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Pour parfaire sa culture artistique, voici deux expositions très différentes, à ne pas manquer !
Il ne reste que quelques jours pour aller voir l’exposition de Bertrand Lavier à la Galerie Yvon Lambert (jusqu’au 17 Mai pour être précis). Bertrand Lavier est né en 1949 à Châtillon-sur-Seine et est paysagiste de formation. D’après Wikipedia : « Depuis le début des années 1970, Bertrand Lavier interroge les rapports de l'art et du quotidien ainsi que la nature de l'œuvre d'art en plaçant dans un environnement socialement identifié comme lieu d'exposition d'œuvres d'art, des objets empruntés à la vie courante, modifiés ou hybridés de façon à ce que leur statut même s'en trouve mis en question. Pendant les années soixante-dix, il réalise des travaux photographiques puis repeint des objets dans le cadre d'une réflexion sur la peinture : Il recouvre un piano, une fenêtre, un réfrigérateur ou encore un miroir d'une épaisse couche de peinture tout en reprenant les couleurs d'origine des objets peints (…). L'artiste évolue ensuite vers des superpositions (réfrigérateur posé sur un coffre-fort, enclume posée sur un meuble à tiroirs) et combinaisons d'objets dont la valeur d'ensemble dépasse la somme des valeurs de chaque composant pris isolément (…). Il s'intéresse aux réalités ambivalentes comme lorsque, dans ses Walt Disney Productions, il met en évidence les tableaux modernes, qui passent habituellement inaperçus dans les décors où évolue le personnage de Mickey (…). Considérant que le ready-made est devenue une catégorie à part entière de l'art au même titre que la peinture ou la sculpture, Bertrand Lavier peut décider d'exposer une automobile accidentée (Giulietta, 1993), une montgolfière dégonflée (Dolly, 1993) ou un fragment de pylone électrique, prenant le contre-pied du principe d'indifférence qui faisait à l'origine la condition même de la possibilité du ready made. » On l’aura compris, Bertrand Lavier est à la fois un « conceptuel », un « dada » et un digne héritier du pop art. Une autre grande qualité de l’artiste est son sens de l’humour mélangé à une certaine forme d’impertinence. Son travail est toujours attrayant (visuellement et intellectuellement) surtout pour les pubeurs et autres D.A. que nous sommes. Pendant que j’y suis, j’aimerais également signaler que du 22 février au 29 juin 2008, le Musée d'art contemporain de Lyon présente l'une des plus importantes expositions jamais organisées en France en hommage à Keith Haring, artiste emblématique de la scène new-yorkaise des années 80 (né en 1958 et mort du sida en 1990). Il aurait eu 50 ans en 2008. D’après Wikipedia : « Inspiré par le graffiti, tenant du Bad Painting, et soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York. Il grave également des dalles de grès des trottoirs dans l'East Village (elles sont toujours présentes de nos jours). Un photographe, Tseng Kwong Chi, le photographie en permanence, même quand la police l'arrête. Il exécute plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques et rythmées. La griffe Haring, c'est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes sur différents supports. C'est un récit permanent où l'on retrouve bébés à quatre pattes, dauphins, postes de télévision, chiens qui jappent, serpents, anges, danseurs, silhouettes androgynes, soucoupes volantes, pyramides ou réveils en marche, mais aussi sexualité et pulsion de mort. Sa première exposition personnelle a lieu en 1982 à la galerie Tony Shafrazi de New York et rencontre un immense succès public. Sa notoriété internationale ne cesse dès lors de s'accroître. Il participe à de nombreuses expositions internationales et
exécute de nombreuses commandes prestigieuses. Dans son désir de rencontrer un large public et de rendre son art accessible au plus grand nombre, il ouvre en 1986, dans le quartier de SoHo, son Pop Shop, boutique où se vendent des objets, vêtements, posters, etc. illustrés par lui, comme autant d'œuvres « au détail ». Cette démarche très controversée dans les milieux artistiques est néanmoins fortement appuyée par ses amis et son mentor Andy Warhol. Son travail l'amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones, Timothy Leary ou encore William S. Burroughs. » Cette exposition exceptionnelle a été confiée au commissaire italien Gianni Mercurio et est réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Keith Haring de New York. Elle présente un ensemble sans précédent d'oeuvres issues des plus importantes collections américaines et européennes, publiques et privées. Si on ne peut pas se déplacer à Lyon, on pourra se rabattre sur la visite virtuelle de l’exposition !
(Galerie Yvon Lambert, 108 rue Vieille du Temple, 75003 Paris - Entrée libre - Du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h30, le samedi de 10h à 19h - Renseignements : 01.42.71.09.33)