseillés. Ou 1000 excuses à Riwal qui mérite peut-être un meilleur
client. Désolé quand même, mais cette campagne, elle est trop moche et trop mal écrite !
En exclusivité pour mes lecteurs adorés, voici ma carte de vœux perso. Elle sera au moins tiréeà 30 exemplaires et envoyée à ma belle-mère, mes cousins par alliance, mon père, ma concierge, etc... Un futur collector !
Comme chaque 8 janvier, c'est l’anniversaire
d’Elvis Presley et aussi le mien. 46 années déjà, dont 24 passées àessayer de créer du Beau (et à espérer se faire payer pour). Donc,
comme chaque 8 janvier, le post d’aujourd’hui est consacré à une de mes idoles
(avec Mère Teresa, Enid Blyton et Jacques Chaban-Delmas). Je vous ai déjà
montré l'Elvis alangui (mais jamais vu) et l’Elvis designer (et son logo
« TCB »). Cette fois ci, c’est du Elvis fashionista dont il
s’agit. Elvis avait le look, un mélange unique d’ultra-cheap (très macro
noir du sud des Etats-Unis) et de grandes marques et ce, bien avant l’heure. Un très
bon livre « Elvis Fahion » retrace la saga et les panoplies sur
mesure du King. Un livre essentiel que l’on pourra se procurer ici. Et
puis comment ne pas évoquer, la larme à l’œil, ses fameux« jumpsuits » à qui les « ultras » fans ont donné des petits noms… En
illustration donc, le détail du « American Eagle » apparut sur ses
augustes épaules un an après le concert d’Hawaiiretransmis
mondialement !ça déchire…
Once again, Elvis has left the building, mais moi j’y suis encore ! En bonus, la vidéo ad-hoc...
Si le discours est juste, sa représentation laisse à
désirer.
Depuis quelques semaines, les murs de Paris se sont
recouverts d’affiche à la tonalité gothique. La Fondation Brigitte Bardotn’y
va pas par 4 chemins et nous montre la Mort : « Porter de la
fourrure, c’est porter la mort ». Brrrrrr, mon sang se glace ! La
faucheuse n’est pas loin et si on a déjà suffisamment de bonnes raisons de
mourir, on évitera les options spéciales « la fourrure ça tue ».Porter la mort, c’est un peu
mourir. Mourir de honte déjà face à une publicité aussi mal écrite que réalisée.
Je savais Brigitte Bardot misanthrope mais delà à faire l’impasse sur notre
fameuse « exception publicitaire française », s’en est trop !
Oui en France, ça ne sert à rien de choquer, personne ne s’en souvient et puis
tout le monde s’en fout. La preuve, une pandémie passe par là et personne ne se
protège ! Ensuite, « porter la mort », je ne vois pas trop !
Porter la Mort « sur son dos » ?La porter à « bout de bras » ? Porter de
la fourrure, c’est tellement post-moderne et out of fashion ! Il en va de même pour cette autre
campagne dont Pompon est le héros et qui dépasse les limites de l’absolu
ridicule tant par son accroche faisandée que son visuel niveau CM2. Amis
infographistes quand une image se reflète dans une surface réfléchissante, elle
s’inverse… (même dans la lame d'un méchant tueur). C’est juste un phénomène
physique. Chère Brigitte Bardot, pour votre prochaine campagne appelez, je ne
sais pas… Un professionnel de la pub. qui évitera de causer la France tout en élevant le
débat !Sinon promis juré, je
mange du canasson habillé en moumoute ! Pour ma part, je n’ai pas vu de
boucherie chevaline depuis au moins dix ans (et déjà à l’époque, y’avait pas
foule) ! Alors qui a tué Pompon ? Pour finir, chère Brigitte, peut-être, pourriez-vous éviter de dépenser de l’argent en campagne de communication à 10 balles. Je ne sais pas, pour une fois,
investissez plutôt dans l’Homme (y’a des SDF qui meurent de faim et qui ne
seraient pas contre une bonne escalope... de bœuf). À défaut, appelez-moi, je vous
ferai une super campagne quasi-gratos si vous acceptez de me dédicacer un de
vos mythiques enregistrements. Allez, en bonus, un peu de légèreté…
Un beau logo comme ça, c’est pas tous les jours qu’on y a
droit !
Demain, je dois intervenir sur le thème (plutôt riche) dulogotype auprès d’un aréopage d’apprentis designer. C’est pour moi toujours un
plaisir de parler identité visuelle même si autour de nous le meilleur comme le
pire cohabitent dans un gigantesque carambolage visuel. Parfois, pourtant, au fond d’une allée, au détour d’une ruelle, on
tombe sur un chef d’œuvre caché, une beauté oubliée. C’est le cas de ce Télé
2000 dont je n’ai trouvé trace nulle part (à l’endroit correspondant) mais qui
est, à mon sens, de toute beauté.J’hésite à le
dater… On le dirait venu des 30’s et pourtant il a incontestablement une petite
touche pure fifties !À quand la préservation des logos en
voie de disparition ? À quand le musée de l’identité visuelle ? En
tout cas, celui c’est gratuit et c’est pour nos yeux seulement puisque la
marque n’existe plus ! À contempler.
VoiciFontoville, un site de typos gratuites mais dans un
style rétro… Pour l’instant, dix familles sont proposées, plutôt sympas mais
difficiles à « placer » dans une création de base. Il n’empêche,
l’interface est tellement « bath » qu’il faut y aller juste pour le fun. Ou bien tester ces fonts lors d'un projet dans le registre (certes un peu limité... Mais bon, on ne se change pas ). Ce
site, créé en 2001,est l’œuvre deRaymond Brekelmans, un graphiste hollandais né en 1979. Notons également
qu’un grand nombre de ces typos ont été déjà utilisées dans divers magazines,
publicités, créations diverses et bizarres… Cool, des fonts pour les hipsters et autres cats du design ! En bonus, une petite interview du plus célèbre de tous les beatniks, le génial auteur de Sur La Route, Jack Kerouac !